Au cœur de Dallas avec Darryl Ratcliff
Bienvenue dans Deep in the Heart of Dallas, une nouvelle série qui met en avant la vibrante communauté noire de Dallas. Dans cet épisode, nous rencontrons le créateur local et vétéran des médias Darryl Ratcliff pour explorer ses lieux favoris, ses découvertes culinaires et l’inspiration derrière son travail.
Darryl Ratcliff, né à Dallas et élevé à DeSoto, s’est illustré en poésie, journalisme et entrepreneuriat. Il rédige des critiques d’art pour le Dallas Morning News, a co‑fondé Ash Studios et a récemment lancé Gossypion Investments, une société qui englobe gestion d’artistes, conseil culturel, développement immobilier, etc.
Parlez‑nous de votre parcours artistique.
J’ai eu la chance d’accéder très tôt au monde de l’art, un privilège que tout le monde n’a pas. À 14 ans, j’ai écrit mon premier texte artistique pour une publication ; aujourd’hui, je couvre l’art pour le DMN. Obtenir ce poste a été un tournant qui m’a permis de prendre l’écriture d’art au sérieux. La poésie, mon premier amour depuis la première classe, continue de façonner ma vision créative.
Qu’est‑ce qui fait de Dallas votre maison ?
Ce sont les gens. Il y a un sentiment d’appartenance unique quand on visite les coins de quartier et que des inconnus nous saluent par notre nom, même après des années. La silhouette de Dallas et son tissu culturel créent des souvenirs qui définissent qui nous sommes dans notre parcours.
Décrivez votre journée parfaite à Dallas.
Un samedi ensoleillé, je commence par un brunch chez Ten Bells, attiré par leur terrasse extérieure et leur fameux œuf Bénédicte aux crabes. Ensuite, je visite des lieux d’art comme le South Dallas Cultural Center, le Oak Cliff Cultural Center, la Conduit Gallery, Galleri Urbane et Erin Cluley. Le soir, je profite d’un concert live – peut‑être Dezi 5 au The Free Man à Deep Ellum – suivi d’un dernier verre chez Mike’s Gemini.
Quels sont vos restaurants préférés à Dallas ?
Pepe and Mito’s à Deep Ellum est un pilier familial depuis des décennies ; leurs enchiladas au poulet chipotle et leurs tacos de rue sont incontournables. Bangkok Inn à East Dallas, récemment repris par mon amie Daisy, représente une autre institution qui montre la continuité culinaire générationnelle.
Où peut‑on vous trouver un après‑midi de week‑end ?
Je suis généralement dans une galerie ou à un événement – marchés éphémères, trunk shows, ou simplement en promenade au Dallas Farmer’s Market.
Parlez‑nous d’un quartier que vous aimez.
Vickery Meadow est une pépite où j’ai vécu plusieurs années. C’est le quartier qui accueille la plus grande concentration d’immigrants et de réfugiés de Dallas, représentant plus de 100 pays. Sa diversité culturelle – langues, tenues, ambiances – est réellement unique et souvent sous‑reconnue.
Quel est votre souvenir préféré de Dallas ?
Remporter le championnat des Mavericks restera inoubliable, mais mon moment favori reste 2015, lorsque Travis Scott a fait jouer « Antidote » dans notre studio d’art – une soirée électrisante où art, musique et communauté se sont mêlés.
Qu’attendez‑vous pour 2021 ?
Je suis impatient de renouer avec la vie communautaire et de soutenir la scène émergente des arts visuels noirs à Dallas. La ville voit apparaître de nombreux artistes noirs talentueux qui gagnent en reconnaissance nationale, positionnant Dallas comme un futur pôle majeur pour l’art noir.
Pour en savoir plus sur Darryl, Gossypion et ses projets à Dallas, suivez‑le sur Instagram : @thekingfish08.




