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À emporter : les histoires derrière nos souvenirs préférés

De nombreux voyageurs considèrent les souvenirs comme de simples bibelots kitsch ou des T‑shirts criards relégués à un tiroir oublié. Pourtant, le bon souvenir peut occuper une place de choix chez soi, rappelant avec vivacité les voyages les plus chers.

Les rédacteurs et experts de Lonely Planet partagent les histoires émouvantes qui se cachent derrière leurs souvenirs favoris – des instruments de musique aux aimants de frigo excentriques, en passant par de simples pierres – qui capturent l’essence des destinations et des moments inoubliables.

À emporter : les histoires derrière nos souvenirs préférés

Un sitar qui soulève les sourcils, venu d’Inde

J’ai grandi au son du sitar, grâce à l’ami d’enfance de mon père qui en jouait pour nous. Rêvant longtemps d’en posséder un, j’ai recherché des luthiers réputés à Delhi. Après plusieurs visites, j’ai trouvé l’instrument idéal et j’ai fait fabriquer une mallette en fer blanc sur mesure pour le transport.

J’ai détendu ses 21 cordes, l’ai rembourrée soigneusement et il est arrivé sans la moindre éraflure à l’aéroport de Londres. Au milieu des valises des voyageurs d’affaires, ma mallette au format étrange a suscité des regards amusés. Aujourd’hui, avec les enfants qui occupent mon temps, je le sors rarement, mais sa simple présence me ramène instantanément au sous‑continent indien.

Joe Bindloss, rédacteur de destination pour le sous‑continent indien. Suivez‑le sur Twitter @joe_planet.

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Une pierre sacrée du Mont Everest

Après deux semaines de trek à travers le Tibet, j’ai atteint le camp de base de l’Everest. Essoufflé par l’altitude, je me suis reposé sur un rocher en contemplant le sommet. Mon guide tibétain, intuitif, m’a dit : « Vous pouvez prendre quelque chose, mais demandez d’abord la permission à la déesse de la montagne », avant de me laisser seul.

Pris d’une impulsion, j’ai choisi la pierre parfaite après un examen minutieux et j’ai demandé la bénédiction de Qomolangma – le nom tibétain de l’Everest, signifiant « déesse mère de l’univers ». Ce petit talisman sacré trône désormais sur ma table de chevet, rappelant ce voyage profond.

Megan Eaves, rédactrice de destination pour l’Asie du Nord. Suivez‑elle sur Twitter @megoizzy.

À emporter : les histoires derrière nos souvenirs préférés

Des aimants kitsch du monde entier

Les meilleurs souvenirs suscitent la conversation, évoquent des souvenirs, décorent votre intérieur sans l’encombrer, et plaisent à l’œil – ou pas. Ma collection de 150 aimants criards coche toutes les cases !

Tout a commencé avec un tulip‑clog d’Amsterdam affichant « Regards, Holland ». Règle : le nom de la destination, le plus kitsch possible, sans être offensant. Parmi les pièces phares, un octopus bancal d’Aruba, un porte‑cure-dents bulgare, et des cornemuses d’Édimbourg qui jouent *Scotland the Brave* lorsqu’on les presse.

Claire Naylor, rédactrice senior. Suivez‑elle sur Twitter @RoadTripJones.

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Une housse de coussin offerte à Cappadoce

Avril 2010 : une éruption volcanique islandaise a paralysé les vols du monde entier. Bloqué en Cappadoce, en Turquie, j’ai visité des habitants vivant dans des habitations troglodytes. Une vieille femme chaleureuse m’a accueillie avec du thé.

En montrant ses housses de coussin faites à la main, elle a insisté pour que je prenne une pièce gratuitement – un petit présent de chez elle, en gage d’un futur retour. Je la chéris encore aujourd’hui, rappelant chaque jour sa gentillesse et les merveilles de Cappadoce.

Clifton Wilkinson, rédacteur de destination pour la Grande‑Bretagne, l’Irlande et l’Islande. Suivez‑le sur Twitter @cliff_wilkinson.

À emporter : les histoires derrière nos souvenirs préférés

Un tatouage d’ours de Berlin (ou presque)

Le Nouvel An à Berlin : entre marchés de Noël et galeries d’art, le logo ours de la bière berlinoise a inspiré mon premier vrai tatouage.

Les salons de Kreuzberg étaient fermés, alors, de retour à Oxford, j’ai fait tatouer l’ours sur ma jambe. J’ai presque oublié qu’il n’était pas réalisé à Berlin – presque, non ?

Joe Davis, coordinateur marketing en ligne. Suivez‑le sur Twitter @joedavis_.

À emporter : les histoires derrière nos souvenirs préférés

Écailles de poisson fossilisées de la côte jurassique

Les tempêtes sur la côte jurassique du Dorset ont dévoilé des fossiles parmi les chutes de falaises. Nous avons ramassé des oursins, des ammonites et des bélemnites.

Un galet noir a révélé des écailles de *Pholidophorus*, l’un des tout premiers poissons à écailles. Imaginer ces créatures parmi les Mosasaurus et les Mégalodons me passionne encore aujourd’hui.

Peter Grunert, rédacteur de groupe pour les magazines Lonely Planet. Suivez‑le sur Twitter @peter_grunert.

À emporter : les histoires derrière nos souvenirs préférés

Un partenaire tatoué rencontré en Croatie

Un vol à 6 h du matin vers Šibenik, en Croatie, s’est terminé par un taxi puis une chute dans un bateau. « Attention au boulon ! » – des bras puissants m’ont rattrapé.

Ce n’était pas le coup de foudre (les tatouages étaient terribles), mais nous avons partagé le trajet jusqu’au festival d’Obonjan, sommes devenus partenaires un an plus tard et retournons chaque été en Croatie – même si je n’ai jamais vraiment pensé à m’y installer.

Hazel Lubbock, rédactrice plateforme digitale. Suivez‑elle sur Twitter @hazellubbock.

Notes de voyage
  • Les dernières heures

    En mars de cette année, cinq rameurs amateurs ont établi deux records du monde en devenant la première équipe à traverser à la rame, sans assistance, le continent européen vers lAmérique du Sud. Oliver Bailey raconte leur dernier jour, naviguant dans les eaux vénézuéliennes, réputées pour le trafic de drogue et la piraterie. Le dernier jour de la traversée Les vingt‑quatre dernières heures de notre traversée trans‑Atlantique resteront gravées dans nos mémoires. Pour la première fois en 50 jours,

  • Retour dans l Arctique

    Jour 3 – Retour dans l’Arctique Notre troisième journée dans l’immense wilderness de la chaîne Brooks nous a ramenés, après une randonnée d’après‑midi, au pingo en forme de dôme visible depuis notre camp sur les rives de la rivière Noatak. Nous marchions aux côtés de Jim Slinger et d’Andrew « Tip » Taylor, deux hommes avec qui nous avions échangé des courriels pendant plusieurs années mais que nous découvrions enfin en personne. Cette sortie était une occasion bienvenue de dégourdir les jambes e

  • Le blizzard – périple en traîneau à travers l’île de Baffin

    Notre communicateur satellite émet un bip, la lumière verte clignote : « Vents de 90 km/h et blizzard prévu aujourd’hui. Construisez un mur de neige », nous indique le message de notre ami à Iqaluit, à 150 km au sud de notre camp. Dans notre tente rouge en forme de tunnel, deux poêles font fondre la neige du jour. Je réchauffe mes doigts autour d’une tasse de chocolat chaud. La toile de la tente frémit légèrement. Le voyage se déroule bien ; nous sommes en avance sur le programme, le temps est f