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À la poursuite de la bouillie : traîneau à chiens en Laponie suédoise

À la poursuite de la bouillie : traîneau à chiens en Laponie suédoise

Introduction

Le duo derrière Classe Touriste, sélectionné parmi les 24 meilleurs blogs et sites de voyage de 2014 par Fathom, adore explorer les confins de la planète. Leur dernière aventure les a menés au nord du cercle arctique, à bord d’un traîneau tiré par six huskies, guidés par un chef d’expédition à l’allure viking. Retrouvez leurs impressions à travers les superbes clichés de David.

Rencontre avec le chef d’expédition

À KANGOS, en Laponie suédoise, notre guide Johan Väisänen ressemble à un véritable viking, mais possède l’énergie d’un héros de cinéma. Il maîtrise à la perfection le traîneau en bois sur lequel il se balance, filant à toute vitesse dans un paysage blanc et silencieux. Johan est le charioteur moderne de six huskies hyperactifs, accompagnés de huit conducteurs emmitouflés dans des tenues de protection extrême.

Le village de Kangos

Kangos, petit hameau situé à 150 km au nord du cercle arctique, ne compte que quelques rues et des maisons en bois typiques, décorées de petites lanternes devant les fenêtres pour apporter chaleur et réconfort. Les températures y chutent souvent sous –35 °C. La région se compose uniquement de forêts denses, de rivières limpides et de plus de 150 lacs. En hiver, tout se transforme en une étendue blanche abstraite : des sculptures de neige où étaient autrefois des arbres, des plaines glacées formées sur les lacs gelés et des chaluts de pêche devenus refuges contre les nuits à –25 °C.

Le Pinetree Lodge

Johan dirige le Pinetree Lodge avec sa famille. Cet hôtel intime possède son propre chenil à huskies. À l’intérieur, le confort est absolu, presque trop. À l’extérieur, le froid mordant fait craquer chaque planche ; rester près du feu devient la seule activité humaine possible. Le lodge se trouve loin des zones touristiques de Laponie, offrant ainsi une solitude incomparable pendant notre semaine sur place.

L’expédition de trois jours

Après quelques jours d’acclimatation, nous partons pour une expédition de trois jours à bord d’un traîneau à huskies. Tous espèrent un ciel dégagé et, si la chance nous sourit, des aurores boréales. Il ne suffit pas de porter un simple pantalon de ski ou une robe : nous enfilons des combinaisons thermiques, des bottes géantes et des sous‑vêtements isolants – le meilleur ami de l’homme dans ce froid extrême. Bien habillé, on peut réellement profiter du paysage majestueux.

Les huskies

Les passionnés de huskies aux yeux bleus ne manqueront pas ce lieu. Johan possède un chenil de plus d’une centaine de chiens, parfaitement entretenus et encadrés par trois soigneurs à plein temps. Les huskies d’Alaska ne sont jamais paresseux : ils sautent, aboient, tirent, et même se disputent. Rester debout sur le traîneau en bois, tiré à pleine vitesse par six de ces athlètes, exige équilibre, souplesse et une bonne condition physique, surtout lorsqu’il faut aider les chiens en montée.

Pause déjeuner au camp

Nous filons entre les arbres aux branches basses enneigées, traversant des plaines scintillantes où sortir du sentier signifie disparaître sous une neige profonde. Johan montre ses talents de viking en sortant son couteau sami pour allumer un feu de camp fumant. Des peaux de renne servent de bancs, et une marmite de soupe épaisse pend à une branche au-dessus des flammes.

Arrivée au refuge

Après le coucher du soleil, nous atteignons une cabane isolée, impatients de nous réchauffer. Avant de pénétrer, il faut nourrir les chiens et les installer dans un nid de foin pour les protéger du froid glacial de la nuit lapone. Les nuits sont longues et sombres ; en cas d’engelure, le sauna du lodge permet de se réchauffer à nouveau, ou bien on se réconforte avec une bouteille d’Aqua Vit ou de Jenever que l’un des compagnons a eu la prévoyance d’apporter. La vie au grand nord peut être d’une grande simplicité.


Notes de voyage
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