Sur la route : Mexique, Jour 1
Première journée à Mexico
Nous sommes sur la route cette semaine. Le premier jour à Mexico, la fondatrice de Fathom, Pavia Rosati, découvre les limites de son corps face à l’altitude.
Mexico‑D.F. – Alors que Jeralyn descendait aux profondeurs de la Terre, j’atterrissais à Mexico à 2․240 m d’altitude. Jeralyn flottait dans l’oubli de la mer Morte ; moi, je me suis réveillée avec un mal de tête qui m’a forcée à rester au lit. J’ai tenté d’explorer le quartier chic de Polanco pour le dîné, mais cinq minutes plus tard je devais retourner à l’hôtel pour un bol de soupe miso. Altitude : 1, Pavia : 0.
Palais des Beaux‑Arts
Je commence par le centre historique, et j’ai tout de suite été séduit. Premier arrêt hors du métro : le Palacio de Bellas Artes. Façade en marbre blanc néoclassique italien, intérieur Art déco épuré. L’attraction principale sont les fresques qui ornent le atrium à quatre étages, notamment la réproduction d’El Hombre en el Cruce de Caminos (L’homme à la croisée des chemins) que Diego Rivera avait initialement peinte pour le Rockefeller Center à New York. Imposantes, denses et totalement bombastiques, ces fresques auraient sûrement été rejetées par un comité de direction corporate.
Palais Postal
Ensuite, le Palacio Postal. Chez Fathom, on adore les cartes postales, et qui ne serait pas tenté d’envoyer un mot depuis ce bâtiment somptueux ? L’escalier central invite au drame – on pourrait y organiser une opérette ou une soirée en smoking et robe de bal. Au rez‑département, une petite exposition charmante présente le service postal mexicain, avec d’anciens téleimprimeurs et une mosaïque de timbres. J’ai presque envie d’y emménager ; les gardes ne semblaient pas s’y opposer.
Autres sites du centre
Je poursuis ma déambulation en visitant la Casa de los Azulejos, la Cathédrale Métropolitaine, le Templo Mayor et la Galerie de la Cuisine Mexicaine. La Plaza de la Constitución (le Zócalo) grouille de stands vendant colliers, bracelets, rosaires, écharpes kitsch et tamales délicieux. Des acrobates de cirque, des manifestants politiques… le quartier déborde d’énergie.
Palacio Nacional
Le point culminant de ma journée a été le Palacio Nacional. L’accès était laborieux – files d’attente, tentes, consignes à bagages. Un garde m’a demandé si je portais un stylo. «No tengo plumas», ai‐je menti. Une fois à l’intérieur, les fresques de Rivera (encore plus denses et bombastiques) et les salles présidentielles toujours en fonction m’ont impressionnée. J’aurais aimé photographier l’ascenseur semi‑circulaire et le salon aux carreaux maures roses, mais je les retrouverai en ligne pour mon guide complet de Mexico.
Marché de La Merced
Sur un coup de tête, je me suis rendue au marché alimentaire La Merced, au sud‑ouest du Zócalo. Le quartier devient rapidement moins touristique ; je suis clairement la plus grande et la plus blanche des personnes autour. J’ai acheté des souvenirs kitsch de nail art et quelques petites casseroles vertes. Tout était empilé haut et très bon marché.
En interrogeant un policier sur le marché, il a hoché la tête, a regardé mon collier doré et m’a dit : «Enlevez‐le». J’ai pointé mon alliance et demandé : «Puis‐je la garder ?» Il a demandé : «Est‐elle en or ?» J’ai menti de nouveau. Il a conclu : «Madame, c’est vraiment dangereux là‐bas.»
Mais j'étais déterminée : je voulais voir les étals de nourriture. Après quelques minutes, j’ai quitté La Merced, soulagée de ne pas avoir poussé ma mal‑chance plus loin.
Plus tard, autour d’un dîné au restaurant italien Becco à Polanco, mon ami mexicain m’a demandé : «Tu es allée où ?» Et il a suggéré de passer la journée suivante à explorer les galeries et boutiques du quartier Roma.
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