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Comment le yaourt aux myrtilles m'a sauvé la vie

Comment le yaourt aux myrtilles m a sauvé la vie

Il y a deux nuits, je me trouvais à une petite table en plastique, à quelques pas du trottoir, dans mon restaurant préféré de Playa del Carmen, au Mexique. En sirotant un milk‑shake à la mangue parfumé à la vanille, je scrutais les rues, les arbres, les boutiques, les passants, voulant absorber le maximum de souvenirs avant mon vol du lendemain pour les États‑Unis.

Ce détail n’a rien à voir avec le cœur de l’histoire.

Ce qui compte, c’est qu’au moment où j’observais tout cela, un chien errant s’est approché de ma table. Il était visiblement sans maître, sale et l’air affamé, et il a commencé à aboyer autour de mes pieds jusqu’à ce qu’un serveur le chasse. J’ai eu la forte impression qu’il était prêt à mordre, d’autant plus qu’il pourchassait les piétons en grondant.

Après avoir fini mon repas, je me suis levé et j’ai découvert que ce chien m’attendait, moi, le dernier client du restaurant. J’ai alors regardé autour de moi, espérant trouver l’unique chose qui pouvait me sauver : un yaourt aux myrtilles.

Un bon choix de collation

Au cours de mes voyages, j’ai vécu plusieurs situations dangereuses : menaces à l’arme à feu, explosions à bord d’un paquebot, même un enlèvement au Bangladesh. Mais ma plus grande peur reste toujours les chiens errants.

Tout a commencé à Chiang Mai, en Thaïlande, où j’enseignais l’anglais. La plupart des commodités étaient à pied, mais la seule boutique ouverte tard le soir était à un quart de mile d’un chemin sombre et isolé.

Lors de ma première traversée nocturne, six chiens errants ont surgi d’une clôture et m’ont encerclé. Sans savoir quoi faire, j’ai couru aussi vite que possible, perdant même une sandale, mais j’ai réussi à atteindre la boutique.

À l’intérieur, j’ai acheté plusieurs encas et, sans taxi disponible, j’ai dû repartir à pied. En plein milieu de la nuit, les aboiements ont repris, les chiens fonçaient à nouveau vers moi. Cette fois, j’ai sorti un pot de yaourt aux myrtilles, l’ai ouvert et en ai jeté le contenu devant moi.

Instantanément, les chiens se sont arrêtés, se sont mis à lécher le yaourt. J’en ai profité pour reculer lentement, mais ils ont rapidement fini le pot et sont revenus à la charge. J’ai alors sorti un deuxième pot, puis un troisième, les dispersant partout autour de moi.

Grâce à ces trois pots, je suis arrivé à mon appartement sain et sauf, bien que je n’aie plus que deux sachets de raisins et que ma sandale disparue ne soit jamais réapparue.

Depuis ce jour, je porte toujours un yaourt aux myrtilles lors de mes déplacements nocturnes. Que les chiens soient présents ou non, ce « arme » de fermentation bactérienne m’assure une marge de sécurité.

Récemment, à Playa del Carmen, aucune boutique n’était ouverte. Refusant de traverser la route sombre avec le risque d’une nouvelle attaque, j’ai simplement pris un taxi.

Astuce de voyage utile

Portez toujours de la nourriture avec vous en voyage, surtout la nuit. Bien qu’il n’existe aucune étude scientifique, le yaourt, et plus particulièrement au goût myrtille, semble attirer les chiens errants partout dans le monde : Chiang Mai, Calcutta, Melbourne, Mendoza ou San Salvador.

Tout comme on verrouille son sac à dos pour éviter le vol à la tire, on ne porte qu’une petite somme d’argent pour se prémunir contre le cambriolage, il est judicieux d’emporter un petit pot de yaourt pour dissuader une meute affamée.

Certains craindront que la nourriture attire les animaux, mais si vous êtes encerclé par six chiens sans rien dans les poches, votre survie dépendra d’une course à pied/patte. Avec un pot de yaourt, il suffit d’ouvrir le couvercle, d’en répandre un peu partout et de s’éloigner rapidement !


Avez‑vous d’autres conseils ou anecdotes d’affrontements avec des chiens sauvages ou d’autres animaux ? Partagez vos expériences !


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