Le parachutisme : est‑ce vraiment effrayant ? Mon premier saut
Cela fait presque trois heures que j’ai atterri (en toute sécurité) après mon tout premier saut en parachute.
Une minute de chute libre depuis plus de 4 000 m, et je me souviens encore de l’excitation débordante en touchant le sol : je riais, criais, et serrais mon moniteur tandem, Steffen, dans mes bras. L’énergie était inépuisable.
C’est le même phénomène que l’on retrouve dans toutes les activités d’aventure : une fois la peur domptée et l’expérience survécue, on a l’impression d’avoir vaincu notre « moi » le plus fragile.

Je me rappelle combien j’étais terrifié avant le saut. J’ai publié plus d’une douzaine de stories sur Instagram, avouant que la peur me poussait à renoncer.
En réponse, plusieurs personnes m’ont rassuré, dont une qui a résumé parfaitement la situation : « Le parachutisme n’est pas un tour de montagnes‑roues. » Maintenant que j’ai vécu l’expérience, je peux confirmer la pertinence de ces mots.

Le parachutisme est‑il effrayant ?
Pour moi, qui n’avais pas goûté aux sensations fortes depuis douze ans après un incident dans un parc d’aventure à 15 ans, le saut en parachute était un véritable défi.
Pour être honnête, chaque fois qu’il y a un virage brusque vers le bas sur l’autoroute, j’ai ce petit nœud dans le ventre. Les chutes soudaines me rendent nerveux.
Pourtant, en parachute, on ne ressent pas cette sensation d’inconfort. Ce n’est pas aussi effrayant qu’on le imagine.

La partie réellement angoissante, c’est le trajet depuis chez soi jusqu’au moment du saut, voire le fait de voir les autres atterrir avant soi.

Le parachutisme n’est pas une montagne‑roue
D’un point de vue psychologique, sauter d’un avion à 4 km du sol fait naturellement peur ; notre corps réagit à ce danger en déclenchant la crainte. Approcher la porte de l’avion est sans doute effrayant.

Mais dès que l’on franchit le seuil, la peur disparaît. C’est paradoxal, mais c’est la réalité, et la raison en tient à la physique.
En quittant l’avion, on atteint la vitesse terminale, qui donne l’impression de planer plutôt que de tomber (contrairement au saut à l’élastique). La posture du parachutiste – presque en glissant sur les molécules d’air – permet de profiter pleinement de l’expérience, en se sentant maître de la situation.

Alors, le parachutisme est‑il effrayant ? Non.
Marcher vers la porte ouverte d’un avion ? Oui, c’est très angoissant.
Mon expérience : où cela s’est passé
J’avais envie de sauter depuis que j’ai fait mon premier saut à l’élastique à Selangor, Malaisie. Cette première sensation m’avait laissé le cœur en joie d’enfant découvrant quelque chose de nouveau. Depuis, je rêvais de planer depuis des hauteurs bien plus élevées.
Lors d’un séjour d’une semaine en Bavière, j’ai réservé une journée entière pour le parachutisme.
Date du saut : 30 juin 2018, 14 h 30
Organisateur : Fallschirmsport Airtime
Lieu : Günzburg, Souabe, Bavière, Allemagne (à 2 h de train de Munich, direction Stuttgart)
Altitude : 4 000 m
Chute libre : 60 s
Coût : 209 € pour le tandem, 115 € pour la vidéo et les photos
Si vous prévoyez de visiter la Bavière ou Munich, consultez mon article sur les attractions touristiques de Munich. Les voyageurs indiens souhaitant explorer l’Europe pourront également profiter de mes conseils pour organiser un voyage depuis l’Inde.

À l’accueil, on m’a fait signer une décharge – une formalité attendue – libérant le tandem de toute responsabilité en cas d’incident.
Mon moniteur, Steffen, m’a ensuite donné des consignes précises : garder le sourire pour la caméra, adopter la posture « banane » dès le saut, et maîtriser la position d’atterrissage.
Après les instructions et la rencontre avec le vidéaste (qui a immortalisé chaque instant), j’ai enfilé le harnais, prêt pour le grand moment.

Le temps à bord m’a semblé une éternité. Chaque seconde, du décollage jusqu’à l’altitude de 4 000 m, était comme un jour entier. J’étais le premier tandem à sauter, les autres étaient déjà aguerris et détendus.
Lorsque le moment est arrivé, j’ai marché timidement vers la porte, le cœur battant. Un compte à rebours… ou simplement une chute spontanée.
Les premières secondes furent un noir complet, je ne me souviens de rien. Mais dès que je me suis retrouvé en chute libre, visage vers le bas, j’ai réalisé que j’avais oublié la posture à adopter ; Steffen m’a rapidement remis en position correcte (la vidéo est assez drôle, on voit mon visage de peur).

La chute libre ressemblait plus à un vol que à une chute à 150 km/h. Au bout de 60 s, Steffen a déployé le parachute et nous avons doucement dérivé vers la zone d’atterrissage.
Steffen m’a demandé si tout allait bien ; j’ai hoché la tête, à peine capable de parler, et il m’a proposé quelques pirouettes en parachute. J’ai accepté avec enthousiasme ; il a fait tourner le voile 3‑4 fois à gauche et à droite, un vrai plaisir.
Cette expérience a dépassé toutes mes attentes.



Ce fut le meilleur moment de ma vie, indescriptible – le parachutisme est plus enivrant que n’importe quelle drogue, il vous chamboule l’esprit !
Voici une courte vidéo de toute l’expérience sur ma chaîne YouTube :




