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Le ski en Afghanistan

« Je suis comme une chèvre de montagne ! », sourit largement le jeune de 24 ans Ali Shah Farhang. « Quand j’étais petit, je marchais cinq heures chaque jour à travers les sommets pour aller à l’école et revenir, quel que soit le temps : –20 °C, neige profonde, tout seul. Ces montagnes sont dans mon sang. »

Un champion né au cœur des montagnes

Nous sommes assis au soleil du printemps, un thermos usé à la main, à siroter du thé vert. Autour de nous, les ruines d’un hôtel et la vallée qui s’étend jusqu’aux imposantes niches du Bouddha de Bamiyan. Ali Shah raconte son ascension fulgurante dans le sport, entre rire et fierté.

En pointant du doigt les falaises où les statues du VIᵉ siècle ont été dynamitées par les talibans en 2001, il explique : « Vivre en Afghanistan change la perception du danger. C’est une des raisons pour lesquelles je suis un bon skieur : je n’ai pas peur, j’adore l’adrénaline et la vitesse. »

Des débuts modestes

Originaire du petit hameau de Kushkak, niché dans les montagnes, Ali Shah passait ses hivers à garder les troupeaux de sa famille. Tout a changé le jour où un Italien, venu au Bamiyan Ski Club – un projet soutenu par une ONG pour développer le tourisme – lui a offert une paire de skis. « L’entraînement était très sérieux, très dur, mais j’ai tout de suite accroché. Le ski est venu naturellement. »

Le meilleur skieur d’Afghanistan

Quatre ans plus tard, il porte le titre de meilleur skieur du pays et champion en titre de l’Afghan Ski Challenge, la seule compétition de ce type en Afghanistan. « Quand je skie, je ressens une liberté totale, loin des contraintes et des répressions de mon pays. »

Avec un petit groupe d’Afghans tout aussi passionnés, il travaille aujourd’hui comme guide de ski, accueillant des visiteurs étrangers en quête d’une expérience hors‑norme.

Bamiyan, destination ski en plein essor

« Bamiyan est peut‑être la destination ski qui croît le plus vite au monde », plaisante‑il. « Avant, personne ne venait ; aujourd’hui, chaque février‑mars, nous recevons des aventuriers d’Australie, de Nouvelle‑Zélande, du Royaume‑Uni, de France, d’Allemagne, de Suisse et même des États‑Unis, parfois jusqu’à trente personnes en un mois. Ils adorent la neige sèche, les pistes rapides et les sauts sur rochers hors‑piste – l’Afghanistan représente un vrai défi, même pour les skieurs expérimentés. »

Le ski en Afghanistan Le ski en Afghanistan

Accéder à la poudreuse vierge

Pour atteindre les étendues immaculées, Ali Shah fait monter les skieurs à pied sur les pentes abruptes de la chaîne Koh‑e‑Baba, partie de l’Hindu Kush, où les sommets culminent à 4 000‑5 000 m. « Nous n’avons pas encore de téléski, alors il faut une heure pour monter et deux minutes pour redescendre ! Mais personne ne se plaint. J’emporte des brochettes d’agneau et de poulet dans mon sac à dos pour le partage. En chemin, on découvre des paysages époustouflants et le quotidien local : des garçons gardant leurs chèvres, des habitants transportant de l’eau à dos d’ânes. C’est une expérience unique. »

Des habitants d’abord méfiants, aujourd’hui accueillants

Au départ, certains conservateurs craignaient l’arrivée d’Occidentaux, redoutant des influences religieuses. Leur opinion a rapidement changé ; aujourd’hui, ils offrent thé et biscuits aux voyageurs et les jeunes du village sont enthousiastes à l’idée de les défier sur les pistes.

« Ils ont même commencé à fabriquer leurs propres skis à partir de planches de bois, attachées à leurs chaussures avec du tissu et de la corde. Skier avec eux fait partie du plaisir. »

Vers les Jeux Olympiques

Parti d’un humble commencement, Ali Shah a reçu une invitation pour s’entraîner à Saint‑Moritz, en Suisse, avec l’objectif de représenter l’Afghanistan aux prochains Jeux Olympiques d’hiver. « Mon rêve, c’est de remporter une médaille d’or et de devenir le héros de tout l’Afghanistan. »

Il veut aussi changer l’image de Bamiyan à l’échelle mondiale. « Oubliez les explosions ; c’est loin des mullahs fous. Venez voir par vous‑même : vous vivrez l’hospitalité afghane authentique, vous repartirez avec un tampon de passeport et, surtout, vous pourrez dire à vos amis que vous avez skié en Afghanistan, ce qui est encore très rare. »

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Notes de voyage
  • Le riz au Japon : variétés, produits et traditions

    Le riz (en japonais, kome) est la culture la plus importante du Japon, cultivée depuis plus de 2000 ans. Aliment de base de l’alimentation japonaise, il a été si central qu’il a même servi de monnaie, et le terme gohan (riz cuit) désigne aujourd’hui le repas complet. Un bol de riz cuit accompagne chaque repas traditionnel, mais le grain est également transformé en alcool, vinaigre, farine et de nombreux autres produits. Voici un tour d’horizon des variétés, produits et plats les plus courants. V

  • Ramen

    Le ramen (拉麺) est un plat de soupe de nouilles originaire de Chine, devenu l’un des mets les plus populaires du Japon ces dernières décennies. Bon marché et omniprésent, il séduit particulièrement les voyageurs au petit budget. Les restaurants spécialisés, appelés ramen‑ya, se trouvent partout et proposent d’innombrables variantes régionales. Types de ramen populaires Les ramen se classent généralement selon le bouillon, même si les mélanges sont fréquents. Les principaux bouillons sont :

  • Sashimis – Poisson cru à la japonaise

    Le sashimi (刺身, sashimi) désigne des tranches fines d’aliments crus, le plus souvent du poisson. C’est l’un des plats les plus emblématiques de la cuisine japonaise. Si le poisson est la variété la plus répandue, on peut également servir du bœuf, du cheval, du cerf, ainsi que des produits comme la peau de tofu (yuba) ou le konnyaku. Le sashimi ne doit pas être confondu avec le sushi : le sushi comprend du riz vinaigré, alors que le sashimi se compose uniquement de l’aliment cru. On retrouve le s