Pourquoi il est temps de découvrir l'Ouzbékistan dès maintenant
L’Ouzbékistan séduit depuis longtemps les voyageurs aventureux grâce à son patrimoine de la Route de la Soie. Les villes historiques de Boukhara, Samarcande et Khiva exhibent parmi les plus magnifiques architectures islamiques du monde. Bazaars colorés, citadelles désertiques isolées, ateliers traditionnels de soie et le lac Aral émouvant offrent des expériences de classe mondiale. Le pays constitue également une base idéale pour des treks et des explorations à travers l’Asie centrale.
Les freins du passé – visas complexes, restrictions de l’ère soviétique et inquiétudes relatives aux droits humains – s’atténuent rapidement.

Alors que l’Ouzbékistan s’ouvre aux visiteurs du monde entier, il n’y a jamais eu de meilleur moment pour découvrir le cœur de l’Asie centrale avant l’arrivée des foules.
Contexte actuel
Après le décès du président Islam Karimov en 2016, le dirigeant réformateur Shavkat Mirziyoyev a impulsé d’importants changements. La réforme des services de sécurité et une rencontre en mai 2018 avec le président américain témoignent d’un progrès tangible. Un sentiment d’espoir et d’optimisme palpable se diffuse désormais dans tout le pays.
Des défis subsistent – notamment les questions de droits humains et les problèmes du secteur cotonnier – sans opposition formelle. Malgré cela, la dynamique positive est évidente : le tourisme a grimpé de 25 % depuis les réformes. Alors que l’Ouzbékistan célèbre son héritage de la Route de la Soie, profitez-en maintenant, tant que l’accès reste aisé et les sites peu fréquentés.

Visas
Le projet de visa gratuit de 2017, repoussé à 2021, a finalement abouti à une amélioration considérable. Depuis 2018, les visas de 30 jours ont remplacé ceux de 15 jours. L’entrée sans visa est désormais possible pour les ressortissants d’Israël, de Malaisie, du Japon, de Corée du Sud, d’Indonésie, de Turquie et de Singapour.
Plus de 40 pays – dont les États‑Unis, le Canada, les nations de l’UE, l’Australie, la Nouvelle‑Zélande, l’Inde et la Chine – n’ont plus besoin de « lettre d’invitation ». Les visas touristiques se traitent en 2‑3 jours dans les ambassades. Les e‑visas, lancés en juillet 2018 pour les Indiens, se sont depuis élargis à d’autres nationalités.
Passerelles frontalières
En 2018, les principales frontières avec le Tadjikistan ont rouvert, notamment la liaison Samarcande‑Penjikent. Samarcande devient ainsi un point de départ idéal pour des excursions d’une journée aux ruines de Penjikent ou pour des treks de plusieurs jours dans les montagnes de Fan, à quelques heures seulement.
Ces ouvertures simplifient les voyages terrestres à travers l’Asie centrale, éliminant les coûts d’avion, les tracas de visas et les retards d’autrefois.

Nouvelles liaisons ferroviaires
Les déplacements internes se sont nettement améliorés chaque année. Des trains à grande vitesse relient Tachkent à Boukhara et Samarcande depuis 2016, et l’extension à Khiva était prévue pour fin 2018, évitant les longs trajets en désert. Ces itinéraires contournent le Turkménistan et le Tadjikistan, supprimant ainsi les exigences de visas supplémentaires.
En 2017, la ligne Tachkent‑Andijan via le tunnel de Kamchik a facilité l’accès à la vallée du Ferghana. En juin 2017, la ligne Ouzbékistan‑Kazakhstan vers Astana a renforcé les options régionales.
Vols
Les vols directs Tachkent‑Douchanbé ont repris en 2017 après 25 ans d’interruption. Turkish Airlines a lancé en 2018 des vols bi‑hebdomadaires Samarcande‑Istanbul, contournant Tachkent. Les liaisons Tachkent‑Kaboul ont démarré en 2018, et des vols vers Achgabat sont prévus, reconnectant le Turkménistan.
Ces nouvelles connexions sur la Route de la Soie revitalisent les déplacements régionaux.

Monnaie
En 2017, le marché noir a disparu du jour au lendemain. Les dollars américains se changent dans les banques aux taux officiels. Les distributeurs automatiques sont désormais fiables et pratiques.
Communications
Skype, Viber et WhatsApp ont repris en 2018 après trois ans d’interruption. Facebook, Instagram et d’autres plateformes fonctionnent sans accroc – parfaites pour partager les couchers de soleil du Registan.

Atmosphère détendue
L’ambiance a changé : les policiers et les fonctionnaires sont plus accessibles, la corruption a diminué. On peut photographier librement les stations de métro de Tachkent, chose impossible depuis l’ère soviétique.
L’Ouzbékistan accuse un retard sur certains voisins en matière de droits humains, mais les réformes se poursuivent. Les voyageurs ressentent un optimisme croissant ; espérons que cela conduit à une ouverture durable pour tous.




