Le luxe discret de Tswalu en Afrique du Sud redéfinit le safari
Des hébergements subtilement luxueux et des guides de premier ordre redéfinissent le safari. La rédactrice contributrice Christina Ohly vit son expérience de safari sur mesure.
Un décollage inoubliable
KALAHARI DESERT, Afrique du Sud – Dès mon arrivée à l’aéroport de Johannesburg pour le vol à destination de Tswalu, une réserve de jeu unique située au sud du désert du Kalahari, j’ai compris que ce séjour serait hors du commun. Nous avons embarqué à bord d’un somptueux avion Pilatus pour un trajet d’une heure et demie jusqu’à la piste dédiée de Tswalu, où nous avons été accueillis chaleureusement et escortés jusqu’à un terminal à toit de chaume, entourés de milliers de petits oiseaux sociables tisserands.
Le cadre et les hébergements
Ce qui distingue Tswalu, ce ne sont pas seulement ses dunes de sable rouge et ses vastes prairies – même si elles offrent des panoramas spectaculaires – mais le rythme détendu et le motse (village en tswana) élégant qui créent un safari inédit. Après le check‑in dans l’une des huit spacieuses legae – littéralement « petites maisons » – vous devrez quitter votre terrasse ensoleillée pour observer la faune que vous êtes venu admirer. Aucun détail n’a été négligé : les suites sont d’un minimalisme contemporain agrémenté de paniers et d’œuvres d’art africains, tandis que les douches extérieures et les grandes cheminées ouvertes ajoutent une touche d’exception.

La terrasse du Motse.
Une expérience de safari sur mesure
Fini les réveils à 5 h du matin (sauf si vous le désirez), les repas hors programme et la course au « Big Five ». Tswalu, une réserve de mille kilomètres carrés née de la passion de la famille Oppenheimer, mise avant tout sur la conservation et la découverte d’espèces rares. On y rencontre des lions noirs majestueux du Kalahari, des familles de suricates joueurs, des girafes élégantes qui parcourent les plaines, et même le discret aardvark. Les amateurs d’ornithologie seront comblés : plus de deux cents espèces rares sont visibles à tout moment. L’absence de danger immédiat crée ce que j’appelle le « safari lite » : vous voyez, faites et apprenez constamment, sans craindre de devenir le repas d’un prédateur.

Un safari à cheval.
Guides, suivi et immersion locale
Les guides et traqueurs sont des écologistes de haut niveau qui mènent les safaris en Land Rover, à cheval ou à pied, permettant ainsi une proximité inégalée avec la nature. Le suivi devient alors une véritable aventure : notre guide, fusil à la main, a quitté le véhicule pour repérer des lionnes et des rhinocéros noirs du désert se prélassant sous le soleil de midi. Parmi les moments forts, je cite les nuits à la belle étoile, le déjeuner délicieux au bord de la piscine du motse, et les soins spa authentiques à base de sable rouge des dunes, de minéraux du désert et de fibres botaniques.
Sans risque de malaria et avec une communauté chaleureuse de 142 salariés (sans oublier leurs habitations écologiques, une école maternelle, une clinique dédiée et des programmes d’alphabétisation pour adultes), Tswalu montre comment la protection de cet immense territoire s’allie à l’éducation et au bien‑être.
Intimité et mission
Avec seulement vingt visiteurs à la fois, Tswalu ressemble plus à une petite fête intime qu’à un Relais & Châteaux au pied des Monts Korannaberg. Sa mission affichée – « restaurer le Kalahari à lui‑même » – m’a laissé la sensation d’être moi‑même restauré.




