Ma première expérience de saut à l'élastique : est‑ce vraiment effrayant ?
Avant de partager mon premier saut à l'élastique et de répondre à la question « le saut à l'élastique, c’est effrayant ? », permettez‑moi de me présenter. Je suis quelqu’un qui a la peur du vide, qui n’a jamais mis les pieds dans un parc d’aventure depuis un incident traumatisant au lycée, et pourtant, j’ai sauté. Voici mon récit…
Le doute avant le saut
Je me disais que je n’y arriverais jamais. Et si je m’effondrais en plein vol ? Une crise d’angoisse, une crise cardiaque, voire pire.
Mon cerveau me suppliait de renoncer. La peur me dominait, transformant l’excitation en panique pure.
La situation s’est aggravée lorsqu’une autre personne a sauté avant moi, hurlant à pleins poumons.
J’allais être le suivant !
Le moment du décollage
Je me souviens très bien de ce premier saut. Si vous cherchez maintenant « le saut à l’élastique, c’est effrayant » et que vous avez le trac pour votre saut de demain, multipliez ce sentiment par 100 : c’est exactement ce que je ressentais.
L’instructeur me rappelait sans cesse de ne pas trembler les jambes pendant qu’il vérifiait les sécurités et attachait le harnais autour de mes chevilles. Ses encouragements semblaient vains. « Ne regarde pas en bas. Regarde en haut. Regarde en haut », répétait‑il à plusieurs reprises. « Et comment regarder en haut quand on tombe à l’envers ? », me suis‑je demandé. Mais c’était tout ce que j’avais : un conseil simple qui sonnait comme une promesse. NE REGARDE PAS EN BAS !
Le moment décisif est arrivé. Les deux jambes liées, j’avançais comme un pingouin désorienté. Arrivé au bord, l’instructeur m’a demandé si tout allait bien. J’ai hoché la tête rapidement. Puis, le compte à rebours a retenti : « 5, 4, 3… et saute ! ». Avant même d’entendre la fin, on m’a poussé.
La chute libre
Ces dix secondes de chute libre m’ont transporté dans un autre monde. Aucun bruit, aucun tourment mental. En me laissant porter par l’instant, j’ai atteint un état de pur bonheur. Le sang affluait, mon corps se dirigeait vers le sol, la tête en bas, les bras grands ouverts. J’ai crié de toutes mes forces.
Le câble m’a alors remonté à mi‑hauteur, avant de retomber à nouveau, déclenchant un second cri.
Le retour à la terre ferme
Après une à deux minutes, le système s’est stabilisé. Un homme qui m’attendait en bas m’a aidé à descendre. Le harnais a été retiré, et l’on m’a remis un large sourire accompagné d’un « Certificat de folie ». La dernière fois que j’avais osé quelque chose d’aussi audacieux, c’était à plus de 7 000 km, lors de ma première plongée sous‑marine à Goa. En recevant ce certificat, j’ai souri et déclaré : « Il n’y a rien de plus gratifiant que de vaincre sa peur. »
Fiche technique
J’ai sauté à Sunway Lagoon, à Selangor, en Malaisie. Situé dans la zone extrême du parc, le saut se fait d’une hauteur de 22 m (72 ft). La durée du vol est d’environ 6 secondes. Le prix d’un saut unique est de 138 RM.




