Molokai : tout est une question d’amour
Nombre d’entre nous ont vu des lieux chers — forêts denses, restaurants préférés, monuments culturels ou modes de vie traditionnels — disparaître au nom du progrès.
Ce constat m’est apparu lors d’un protocole culturel à Molokai, où nous avons enveloppé des pamplemousses cueillis dans le jardin de Tante Julie dans des feuilles de thé, offrant ainsi un cadeau plein de sens à Anakala Pilipo. Simple, mais profondément symbolique, ce geste illustre l’hospitalité authentique des habitants de Molokai.


Anakala Pilipo est le dernier Hawaïen natif vivant, né, élevé et installé dans la vallée de Halawa — autrefois une communauté autosuffisante en parfaite harmonie avec la nature.
Sa famille accueille les visiteurs sur leur ferme de taro, partageant les histoires des premiers habitants, les pratiques traditionnelles et une randonnée jusqu’à la spectaculaire cascade de la vallée. Debout là‑bas, j’ai ressenti la joie profonde que les résidents portent à leur terre et à leur riche patrimoine culturel.

Le lendemain, nous avons pris la route vers Kalaupapa, une péninsule isolée qui servait autrefois de colonie pour les malades de la lèpre. Aujourd’hui, l’accès se fait uniquement par de petits avions ou à dos de mulet, descendant les falaises abruptes qui enfermaient autrefois les résidents.
Malgré ma peur du vide, nous avons choisi la descente à dos de mulet pour rejoindre le village (les détails suivent). Notre guide, Jon, nous a accueillis dans un minibus scolaire jaune, plein de bonne humeur.

Au fil de la visite, la passion de Jon pour la terre et son histoire transparaissait. Au milieu d’une beauté naturelle à couper le souffle, sa fierté protectrice se mêlait à un désir de partager les merveilles du lieu. J’ai moi aussi été attiré par l’exploration des paysages environnants.

Tout au long du séjour, je me suis demandé ce qui rend Molokai si magnétique, attirant tant de personnes en quête de paix. Au‑delà des panoramas époustouflants et du sentiment de chez‑soi, quel est le véritable secret ? La réponse restait hors de portée.
Cette interrogation nous a accompagnés lors d’une descente en kayak le long de la côte verdoyante de Molokai. Des tortues de mer perçaient fréquemment la surface pendant que Claire, de Molokai Outdoors, racontait l’entraînement de son fils pour traverser l’Oahu en stand‑up paddle. Malgré le coût élevé de la vie insulaire, elle a affirmé que rien ne vaut cette expérience et a partagé son bonheur profond d’y vivre.

Des projets de restauration d’anciennes pêcheries hawaïennes aux délices d’un pain à la cannelle et au beurre de la boulangerie Kanemitsu, un fil conducteur traversait toutes nos découvertes.

En repensant aux kanikapila (sessions musicales improvisées) des oncles et tantes lors de notre dernière soirée – où nous chantions le « Star‑Spangled Banner » les mains sur le cœur, unis dans la fierté – une certitude s’est imposée : l’essence de Molokai, c’est « L’AMOUR ».
L’amour de la terre, des uns pour les autres comme une grande famille élargie, et d’une vie qui préserve les traditions culturelles tout en les partageant avec les visiteurs.
Si nous chérissions nos foyers ne serait‑ce que la moitié de l’amour que les habitants de Molokai leur portent, le paradis serait partout.
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Hébergement :
- L’Hotel Molokai nous a conquis : chambres, bar et piscine avec vue sur l’océan, pour des couchers de soleil hawaïens inoubliables.




