2018 : L'année idéale pour découvrir l'Égypte
L'Égypte renaît, plus accueillante que jamais. Voici pourquoi 2018 est l'année idéale pour s'y rendre.
Depuis le cours d’histoire de septième année, l’Égypte figurait en tête de ma liste de voyages. Le berceau de la civilisation semblait réservé aux grands voyages, une étape incontournable d’un Grand Tour. Ainsi, en janvier 2018, lorsque j’ai appris que les touristes reprenaient la route après une période d’instabilité politique, j’ai réservé un vol pour le printemps.
J’appréhendais d’avoir des attentes trop élevées après dix‑sept ans d’attente. Mais dès que les pyramides ont apparu à l’horizon lors de mon vol vers Le Caire en avril, j’ai été submergée d’émotion. L’ampleur du site dépasse l’imagination ; c’est une sensation à la fois poignante et électrisante, comme si mon corps percevait la profondeur de l’histoire que mon esprit ne pouvait saisir.
En plus du Grand Sphinx et de la Grande Pyramide de Gizeh, la ville vivante du Caire offre un contraste saisissant : trafic bruyant, bâtiments aux teintes poussiéreuses et 22 millions d’habitants passionnés. Ces Égyptiens ont mené la révolution de 2011 qui a renversé le régime, interrompant le tourisme. Aujourd’hui le pays est stable et prêt à accueillir les voyageurs.
Situation du tourisme
Le pic touristique d’Égypte a été atteint en 2010 avec 14,7 millions de visiteurs (Paris n’accueillait que 8,2 millions la même année). En janvier 2011, au cœur du Printemps arabe, le peuple égyptien a exigé la démission du président Hosni Moubarak après trois décennies au pouvoir. Après dix‑huit jours de manifestations sur la place Tahrir, Moubarak a quitté ses fonctions.
Les militaires ont pris le contrôle, puis une élection populaire a installé Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans. Une seconde vague de protestations a renversé Morsi en 2013, et Abdel Fattah al‑Sissi est devenu président. Depuis, le pays connaît la paix.
Le secteur a de nouveau souffert en 2015 lorsqu’un avion russe s’est écrasé sur le Sinaï, qualifié d’attentat terroriste. L’année suivante, le nombre de touristes a chuté à 4,8 millions, le plus bas depuis des années.
Trois ans plus tard, la situation politique s’est stabilisée : 8,3 millions de visiteurs en 2017 et des prévisions encore plus prometteuses pour 2018.
Ce que l’on vit sur le terrain
Ce récit reflète l’expérience d’un couple. Nous nous sommes sentis en sécurité grâce à une forte présence sécuritaire et à des points de contrôle à l’entrée des sites et hôtels. Cette sécurité, loin d’être oppressante, devient invisible lorsqu’on est accompagné d’un guide compétent.
Nous avons voyagé avec Egitalloyd, une agence familiale qui crée des itinéraires sur‑mesure pour les Américains depuis les années 1950. Leurs guides incluent les plus grands égyptologues du pays ; nous avons même bénéficié de surclassements de chambre, un autre avantage de voyager hors saison.
Hisham El Sebai, directeur d’Egitalloyd, affirme : « La sécurité est la priorité en Égypte. Tous les sites touristiques sont entièrement sécurisés. » Il déconseille uniquement le désert occidental et le nord du Sinaï ; le reste du pays est sûr.
Éviter les foules
Le premier jour, nous nous sommes levés tôt pour admirer le Grand Sphinx et les pyramides de Gizeh, les sites les plus fréquentés. Malgré cela, nous avons pu circuler librement et photographier sans groupes de bus en arrière‑plan. « Les sites ne sont plus bondés comme en 2009‑2010, » explique El Sebai, « vous pouvez profiter des trésors en toute tranquillité. »
Les moments les plus intimes restent gravés : entrer dans une église copte enfumée pendant la messe, le guide traduisant la prière à mon oreille ; voguer sur le Nil à bord d’une felouque, passant devant d’anciennes cartouches gravées dans la roche ; admirer les reliefs du grand temple d’Abou Simbel en étant les seuls visiteurs à l’intérieur.
Un voyage abordable
Depuis la libération du taux de change du livre égyptienne en novembre 2017, le cours a chuté de plus de la moitié, rendant le séjour très économique. Une chambre d’hôtel cinq étoiles peut coûter à partir de 200 $ la nuit.
Des hôtels rénovés
Confiants dans le retour des voyageurs, les établissements ont profité de la baisse d’activité pour se rénover, offrant aujourd’hui des espaces plus modernes que jamais.
Pour les amoureux du Nil, la meilleure vue reste la chambre avec terrasse du Four Seasons Cairo at Nile Plaza. Le décor classique du Four Seasons, les balcons spacieux, le petit‑déjeuner sur le balcon avec le passage des bateaux, et même la silhouette des pyramides par temps clair. Le lobby animé et les restaurants le soir offrent une ambiance locale après une journée de visites.
Le Nile Ritz‑Carlton, installé dans l’ancien Nile Hilton, propose des fenêtres panoramiques donnant sur le Nil (sans balcon) et des chambres contemporaines aux touches rétro. Une piscine olympique et un restaurant‑terrasse avec musique live face au Musée égyptien complètent l’offre.
Le Grand Musée égyptien, prévu d’ouvrir fin 2018, sera le plus grand musée archéologique du monde, situé à l’ouest du Nil, à proximité du Four Seasons et du First Residence. Les suites récemment inaugurées offrent des décors baroques et une vue imprenable sur le Nil, idéales pour conclure une croisière fluviale.
Le St. Regis Cairo, à inaugurer en 2018, se distingue par ses espaces ouverts, son ambiance de resort et son artisanat raffiné (incrustations nacre, papiers peints exubérants). Les chambres aux tons pastel, les fenêtres panoramiques, le service de majordome, le spa et huit bars et restaurants en font une adresse de prestige.
Pour les aventuriers d’époque, Aswan est le point de départ d’une croisière vers Louxor. Le Sofitel Legend Old Cataract, où Agatha Christie a écrit Death on the Nile et où Churchill a célébré le barrage d’Assouan en 1902, offre une vue sur l’île d’Elephantine et les felouques.
Nous avons embarqué sur l’Oberoi Philae, un navire de luxe entièrement rénové en 2015, avec 22 cabines et suites, un restaurant de haut niveau, des terrasses privées avec jacuzzi. Une croisière de quatre ou six nuits suffit pour visiter Philae, Edfou, le temple de Louxor, Karnak, la Vallée des Rois et le tombeau de Toutankhamon (dont le sarcophage est exposé au Musée du Caire).
Après la croisière, vous pouvez prolonger votre séjour à Louxor. Le Hilton Luxor propose une grande piscine avec vue sur le Nil et un spa complet. Le Sofitel Winter Palace, où Howard Carter a annoncé la découverte de la tombe de Toutankhamon en 1922, offre un jardin historique idéal pour un cocktail. Les amateurs d’art peuvent choisir l’Al Moudira Hotel, boutique éclectique appartenant à un artiste libanais, proche de la Vallée des Rois et d’une superbe piscine.
Réservez
L’auteur a organisé son voyage avec Egitalloyd. Contactez le concierge de Fathom Travel et laissez‑vous guider sans effort.
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