Randonnée sur l’escarpement de Meket
Au sommet de 3 500 m
À 3 500 m d'altitude, un vent perçant traverse les vêtements légers, apportant une pluie glaciale qui picote la peau. Les nuages drapent les montagnes environnantes d’un voile bleu, masquant l’horizon lointain.

Un aigle en plein vol
Un aigle s’élance du bord de l’escarpement de Meket, traçant des cercles gracieux en contrebas. Derrière un rideau de pluie, le soleil s’enfonce dans un lit de nuages. La nuit s’installe rapidement sur cette frange haute, suspendue entre la terre et le ciel.
Repos au village
L’épuisement de la journée de marche dans les hautes terres de Wollo se mêle aux frissons du froid, mais l’instant paraît parfait. Le village voisin, fait de huttes rondes traditionnelles, accueille les randonneurs avec des couvertures épaisses et du thé chaud.

« Vous vous lassez jamais de ce paysage ? », demande‑t‑on à un aîné. Il sourit et répond : « Je me sens béni chaque fois que je le regarde. »

Écotourisme et avenir
Pour ces villages et les communautés qui organisent les randonnées sur l’escarpement, l’écotourisme représente une source de revenu indispensable, allégeant la dépendance totale des agriculteurs à l’agriculture de subsistance.

Redécouvrir le Wollo
Le Wollo reste encore lié à la famine des années 1980, image emblématique de l’Éthiopie dans le monde. Ces treks dévoilent sa vraie beauté. « Nous ne sommes pas riches, mais il y a plus ici que la sécheresse, » explique mon guide. Des paysages à couper le souffle, des habitants résilients et des randonnées immersives qui les lient tous.




