HOME Guide de voyage Voyage de bon sens
img

Le safari sud-africain de mes rêves

Faire un safari figure sur la liste des rêves de nombreux voyageurs, dont Berit Baugher, rédactrice senior de Fathom, qui revient tout juste d’un séjour dans l’un des lodges les plus enchanteurs d’Afrique du Sud.

RÉSERVE PRIVÉE SABI SAND, Afrique du Sud – En grandissant, je n’ai jamais rêvé d’un grand mariage, mais je savais déjà que je voulais vivre un safari africain pour ma lune de miel. L’idée germa quand j’avais quatorze ans, à l’époque où le mariage me semblait encore abstrait. Mon professeur de sciences du collège, une vraie célébrité à l’école, transformait sa classe en mini‑zoo : araignées, serpents de jardin, tarentules venimeuses, boa constricteur, et même un varan du Nil de deux pieds nommé Montezuma qui se prélassait au rebord d’une fenêtre. Parfois, un ami du professeur apportait un petit singe que nous attendions patiemment pour le tenir, ou même un bébé crocodile.

Le safari sud-africain de mes rêves Le safari sud-africain de mes rêves Le safari sud-africain de mes rêves

Avec le recul, tout cela paraît extravagant, mais c’était les années 90, et ce professeur était à l’école depuis les années 70, époque où les règles étaient plus souples. L’odeur qui régnait dans la salle devait agacer les autres professeurs, mais elle était tolérée. La plupart du temps, nous parlions de l’Afrique, un continent que je connaissais à peine, et des animaux qui y vivent. Nous écoutions des histoires sur les "Big Five" et feuilletions des albums photos remplis d’images de safaris. Quand j’ai finalement compris le concept du mariage, j’ai su, sans hésiter, que mon voyage post‑noces serait un safari.

Le safari sud-africain de mes rêves Le safari sud-africain de mes rêves Le safari sud-africain de mes rêves

Une décennie et demie plus tard, j’ai trouvé l’homme de ma vie et, enfin, le moment était venu pour le safari africain. Nous avons choisi comme base le somptueux Singita Boulders Lodge, situé dans la réserve privée Sabi Sand, réputée pour sa contribution à la préservation du wilderness africain et pour être l’un des meilleurs lodges du continent.

Adjacente au parc national Kruger, la loge élégante de douze suites semble taillée dans le lit d’une rivière. Ses tons charbon et cuivre, ses murs de pierre et ses toits de chaume s’inspirent de la nature environnante. Le terrain rougeâtre regorge d’animaux que l’on espère voir en safari : lions, léopards, zèbres, girafes, rhinocéros, éléphants, ainsi que des espèces nouvelles pour moi comme l’impala gracieux et le chien sauvage redoutablement agressif.

Fan du slow‑travel, j’ai prolongé le séjour d’une nuit au-delà des trois nuits recommandées afin de profiter pleinement des deux safaris quotidiens, du spa et de la piscine à débordement de ma villa. Que ce soit le décalage horaire, les pilules antipaludiques ou le fait d’être en lune de miel dans un lieu dont je rêvais depuis tant d’années, le lodge et son environnement m’ont plongée dans un état onirique tout au long de mon séjour.

Le safari sud-africain de mes rêves Le safari sud-africain de mes rêves Le safari sud-africain de mes rêves

Chaque jour commençait à 4 h 30 par un appel réveil, suivi d’une légère frappe à la porte une demi‑heure plus tard. Un membre du personnel nous guidait jusqu’au lodge principal, les yeux toujours en alerte pour repérer un léopard. Autour d’un café fraîchement préparé, nous discutions des bruits entendus la nuit précédente autour des villas. Paul, notre guide, rassemblait le groupe et nous conduisait à notre jeep, nous demandant quel animal nous souhaitions voir en priorité. Chaque sortie était une aventure pleine d’adrénaline : on ne savait jamais où la journée nous mènerait, et la route était rarement partagée avec d’autres véhicules. Parmi les moments forts : une lionne endormie avec ses lionceaux, une meute de chiens sauvages en chasse et un hippopotame bougon.

