
Premiers pas dans le froid matinal Les matins sont glacés, rappelant les châteaux médiévaux. Sans feu pour nous réchauffer, le vent mordait notre peau et s’infiltrait dans nos cheveux. Quatrième jour vers le Désespoir du Nord Nous étions au quatrième jour de notre traversée des Cascades pour atteindre le Désespoir du Nord. Les trois premiers jours avaient consisté à porter notre matériel à travers les forêts et les collines qui surplombent le lac Baker. Le décor était bien différent de la chaleu
Premiers pas dans la poussière Je me suis retourné et je n’ai vu que de la poussière. Malgré le vent assourdissant qui régnait sur le plateau, le tonnerre des sabots se faisait entendre par à-coups. Ce bruit peut annoncer la liberté ou le désespoir ; cette fois‑ci, c’était sans doute le second. Je me suis agrippé à la solide lanière de cuir de Rebelde et j’ai avancé dans le nuage. Rebelde était le cheval que nous redoutions, mais son nom était trompeur : têtu, certes, mais pas espiègle ni impati
Introduction Dans la deuxième partie de la série Challenge, Sophie et Charley Radcliffe s’aventurent dans les hauteurs de la vallée de Chamonix pour mettre à l’épreuve leurs nouvelles compétences en ski de randonnée. Préparatifs la veille Je prépare mon matériel la veille d’une sortie. Chaque objet dans mon sac est indispensable : traceur avalanche, peaux, skis, chaussures, bâtons, doudoune, bonnet chaud, deux paires de gants, lunettes de soleil, masque, casque, appareil photo, eau et nourritur
Une pause au lever du jour À mi‑parcours de notre quart de travail matinal dans la mine, nous profitons d’un instant pour admirer le spectacle. Les rayons du soleil s’apprêtent à percer la crête du mur et à inonder la caverne d’une lumière matinale éclatante. L’air, encore frais et immobile, nous donne l’impression de flotter, à mille pieds sous la surface, comme dans une montgolfière. Les bases du vol en ballon Les ballons, autrefois technologie de pointe, furent les premiers engins à emmener l
Comme la plupart de mes périples, l’idée d’un tour à moto à travers le nord‑ouest accidenté de la Chine a germé loin des steppes, dans le tumulte des musées, des gratte‑ciel d’entreprise et de la vie nocturne de Pékin. Toutes les quelques semaines où je me retrouve sur la route, je passe des mois à planifier les tracés depuis les cafés dotés d’une connexion suffisante pour alimenter mon obsession Google Earth. Une fois le voyage achevé et le retour sécurisé, je me consacre à l’assemblage des pho
Le Sidetracked JournalTout ce qui caractérise notre magazine vise à présenter ces récits de la manière la plus captivante et visuellement époustouflante possible. Les mots et les images illustrent la vérité inspirante de chaque expérience.Ce n’est pas seulement un magazine ; c’est une immersion totale dans le voyage de ceux qui ont des histoires fascinantes à partager. Publié trois fois par an, le Sidetracked Journal rassemble les plus beaux récits d’exploration et d’aventure.Des extrêmes de l’e
Introduction Mes pieds sont engourdis par le froid et les bouts de mes doigts douloureux sous une peau pâle et ridée. Ma capuche serre mes oreilles tandis que je cherche un abri contre la pluie battante. Je regarde par chaque épaule pour m’assurer que mes deux compagnons sont toujours à mes côtés. Quand le temps se déchaîne en Patagonie, il ne fait jamais les choses à moitié : il est persistant, menaçant, furtif et puissant. Malgré cela, depuis ma capuche, je peux encore admirer le paysage d’une
Quand la ville me serre, entre les délais, les factures et les rêves des autres, j’ai souvent envie de m’évader. Entre la foule, les courriels à n’en plus finir et le travail pour de l’argent plutôt que pour la passion, mon esprit s’envole vers ce qui me fait vibrer. Je me dis alors : « Ce soir, je pourrais monter dans le train de nuit, m’endormir à Londres et réveiller dans le silence immense des montagnes. » Et je le fais. Le train de nuit, porte d’entrée des Highlands Le train de nuit reste,
Je dis toujours à mes filles de se méfier des inconnus sur Internet. Elles me le rappellent avec un sourire quand je quitte la maison, mon fatbike chargé du strict essentiel et de mon reflex qui ne me quitte jamais. Elles avaient raison : je n’avais jamais rencontré M. Joe auparavant. Un départ hors des sentiers battus J’habite dans un quartier légèrement huppé, mais dans une maison loin des clichés. Je refuse obstinément de me conformer aux normes, même le permis de conduire. Ici, en Norvège, c
Une équipe exceptionnelle Notre équipe de quatre personnes, entraînée sans relâche pendant plus d’un an, était composée d’Ian O’Grady, membre d’équipage d’hélicoptère de la RAF et créateur du concept Beeline Britain, d’Adam Harmer, coach professionnel de kayak et maître de conférences, de Nick Beighton, ancien ingénieur royal, double amputé et paralympien de l’équipe GB, et de Tori James, première femme galloise à atteindre le sommet du mont Everest. Préparatifs et équipement Le matériel était t
