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Projet de restauration de la forêt du Mauna Kea

i ola oe, i ola makou

« Que toutes ces choses croissent afin que vous viviez et prospériez, afin que nous aussi vivions et prospérions. »

Nous sommes tous interconnectés sur Terre, et la santé collective dépend de la santé de chaque être vivant. Cette phrase, issue d’anciens chants et prières, est prononcée lors de la plantation pour garantir une croissance vigoureuse.

J’ai découvert cette expression en plantant des arbres avec le Mauna Kea Forest Restoration Project (MKFRP). Cette organisation protège et restaure les forêts sèches de Mauna Kea. Elle organise plusieurs sessions de plantation chaque année, autour de la saison des pluies. En avril, j’ai rejoint un camp de volontaires avec cinq autres participants venus de toute l’île. Sous la direction de trois membres de l’équipe MKFRP, nous avons planté près de 600 jeunes plants indigènes, dont mamane, kookoolau et iliahi.

Le premier jour, nous avons installé le camp, planté quelques semis et fait une excursion en 4 × 4 au‑dessus de la nébuleuse. Là, sur les hauteurs du mauna, nous avons eu la chance d’aperç​uer l’ahinahina (silversword) scintillant sous le soleil.

Notre site de plantation offrait un panorama exceptionnel : en nommant les mamane, nous pouvions voir les vagues se briser devant le brise‑vague de Kawaihae, le dégradé de vert du flanc du mont Kohala et la silhouette de Hualalai. Nous admirions les pentes volcaniques parsemées de lave de Mauna Loa, ainsi que la majesté imposante de Mauna Kea. Même Haleakala se dessinait à travers un voile de nuages. Un vrai bureau avec vue !

Le deuxième jour, Mark Hansen, surnommé le « Sandalwood Man », nous a rejoints pour planter de l’iliahi et récolter des graines sur des arbres matures. Le troisième jour, nous avons planté les derniers mamane, exploré la réserve Kaohe et recherché le palila le long du nouveau sentier Puulaau. Nous en avons entendu quelques-uns, mais n’en avons pas vu ; une autre sortie s’impose.

Les forêts sèches résiduelles que nous avons parcourues étaient autrefois des forêts denses à canopée fermée. Aujourd’hui, le paysage se compose de pâturages ouverts ponctués d’arbres vieillissants et noueux, mais ce n’est pas ainsi qu’il était autrefois. Les espèces dominantes – naio, mamane, iliahi et lama – sont toutes menacées par le feu, le pâturage, l’exploitation forestière, les maladies et les activités militaires.

Comme l’expliquait Mark, l’iliahi vit en relation semi‑parasitique avec un arbre hôte : le hôte fournit nutriments et humidité, et les deux survivent ensemble. C’est une leçon d’entraide que nous devons retenir.

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Les actions du MKFRP et d’autres groupes visent à restaurer ces écosystèmes fortement modifiés par l’homme. Pour assurer un avenir prospère à nos forêts, il faut protection continue et beaucoup de travail. Il est difficile d’évaluer la valeur d’un acre de forêt saine comparée à celle d’un acre dédié à l’élevage, mais il est clair que Hawaï dépend de la façon dont nous prenons soin de nos lieux.

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Nous avons eu la chance d’expérimenter un vestige de forêt sèche à canopée fermée. La différence de température, d’humidité et d’énergie par rapport aux champs ouverts était frappante. J’espère que les générations futures pourront profiter de ces forêts à plus grande échelle. Le deuxième jour, nous avons récolté des graines d’iliahi ; elles tombaient littéralement du ciel pendant que nous les ramassions, et je ne pouvais m’empêcher de sourire devant tant d’efforts pour protéger nos lieux précieux.

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Conseils pour les sorties de plantation

Projet de restauration de la forêt du Mauna Kea

  1. Transmettez la puissance de l’aloha à chaque plant que vous enracinez.
  2. Emportez un sac de couchage chaud et un bonnet.
  3. Des lingettes pour bébé sont utiles, même sans bébé.
  4. Nommez les arbres que vous plantez (voir conseil n° 1).
  5. Partager la nourriture, c’est créer des amitiés.
  6. Buvez de l’eau régulièrement.
  7. Mais évitez de trop boire juste avant de dormir ; il fait froid.
  8. Si vous devez quitter votre sac à cause d’une trop grande soif, profitez-en pour observer les étoiles.
  9. Respirez, détendez‑vous et admirez le panorama époustouflant.
  10. Réveillez‑vous pour contempler le lever du soleil.

by Bridget Walker

Notes de voyage
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