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Comme le corbeau vole

Une équipe exceptionnelle

Notre équipe de quatre personnes, entraînée sans relâche pendant plus d’un an, était composée d’Ian O’Grady, membre d’équipage d’hélicoptère de la RAF et créateur du concept Beeline Britain, d’Adam Harmer, coach professionnel de kayak et maître de conférences, de Nick Beighton, ancien ingénieur royal, double amputé et paralympien de l’équipe GB, et de Tori James, première femme galloise à atteindre le sommet du mont Everest.

Préparatifs et équipement

Le matériel était testé, validé et chargé. La nourriture et les fournitures étaient stockées sur le bateau de sécurité. L’itinéraire avait été étudié avec minutie, et nos équipes de soutien et de presse avaient été sélectionnées et entraînées en conséquence. Le seul facteur que nous ne pouvions pas anticiper était la météo.

Un hiver exceptionnellement violent

Décembre 2013 et janvier 2014 ont été les mois les plus humides du Royaume-Uni depuis 250 ans. Une succession de tempêtes exceptionnelles a provoqué d’importants dégâts côtiers et des inondations généralisées qui ont perduré jusqu’à la mi‑avril, constituant l’hiver le plus violent de la mémoire récente.

Ces conditions ont rendu les deux premières étapes du projet – les deux traversées en kayak de mer les plus longues jamais tentées dans les eaux britanniques – extrêmement difficiles. Pendant six mois, nous avons affronté des vents de 60 km/h, des rafales réduisant la visibilité à zéro, des mats cassés et des houles gigantesques.

Départ tant attendu

Nous avions fixé le 18 mai 2014 comme date de départ, mais l’hiver a duré jusqu’en avril. Grâce à un temps clément en mai, nous avons quitté Land’s End un jour plus tôt. Le 17 mai à 13 h00, nous avons embarqué nos kayaks tandem et, suivant un cap de 12°, nous avons entamé les 220 km d’océan ouvert, marquant le début d’une aventure inoubliable.

Comme le corbeau vole Comme le corbeau vole

Le film « As The Crow Flies »

Ian Burton, directeur de la photographie, explique les défis de la réalisation du film.

« J’ai reçu un appel d’Adam Harmer, membre de l’équipe Beeline, pour filmer le trajet. Au départ, je n’étais pas très enthousiaste, mais l’idée d’un parcours en ligne droite à travers l’Atlas m’a séduit. Le concept était d’une brutalité simple, mais le terrain était impitoyable. En tant que producteur, j’ai gardé une approche détendue, convaincu que, dès mon arrivée à Land’s End avec une caméra, je pourrais filmer. Cette mentalité m’a permis de m’adapter aux changements constants du voyage. »

« Après le premier week‑end d’entraînement il y a 18 mois, j’ai compris que le projet serait colossal et nécessiterait un style épique. J’ai immédiatement emporté ma caméra à haute vitesse. Bien que ces caméras servent habituellement à ralentir des actions rapides, le kayak est un sport lent, donc le résultat était unique. »

« Le tournage d’aventures modernes cherche souvent la lumière idéale et les prises parfaites, mais ce n’était pas possible ici. L’objectif principal de l’équipe était d’atteindre la ligne d’arrivée le plus rapidement possible, le film était secondaire. Il n’y avait pas de seconde prise, donc chaque instant comptait. Si la lumière était mauvaise, c’était fini. Cela a créé une véritable course entre nous : si les kayakistes me dépassaient pendant que je déchargeais le van, ils gagnaient. Heureusement, j’étais généralement plus rapide, sinon le film aurait été très court. »


Diffusions et événements

« As The Crow Flies » sera présenté au Kendal Mountain Festival dans la session Planet Fear Endurance le vendredi 21 novembre, puis en avant‑première lors de la session Adventure & Exploration le samedi 22 novembre.

Le vendredi 28 novembre, une projection suivie d’une conférence aura lieu au Royal Geographical Society de Londres. Réservez vos billets sur Eventbrite ou consultez la page Facebook pour plus d’informations.



Notes de voyage
  • La Poussée

    Je me suis tordu, essayant de libérer mes bras coincés dans ma veste et de les porter à ma tête. Les deux bonnets que je portais sont tombés, et l’air glacé de la nuit mordait douloureusement mes oreilles. En cherchant dans mon sac de couchage, je déplaçais maladroitement des piles, des bouteilles et des bottes en fourrure. J’ai finalement retrouvé les bonnets et les ai remis sur mes oreilles. À travers la froideur de mes mains gantées, j’ai cherché le loquet à l’ourlet du sac. Après plusieurs t

  • Pagayer dans le souffle du dragon

    Je me réveille, le nez collé contre le côté de notre tente. Le mouvement fait tomber des morceaux de glace qui frissonnent en touchant lherbe ; davantage de glace glisse le long du tissu quand jouvre la porte de la tente et que je regarde dehors. Le soleil projette sa première lumière orange profonde sur les crêtes des montagnes galloises. Le ciel, dun bleu marin, vire au bleu arctique, et nos paddleboards scintillent comme des sculptures de glace. Il fait froid, mais cela n’est pas surprenant :

  • Au-delà du bord

    Contexte du projet « Ce n’est pas de la glace. » C’est la première pensée qui m’est venue en voyant la pente glacée qui bloquait notre chemin. J’ignore pourquoi je l’ai d’abord rejetée ; peut‑être étais‑je simplement submergé. Depuis notre arrivée au Népal, rien ne se passe comme prévu : le mauvais temps a retardé les vols, réduisant notre fenêtre d’action. Le plan était que Ryan et Ryno établissent un Fastest Known Time (FKT) sur une section du Great Himalaya Trail, traversant le Népal d’ouest