Un lavage tant attendu Un lavage aurait été le bienvenu. Dieu sait que j’en avais besoin : genoux ternis de noir, une épaisse barbe irritante, les mains craquelées d’une teinte gris‑sick, conséquence de l’altitude. Un rasage aurait été tout aussi apprécié, même si je ne comprenais pas encore où notre hôte, Orozbek le chasseur, nous conduisait ni pourquoi nous avions chargé un camion de foin fraîchement coupé pour y arriver. C’est ça, l’Asie centrale : on ne sait jamais sur quelle route sinueuse
« Préparez‑vous ! Dix… neuf… » Il y a six mois, je ne connaissais pas le speedwings. J’étais totalement absorbé par l’escalade, entre entraînements et recherches, sans laisser de place à autre chose. Puis, brutalement, une blessure au tendon de la main droite m’a forcé à arrêter. J’ai compris que la récupération prendrait bien plus que quelques mois. Au départ, la panique, puis la question : « Que faire maintenant sans escalade ? » Ce changement de mentalité m’a libéré : je pouvais explorer d’au
Une symphonie de pierres et de glace Tout bouge, tout résonne. Dans un champ de gravier géant, les empilements de roches tremblent comme d’effrayantes tours dans un jeu de Jenga géant. Des blocs tombent sans cesse du haut et du bas, le glacier grince et explose, créant une cacophonie fantastique. Le projet Thunderbolt Je regarde mes compagnons d’escalade, Wilson Cuthbert et Cody Tuttle. Nous gravissons le Thunderbolt Peak dans les Palisades, à la recherche d’une ligne alpine qui couronnera un pr
Les grottes de Chiang Dao « Je ne sais pas, voyons où ça nous mène ! » crie mon ami depuis un haut perchoir de bambou dominant la vallée de Chiang Dao. Sous la chaleur étouffante, la sueur perlant et le sac à dos chargé de matériel photo, nous tentons de repousser les araignées et leurs toiles indestructibles. Après une heure de route au nord de Chiang Mai, nous arrivons aux grottes de Chiang Dao, une étape populaire mais toujours impressionnante du circuit du nord de la Thaïlande. En quittant l
Une partie qui tourne mal dans le DanakilAu cœur du Danakil, notre petit jeu consistant à frapper une pierre contre la clôture de palmiers de cocotier s’intensifiait lorsque des cris éclatèrent dans le village. Des hommes surgissaient soudainement des amas de aris à dômes, les huttes traditionnelles afars, certains armés de vieux Kalachnikovs, d’autres de bâtons de bois, tous portant des dagues courbées gile à la ceinture. Sans hésiter, ils s’élancèrent à travers le désert, défiant les limites d
Je me tenais face au Palais du Potala, de lautre côté dune large route étonnamment silencieuse, revêtue dun tout nouveau revêtement noir où lon pouvait presque y voir son reflet. Des drapeaux rouges chinois bordaient la chaussée à perte de vue, et le poste de police, éclairé dune lumière bleue froide, dominait lombre de lédifice emblématique. Une Lhassa différente de celle imaginée Je devais ladmettre, ce nétait pas du tout la Lhassa que javais en tête lors de la planification de mon voyage au T
Notre campement se situe sur un promontoire de bruyères au cœur des Cairngorms. Le sentier traverse une forêt ancienne foisonnante avant que les arbres ne s’effacent, laissant place à l’immensité du nord des Cairngorms. Ces montagnes ne sont pas gigantesques à l’échelle internationale, mais l’impression d’espace est incomparable au Royaume‑Uni. Une tente adaptée à tous les milieux Pour la nuit, nous avons choisi la Hilleberg Jannu, une tente semi‑géodésique deux places idéale pour les activités
Préparatifs et départ Alors que l’été tirait à sa fin, Kim et moi nous sommes rapidement préparés pour une expédition automnale. Après avoir envisagé plusieurs idées, les Wrangell nous ont appelés : un long parcours à vélo et en packraft à travers les montagnes était exactement ce que nous voulions. Nous avons chargé le camion de vélos, de packrafts, de matériel de camping et de provisions, puis nous avons entamé la longue traversée depuis notre domicile du centre‑sud de l’Alaska. Découverte des
Une fuite désespérée dans le froid russe Je fuis nu comme le jour, sortant d’un bâtiment en béton à la peinture blanche, la sueur perlant sur ma peau. Une brise d’après‑midi caresse mon corps, et je saute dans le Volga glacé. Deux hommes russes, poilus et habillés comme moi, me suivent, après m’avoir fouetté avec des branches de bouleau. La Russie, ce pays que l’on imagine souvent comme une étendue grise et froide, peuplée de blocs soviétiques décrépis, d’usines polluantes et d’une population a
Arrivée à Katmandou Le panorama urbain qui nous accueille à notre arrivée au Népal nous surprend. L’Everest domine toujours notre image de ce géant de l’Himalaya, surtout après la récente avalanche tragique. Notre aventure débute toutefois dans la capitale tentaculaire, Katmandou, avant de s’orienter vers des sites moins connus offrant une perspective différente du pays. Nous sommes au Népal à la recherche d’histoires inspirantes de durabilité, cœur de notre projet éducatif Earthducation, lancé