Salta, Argentine : une ville charmante, mais qu’est-ce qui manquait ?
Notre séjour à Salta, en Argentine, a mis en lumière le danger des attentes trop élevées. Après avoir entendu tant d’éloges, nous avions même envisagé de louer un appartement pour un mois afin de récupérer de nos longs trajets. Buenos Aires (3 M habitants) et Rosario (1 M) nous avaient déjà séduit, et nous attendions de Salta qu’elle devienne notre havre de paix idéal.
Arrivée et hébergement
Décrite comme détendue, coloniale et compacte, Salta semblait faite pour les amoureux de petites pépites d’Amérique latine. Après un bus de nuit de 20 h depuis Puerto Iguazú, nous étions impatients de découvrir cette ville du Nord.

Notre pension, Casa de Borgoña, se situait à quelques pas de la Plaza 9 de Julio. Nous avons déposé nos bagages et nous sommes dirigés vers le café du coin pour observer le va-et-vient des habitants.
Les souvenirs les plus doux restent les moments passés à siroter un café con leche, à travailler sur nos ordinateurs portables et à déguster des pâtisseries sucrées.
Exploration de la ville
Revigorés, nous avons arpenté les rues coloniales et les imposantes églises néoclassiques. Malgré le charme architectural, nous n’avons pas ressenti la connexion profonde que nous avions eue à Rosario quelques semaines plus tôt.

Plus petite que Rosario et bien loin de la taille de Buenos Aires, Salta devient parfois congestionnée, surtout aux heures de pointe où la circulation lente et la fumée des voitures envahissent les trottoirs. Paradoxalement, aux moments calmes, la ville paraît presque endormie.

Le street‑art, qui donne souvent le pouls d’une ville, manquait d’audace malgré nos longues balades.


Le Cerro San Bernardo
Point fort de Salta
Nous avons relevé le défi des 1 000 marches menant au Cerro San Bernardo, un promontoire offrant une vue panoramique sur la ville. Alors que la plupart des visiteurs empruntent le téléphérique, nous avons préféré l’ascension à pied. Les habitants, jeunes et moins jeunes, l’utilisent comme parcours de fitness, certains nous dépassant en sprint. Au sommet, des cours en plein air – spinning, yoga – sont proposés. La descente s’est faite à pied.
Salta nous a également fait découvrir les feuilles de coca, légales dans la province et de plus en plus répandues vers le nord des Andes. Elles atténuent le mal‑doux du mal d’altitude, donnent de l’énergie et calment la faim – bien plus douces que la cocaïne. Vous les trouverez en boutique ou en tisane ; les mâcheurs les recrachent en petites piles aux arrêts de bus.
Vente de coca et spécialités locales


Un vendeur ambulant proposait quotidiennement de la coca aux côtés de chirimoya, de pêches et de papaye. Son panneau plaisantait sur le « Viagra », précisant « Viagra non, maní (arachides) oui ».
Histoire et ambiance
Fondée au XVIᵉ siècle par les conquistadors espagnols comme point d’approvisionnement pour les mines d’argent boliviennes, Salta mêle héritage colonial et influences indigènes andines – portes sculptées, marchés de laine de lama, quinoa dans les empanadas, salades et pâtes.

La Plaza 9 de Julio abrite une majestueuse cathédrale et des cafés qui bordent la place.

Nous avons dîné sur la place, mais nous sommes aventurés au‑delà des zones touristiques pour saisir une ambiance plus authentique.
Impression générale
En définitive, Salta est solide mais peu inspirante. Les restaurants manquent de variété (surtout pour les végétariens), les musées n’ont rien d’éclatant, et la congestion atténue le charme. Nos critères correspondaient sur le papier, mais la ville n’a pas su nous captiver. Les attentes étaient peut‑être trop élevées.
Cela dit, la ville reste un bon point d’accès au vignoble enchanteur de Cafayate (à 2 h au sud) ou aux villages de la Quebrada de Humahuaca (au nord).

Notes de voyage à Salta, Argentine
Le téléphérique du Cerro San Bernardo fonctionne quotidiennement de 10 h à 19 h (trajet de 8 minutes ; AR$25 aller simple, AR$45 aller‑retour). Les 1 000 marches sont gratuites et prennent environ 45 minutes.
Nos coups de cœur pour le café : Café Balcarce (Balcarce 1) et Café Teuco (20 de Febrero & Santiago del Estero) – parfaits pour le café, les alfajores et le Wi‑Fi. Pour les empanadas, privilégiez El Patio de Empanadas (San Martín & Las Malvinas) et El Buen Gusto Empanadas (O’Higgins 575).
Nous recommandons Casa de Borgoña (España 916). Lisez notre critique complète ici.
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