Aventures et crêpes mouillées au Vietnam
Lorsque la co‑fondatrice de Fathom, Pavia Rosati, s’est rendue au Vietnam, elle pensait pouvoir apprendre à cuisiner de la street‑food simple. Elle s’est trompée.
Un court séjour, de grands délices
HUE, Vietnam – Je viens de revenir d’un voyage incroyable, bien que très bref, de dix jours en Corée et au Vietnam. Découvrir Séoul, éclatante et immense, puis le Vietnam, luxuriant et magnifique, a été un vrai bonheur ; mais ce qui m’a le plus enthousiasmée, c’était la cuisine.
Première révélation : le bánh đa tôm
Au déjeuner au La Residence, notre hôtel chic à Hue, mon amie Ashley a commandé une salade de papaye verte accompagnée de bánh đa tôm (bánh đa tôm), ces crackers de riz au sésame noir. Légers, croustillants, ils évoquaient le papadum. Ashley m’en a offert un ; je les ai dévorés et demandé deux assiettes supplémentaires.
« Je dois absolument apprendre à les préparer », ai‑je déclaré.
Le plan B : apprendre le bánh ướt
Le service de cuisine de La Residence était débordé, mais ils ont trouvé une solution : me conduire dans un restaurant local pour préparer du bánh ướt (bánh ướt, littéralement « gâteaux mouillés »), une crêpe à base de farine de riz et d’eau.

Ambiance du lieu
Le restaurant se trouve dans une cour derrière une maison familiale, accessible par une porte discrète d’une rue résidentielle. Spécialiste du bánh cuốn (bánh ướt farci champignons et porc, servi avec herbes et germes de soja), il compte une douzaine de tables en plastique. Peu fréquenté par les occidentaux.
Deux jeunes femmes travaillent en chaîne : l’une verse la pâte sur une plaque ronde recouverte d’un tissu, l’autre remplit les crêpes et les empile dans un contenant plastique. Elles portent des T‑shirts serrés ornés de logos brillants Guess et Gucci. Elles cuisinent à un rythme d’une crêpe toutes les dix secondes : verser la pâte, l’étaler, attendre qu’elle se solidifie, la décoller à l’aide d’une spatule longue, puis la déposer sur le plateau pour la garniture.

Mon défi culinaire
Confiant dans mes compétences de cuisinier (roast pork pour 50 €, spaghetti pour 20 €), je me suis installé, entouré d’une douzaine de curieux. « Regardez comme je suis doué », pensais‑je.
Réalité : la pâte à base de farine de riz et d’eau me jouait des tours. Je renversais partout, je n’arrivais pas à étaler la pâte uniformément, et chaque crêpe se transformait en un nœud informe. La deuxième cuisinière attendait patiemment une crêpe correcte pour la garnir ; je ne livrais rien. La vidéo ci‑dessous montre ma débâcle.
Vidéo de Lan Huong / Balcony Media Group
Après l’échec
Après environ quinze minutes d’humiliation (en fait trois), je me suis assis pour déguster un bánh cuốn préparé par les pros. Le résultat était décevant : gommeux, trop chewy, rien à voir avec mes goûts. J’ai souri à la propriétaire et, ne voulant pas être impoli après avoir sali sa plaque, j’ai menti en disant « C’est délicieux ». Elle ne comprenait pas mon anglais.
Plus tard, en visitant de magnifiques temples bouddhistes, quelqu’un a remarqué que ma chaussure était couverte de pâte. Une leçon qui continue de me coller aux pieds.
Quant aux crackers au sésame, je les aurais sûrement maîtrisés. À la prochaine !
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