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Test des vêtements RailRiders

Test des vêtements RailRiders

Une lessive en plein torrent

Je lavais à nouveau mon unique jeu de vêtements, devenu un rituel bi‑hebdomadaire. Le courant rapide me mordait les mains de son eau glaciale tandis que, en sous‑short, je me tenais accroupi sur un rocher au milieu du torrent, frottant les tissus avec un mince morceau de savon. C’était tout ce qu’il nous restait. Sur la berge, Matt ramassait du bois pour le feu du soir et, au loin, on pouvait entendre, au-dessus du rugissement de l’eau, le crépitement ponctué de coups de feu : les forces d’élite du Tadjikistan menaient de nouveau leurs exercices de tir en direct dans cette vallée isolée des Monts Fan.

En jetant un œil sur la masse d’habits trempés, emmêlés et savonneux, j’ai été à la fois impressionné par leur résistance et interloqué qu’ils ne se soient pas encore désintégrés. Ils sont vraiment robustes.

Le défi de 2013

Près de la moitié de l’année 2013 a été passée dans les républiques d’Asie centrale – Kazakhstan, Tadjikistan et Ouzbékistan – à travers divers projets d’expédition. Pendant ces cinq longs mois, mon collègue Matthew Traver et moi n’avons porté qu’un seul ensemble de vêtements, gracieusement fourni par le sponsor RailRiders. Cette tenue d’explorateur, conçue pour les grandes aventures, était portée quotidiennement et même la nuit, car nous dormions souvent entièrement habillés pour éviter les piqûres de moustiques.

Les habits ont subi toutes sortes d’abus : frottements constants contre des chevaux au galop, lutte pour charger des yacks tadjiks sur des camions dans les montagnes du Pamir, etc. Nous pensons avoir réalisé le test de terrain le plus complet jamais mené sur ces vêtements. Sans plus tarder, voici notre revue Sidetracked de ce que l’on surnomme « les vêtements les plus résistants de la planète ».

Test des vêtements RailRiders
Notes de voyage
  • Révolutions en Afghanistan : voyages, souvenirs et espoirs

    Un pays aux mille visagesL’Afghanistan évoque tant de scènes – guerriers moudjahidines, Route de la Soie, statues de Bouddha de pierre, mosquées aux carreaux d’un bleu éclatant, et même des grenades. Aujourd’hui, les talibans, la pauvreté et la violence s’ajoutent à cette image. Pendant six ans, j’ai eu la chance de le parcourir à pied, en raquettes, à cheval, à moto, à vélo et, bien sûr, à bord d’innombrables Toyota Corolla blanches.J’ai pêché dans la rivière Panjshir, traversé Kandahar sous un

  • Connexions sauvages en Antarctique

    Une sortie épuisante Je libère ma main du pogie avec une minutie presque chirurgicale, comme si je démêlais une liane noueuse d’une branche. Un petit rire s’échappe, non pas parce que la scène est comique, mais parce que l’effort requis pour cet acte, si naturel pour moi que de marcher, dépasse largement la tâche elle‑même. J’étais à bout. Après m’être libéré, je saisis la GoPro fixée au pont de mon kayak et lutte quotidiennement pour la détacher de son support. La caméra cède. Je fixe le petit

  • Pas d’excuses

    Une terre au‑delà des rêves Aux confins nord de l’Alaska, visible uniquement pendant une courte période de deux mois de chaleur, s’étend une étendue plus vaste que l’imagination. Une toundra verte ondulante, dominée par des sommets de montagne noirs comme du charbon, sculptés dans la glace. Un tapis de bleuets sous les pieds et un éventail d’animaux uniques, évolués récemment depuis le Pléistocène. En un jour, les collines peuvent être envahies par des milliers de caribous suivant leur ancienne