Aventures Zambiennes à la Indiana Jones
Tout commence à Luangwa Safari House
En septembre dernier, après un vol de 16 heures de New‑York à Johannesburg, cinq jours en Afrique du Sud, une nuit à Lusaka et un court trajet en avion jusqu’à Mfuwe, je suis plongé dans mon rêve africain : le Luangwa Safari House de Robin Pope, niché au cœur du South Luangwa National Park. Ce parc abrite certaines des plus grandes populations d’éléphants, de girafes et d’hippopotames de la planète, et reste l’un des coins les plus sauvages et reculés du monde.
Pope, pionnier du safari de luxe en Zambie, a créé un refuge chic où confort moderne (architecture signée Neil Rocher, mobilier design, chef privé) se mêle à la nature brute. Ma chambre, l’une des quatre suites du chalet, s’ouvrait directement sur la savane infinie.
Le premier jour, je me suis détendu autour de la piscine à débordement pendant que des troupeaux d’éléphants s’abreuvaient au point d’eau voisin. L’après‑midi, j’ai embarqué pour un safari de trois heures avec Jacob, le naturaliste du lodge : un léopard perché dans un arbre, trois lions paressant au soleil, et un bébé girafe encore attaché à son cordon ombilical. Aucun autre véhicule à l’horizon – un vrai contraste avec le Kruger ou le Serengeti.
Le soir, le dîner était un festin de salades, de currys maison et de crème caramel, suivi d’une nuit sous moustiquaire au son des criquets et des caméléons.
Village authentique de Kawaza
Le lendemain, direction le village de Kawaza, un projet touristique soutenu par le gouvernement et animé par la tribu Kunda. Contrairement à mes attentes (vendeurs agressifs, spectacles « pour touristes »), les habitants nous ont accueillis chaleureusement, nous présentant nos familles d’accueil. Nous avons partagé un repas de farine de maïs et de poulet, goûté à l’eau de moonshine locale et dansé toute la nuit autour d’un feu, accompagnés du Kawaza Village Jazz Band.
Randonnée sauvage : de Nsolo à Kakuli
Le troisième arrêt était le Nsolo Bush Camp de Norman Carr, pionnier de la conservation en Afrique australe. Après une traversée de rivière où un hippopotame territorial nous a bloqués vingt minutes, j’ai découvert quatre cottages isolés avec vérandas privées, eau courante et douches extérieures. Le soir, un barbecue sur le sable blanc du lit asséché du Luwi, éclairé par des lanternes, a offert un spectacle magique, tandis que les hyènes hurlaient au loin.
Le jour suivant, guidé par Shaddy Nkhoma, je suis parti pour le Kakuli Camp. En chemin, j’ai cueilli des fleurs rouge‑orangées des arbres à saucisse, observé des nids d’oiseaux tisserands et approché des girafes de Thornicroft. Après trois heures de marche, Kakuli s’est dévoilé, bordé d’une rivière grouillant d’hippopotames et de crocodiles. Le déjeuner était une salade de haricots et une quiche, suivi d’une sieste bercée par les grondements lointains des pachydermes.
Le Tongabezi Lodge, porte d’entrée des chutes Victoria
Après cinq jours d’aventure, je suis arrivé au Tongabezi Lodge, perché sur les rives du Zambèze, quelques kilomètres en amont des chutes Victoria. Mon majordome personnel, Tonga, s’est occupé de tout : blanchisserie, gazpacho frais, et même un bain à bulles en plein air avec vue sur le coucher du soleil.
Le lodge propose des cottages à façade ouverte sur le fleuve, des lanternes à gaz, des lits à baldaquin et une île privée, Sindabezi, idéale pour une escapade romantique. Chaque repas, chaque moment, était traité comme un luxe royal.
Adrénaline pure : plongeon dans les chutes
J’ai choisi de nager dans les chutes Victoria. Après une visite de l’île Livingstone, nous avons enfilé les gilets de sauvetage et, en tenue de bain, nous sommes glissés dans les eaux glacées près du Devil’s Pool. J’ai sauté d’une hauteur de quinze pieds dans le torrent, atterrissant miraculeusement de l’autre côté de l’eddie, accroché à un rocher.
Après la baignade, nous avons savouré scones, pain perdu et café servis sur de la vaisselle en argent.
Encore plus d’adrénaline : charge de rhinocéros
Le lendemain, j’ai suivi Tony Simpson, expert en rhinocéros noirs, dans une traque à pied à travers le parc Mosi‑O‑Tunya. Nous avons observé cinq rhinocéros, dont un mâle agressif qui a grondé avant de s’éloigner, nous forçant à nous cacher derrière un arbre.
Dans l’après‑midi, un vol en hélicoptère m’a offert une vue aérienne spectaculaire des chutes, rappelant la citation de Livingstone : « Des scènes si belles doivent avoir été admirées par les anges en plein vol ».
Clôture du voyage
De retour au Tongabezi, j’ai terminé mon aventure avec un sundowner et un bain moussant, le soleil se couchant en rouge sang sur le Zambèze.
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Zambie 411