Les après‑midi étaient dédiés au repos au lodge avant la sortie du soir. À quatre heures, nous repartions, encore une fois sans savoir ce que la nuit nous réserverait. La plupart des soirées se terminaient par un « sundowner » au bush, accompagné de collations locales comme la mangue séchée et le biltong (la version sud‑africaine du jerky). Les dîners se déroulaient au lodge, sauf une soirée où nous avons été conduits à un lieu secret dans la savane : éclairés par des milliers de bougies, nous avons dîné autour d’un feu, accompagnés d’une performance de chanteurs d’un village voisin. Une nuit gravée à jamais dans nos mémoires.

La question que l’on me pose le plus souvent : « Est‑ce que ces longues heures d’observation deviennent ennuyeuses ? » La réponse est simple : jamais. Être au cœur de la nature, assister au cercle de la vie dans sa forme la plus brute, est à la fois exaltant et profondément apaisant. C’est sans aucun doute l’une des meilleures expériences de ma vie, et je rêve déjà de mon prochain retour.

Le safari sud-africain de mes rêves Le safari sud-africain de mes rêves Le safari sud-africain de mes rêves

Réservez

Les tarifs varient selon la saison et débutent à 2 100 $ US par personne et par nuit. Cliquez ici pour demander une réservation ou contactez le concierge voyage de Fathom, qui pourra organiser votre séjour.

Comment s’y rendre

Le lodge peut organiser des vols programmés ou des charters privés depuis l’aéroport international O.R. Tambo (1 h) ou l’aéroport de Nelspruit (30 min) via Federal Airlines. En voiture, le trajet dure environ six heures et demie depuis Johannesburg ou une heure depuis Hazyview.

Continuez à explorer l’Afrique du Sud

Essentiels du safari : quoi emporter et quoi savoir avant de partir
Babylonstoren : la salade aux mille couleurs
Ce conservateur sud‑africain qui révolutionne le monde du safari


Notes de voyage
  • Chez les Afar – récit d’une expédition au cœur du Danakil

    Une partie qui tourne mal dans le DanakilAu cœur du Danakil, notre petit jeu consistant à frapper une pierre contre la clôture de palmiers de cocotier s’intensifiait lorsque des cris éclatèrent dans le village. Des hommes surgissaient soudainement des amas de aris à dômes, les huttes traditionnelles afars, certains armés de vieux Kalachnikovs, d’autres de bâtons de bois, tous portant des dagues courbées gile à la ceinture. Sans hésiter, ils s’élancèrent à travers le désert, défiant les limites d

  • Les derniers explorateurs du Santa Cruz

    Premiers pas dans la poussière Je me suis retourné et je n’ai vu que de la poussière. Malgré le vent assourdissant qui régnait sur le plateau, le tonnerre des sabots se faisait entendre par à-coups. Ce bruit peut annoncer la liberté ou le désespoir ; cette fois‑ci, c’était sans doute le second. Je me suis agrippé à la solide lanière de cuir de Rebelde et j’ai avancé dans le nuage. Rebelde était le cheval que nous redoutions, mais son nom était trompeur : têtu, certes, mais pas espiègle ni impati

  • Au bas du tonneau du Désespoir du Nord

    Premiers pas dans le froid matinal Les matins sont glacés, rappelant les châteaux médiévaux. Sans feu pour nous réchauffer, le vent mordait notre peau et s’infiltrait dans nos cheveux. Quatrième jour vers le Désespoir du Nord Nous étions au quatrième jour de notre traversée des Cascades pour atteindre le Désespoir du Nord. Les trois premiers jours avaient consisté à porter notre matériel à travers les forêts et les collines qui surplombent le lac Baker. Le décor était bien différent de la chaleu