Le chef Eric Ripert explore le Bhoutan
Entretien avec le chef Eric Ripert
Chef du Bernardin et pratiquant du bouddhisme, Eric Ripert revient d’un pays qu’il rêvait de visiter depuis longtemps : le Bhoutan.
Pourquoi le Bhoutan ?
« J’ai toujours voulu venir. En tant que bouddhiste, j’y ai vu l’endroit idéal pour une retraite. »
Première visite
Oui, c’était sa toute première fois dans le royaume.
Conseil avant le départ
« Lisez attentivement la procédure de visa. Le dossier comporte plusieurs étapes et des points essentiels à connaître. »
Drapeaux de prière.
Hébergement recommandé
« Séjournez à Amankora si possible. »
Itinéraire et transport
Il a pris Qatar Airways jusqu’à Doha, puis un vol vers New Delhi. De là, il a embarqué sur Druk Air pour le Bhoutan. Le salon de l’aéroport de Doha était « incroyable », tout comme l’aéroport récemment rénové de Delhi.
Les lodges Amankora
Amankora regroupe plusieurs lodges à travers le pays, du plus grand (24 chambres) au plus intime (8 chambres).
Parcours du pays
Eric a passé environ trois jours dans chaque lodge, explorant les vallées et les villes suivantes :
- Paro
- Thimphu
- Vallée de Punakha
- Gantey
- Vallée de Bumthang
Thimphu
Dans la capitale, il a visité le plus grand marché ainsi que plusieurs monuments, dont le vieux temple du Centre d’astrologie.
Bumthang
Il a passé une journée complète dans un monastère lors d’un festival de prières, puis a assisté à un enseignement spécial dans un temple du VIIᵉ siècle. Le lendemain, il a cuisiné pour les enfants d’un orphelinat.
Drapeaux de prière.
Punakha
Il a découvert de nombreux dzongs (forteresses). Un des moments forts fut un pique‑nique organisé par Aman au bord d’une rivière au milieu des rizières.
Gantey
Arrivé au moment d’un festival, il a participé modestement, puis s’est détendu au spa d’Amankora. Un dîner spécial dans un hangar à pommes de terre, à dix minutes à pied de l’hôtel, a été une surprise mémorable.
Paro
Dernière étape, la ville la plus historique du Bhoutan. Outre le shopping, le point d’orgue a été la visite du célèbre monastère du Tigre (Tiger’s Nest) et un dîner dans un vieux dzong, où tous ont revêtu le costume traditionnel bhoutanais.
Un dzong, forteresse.
Deux vues du monastère du Tigre.
Points forts et points faibles
Ce qui a été exceptionnel : Le monastère du Tigre dans la vallée de Paro.
Ce qui a été moins agréable : Le décalage horaire.
Conseils pratiques
- Bien emballé : Pas d’excès, juste le nécessaire pour un voyage itinérant.
- Ce qui aurait été utile : De meilleures bottes de randonnée.
- Inutile : Un manteau – le climat était doux.
- Souvenirs : Scotch bhoutanais, encens, statues de Bouddha, etc.
Coups de cœur
- Repas : Manger avec les moines dans les monastères et partager les repas simples des fermiers. Aman prépare d’excellents pique‑niques.
- Paysages : Toutes les vallées – Paro, Thimphu, Punakha, Gantey, Bumthang – offrent des décors uniques selon l’altitude et l’exposition.
- Expérience : Passer une journée entière dans un monastère avec les moines.
- Café : Aucun, le Bhoutan n’a pas de culture de café‑bars.
Procession de moines bouddhistes.
Spécialités locales
Le plat typique est le ema datse, fromage fondu aux piments. L’artisanat bhoutanais – tissage et sculptures – est d’une grande finesse.
Durée du séjour
Eric a passé 20 jours, mais aurait aimé y rester un an.
Ce qui manque
Quelques temples isolés qu’il n’a pas pu visiter.
Surprises
Le Bhoutan reste l’un des derniers paradis perdus de la planète. L’intensité de la beauté et de la sérénité l’a réellement bouleversé.
Vue à 13 000 pieds.
Impressions finales
Il ne cesse de penser à la beauté du pays, à la gentillesse des habitants et à l’absence de stress ambiant.
Moment préféré : le dernier dîner, préparé par Aman dans une forteresse, en tenue traditionnelle bhoutanaise – une expérience magique.
Revenir ? « En un clin d’œil ! »
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Balls Out in Bhutan – Questionnaire Eric Ripert pour Fathom




