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Séoul, métropole dynamique : une exploration architecturale de la capitale sud‑coréenne

Au cœur de Séoul, un viaduc des années 1970 se métamorphose. Au lieu d’être démoli, les urbanistes de la capitale sud‑coréenne ont imaginé un futur plus vert, inspiré de la High Line new‑yorkaise.

Le Seoullo 7017 Skygarden, inauguré en 2017, illustre la volonté de la ville de placer l’humain et le design au centre de son urbanisme du XXIᵉ siècle. Cette mégapole de 10 millions d’habitants se positionne comme un laboratoire d’architecture et de planification urbaine audacieuse.

Séoul, métropole dynamique : une exploration architecturale de la capitale sud‑coréenne

Il y a soixante‑cinq ans, Séoul était en ruines après la guerre de Corée. La reconstruction a d’abord privilégié la rapidité et la fonctionnalité, donnant naissance à métros, autoroutes surélevées et immeubles utilitaires qui ont alimenté le miracle économique du pays.

Les Jeux olympiques de 1988 et la Coupe du monde FIFA 2002 ont accéléré les améliorations : stades, parcs et espaces publics ont vu le jour.

Parcs riverains et renouveau urbain

En 2003, le maire de l’époque, Lee Myung‑bak, a décidé de supprimer un tronçon de 5,6 km d’autoroute surélevée près du palais Gyeongbokgung, afin de rétablir le ruisseau souterrain Cheonggyecheon. Achevé en 2005, le projet propose promenades, ponts historiques et œuvres d’art public, dont Spring de Claes Oldenburg et Coosje van Bruggen. Il rafraîchit le centre‑ville, diminue le trafic et ramène la nature au cœur de Séoul – un succès retentissant.

Séoul, métropole dynamique : une exploration architecturale de la capitale sud‑coréenne

Designée UNESCO City of Design en 2010 et capitale mondiale du design sous le thème « Design for All », Séoul a adouci son paysage de béton grâce à des projets novateurs : les autoroutes le long du fleuve Han sont désormais bordées de parcs, l’ancienne station d’épuration Seonyudo s’est transformée en oasis primée, et les îles futuristes de Some Sevit abritent la fontaine arc‑en‑ciel du pont Banpo.

Séoul, métropole dynamique : une exploration architecturale de la capitale sud‑coréenne

Monuments architecturaux emblématiques

Inauguré en 2014, le Dongdaemun Design Plaza (DDP) de Zaha Hadid est le plus grand bâtiment atypique du monde : une « navette spatiale » aux courbes fluides recouverte de 45 000 panneaux d’aluminium éclairés par des LEDs. Le site intègre les remparts du XVe siècle et le terrain d’un stade historique.

Séoul, métropole dynamique : une exploration architecturale de la capitale sud‑coréenne

L’Hôtel de Ville de Séoul, achevé en 2013, reprend les eaves traditionnels coréens dans une structure ondulante de verre qui surplombe le bâtiment historique de 1926, aujourd’hui bibliothèque. Son jardin vertical de sept étages accueille 70 000 plantes, tandis que l’œuvre Meta Epic : SeoBeol de Jeon Su‑cheon symbolise le dynamisme de la ville.

Séoul, métropole dynamique : une exploration architecturale de la capitale sud‑coréenne

Gratte‑ciel et jardins suspendés

La Lotte World Tower, haute de 555 m, est le plus haut bâtiment de Corée du Sud (sixième au monde), conçue par Kohn Pedersen Fox. Depuis ses étages supérieurs, elle offre des panoramas à couper le souffle (ouvert en 2017). Le complexe comprend un centre commercial, une salle de concert, un cinéma, un aquarium et le plus long tunnel d’eau douce du pays.

Séoul, métropole dynamique : une exploration architecturale de la capitale sud‑coréenne

Le Seoullo 7017 Skygarden, parc surélevé de 1 km de long et 17 m de haut près de la gare de Séoul, propose une flore locale, cafés, marchés, bibliothèque et serres. Il bénéficie du Wi‑Fi gratuit grâce au plan numérique du maire Park Won‑soo‑n.


Notes de voyage
  • Traverser le Kalahari sud-africain à vélo

    10 jours plus tôt Après mon arrivée en Afrique du Sud, je voulais me pousser à mes limites physiques et mentales. Traverser le Kalahari en plein été est apparu comme le défi idéal. Entre Kimberley et Kuruman, je me suis habitué à une routine tropicale : départ tôt le matin, cyclisme jusqu’à 9 h, puis sieste à l’ombre d’un arbre jusqu’à 18 h, avant de repartir quelques heures le soir. J’ai progressivement augmenté ma réserve d’eau jusqu’à 19 L. En quittant Kuruman, mon vélo – surnommé Mr Hyde – s

  • La colère des objets brisés

    Des tapis de fougères dévalaient le ravin abrupt, le feuillage lourd et brillant sous la pluie écossaise. Mon pied droit tournait sous chaque pas invisible dans les broussailles jusqu’à la hauteur du menton, résultat d’une botte usée par le long trajet, le terrain escarpé des Highlands et l’humidité omniprésente.Après seulement cinq jours dans ce paysage montagneux majestueux, une série d’erreurs de planification et de défaillances d’équipement menaçait de mettre fin à cette aventure mal préparé

  • Le couloir du Wakhan

    Je me réveille pour le petit‑déjeuner comme les matins d’habitude ces dernières semaines, mais aujourd’hui je mange seul, dans le petit village frontalier d’Eshkashem, au nord‑est de l’Afghanistan. À la fin de mon périple à pied à travers l’Asie centrale à bord d’une moto soviétique Ural de 40 ans, l’été dernier, j’ai décidé d’explorer le couloir du Wakhan. Ce serait le point d’orgue de mes voyages avant de reprendre un poste de bureau sans âme. Pendant deux semaines, je vis, mange et dors avec