Après‑midi à Marcilhac‑sur‑Célé, France
Après avoir découvert Saint‑Cirq‑Lapopie, que je pensais être le plus beau village de France, ma curiosité m’a poussé à explorer davantage avant de me décider.
En route vers Marcilhac‑sur‑Célé
Le lendemain matin, j’ai emprunté les petites routes sinueuses de la campagne en direction de Marcilhac‑sur‑Célé. Ces voies, avec leurs virages serrés, rivalisent avec les routes de montagne les plus venteuses de Californie du Nord.
Les qualifier de « minuscules » serait un euphémisme.
À plusieurs reprises, je me suis demandé si j’étais sur la bonne route. Un trajet estimé à 90 minutes s’est transformé en plus de deux heures sans apercevoir la moindre ville.

« C’est la France rurale, » me suis‑je rappelé. Mon principal souci était de ne pas tomber à court d’essence avant de repérer la civilisation au milieu des fermes éparses et des troupeaux de moutons.
Après un peu plus de deux heures, le GPS a annoncé : « Vous êtes arrivé à destination. » Mais aucun bâtiment n’était visible. J’ai rangé mon inquiétude et continué, convaincu que le système se recalibrerait.
Quelques minutes plus tard, je suis arrivé dans un hameau isolé. Un panneau « Des Touristes » (au lieu de « Les Touristes ») m’a indiqué que j’étais au bon endroit.

Le restaurant semblait fermé, alors je suis entré par la seule porte ouverte : la cuisine. Les cuisiniers, ne parlant pas anglais, m’ont guidé vers une autre porte.
Un moment authentique de voyage
Ce qui a suivi est l’un de ces instants de voyage que les guides ne savent pas décrire.
Je me suis installé à une table d’angle, soulagé de voir d’autres convives en pleine dégustation. Une jeune femme chaleureuse m’a accueilli, confirmant que j’étais au bon endroit. Elle m’a expliqué que ses parents, Pierrette et Claude, tenaient le lieu depuis des décennies et y servent une cuisine maison, fraîche et généreuse.
Elle a apporté des plateaux débordants de plats, nous laissant nous servir à notre guise avant de récupérer les assiettes pour les partager à la façon familiale. On se sentait vraiment comme un invité d’honneur chez eux.
Pas de menu : seulement les spécialités du jour, ce que j’ai adoré. Les végétariens sont les bienvenus si les ingrédients sont disponibles.
En tant que mangeur sélectif peu friand de abats, j’ai d’abord hésité devant un pâté moulé à base de diverses parties de poulet. Mais le mélange d’épices et d’ail était explosif : je l’ai adoré !
J’ai ensuite savouré : asperges blanches à la sauce vinaigrée, agneau local aux champignons dans une sauce brune onctueuse, gratin de chou‑fleur, frites croustillantes, fromage de chèvre et une crêpe nappée de sucre (les crêpes aux pommes n’étaient pas disponibles). Tout cela, sans jamais paraître impoli, comme le veut la coutume pendant une semaine en France.
En évoquant mon périple dans la vallée du Lot, elle s’est illuminée à l’idée que j’aie aimé Saint‑Cirq‑Lapopie : « Si vous avez aimé ce village, allez à Conques ; c’est encore plus époustouflant ! » Ce qui tombait à pic, car Conques était ma prochaine étape. Restez à l’écoute pour mon article sur Conques.
Recommandation
En visite dans la vallée du Lot ? Essayez Des Touristes (ouvert début mai à mi‑octobre ; réservation conseillée).
Après le repas
Profitez ensuite d’une promenade pour découvrir les sites historiques et les paysages pittoresques de Marcilhac‑sur‑Célé.



Ruines de l’église de Marcilhac‑sur‑Célé
Merci à Entente Vallée du Lot et Lot Tourisme pour avoir organisé mon séjour dans la vallée du Lot. Tous les avis exprimés sont les miens.




