Vomissements, toilettes à la turque et des mandarines à gogo : une journée de transport (pas si) typique au Laos
On dit que le voyage compte plus que la destination.
Dans un récent article de Reflections, nous avons partagé notre passion pour les défis du transport local en bus. Aujourd'hui, nous vous invitons à suivre notre expérience du départ de Muang Sing, village reculé du nord du Laos près de la frontière chinoise, jusqu'à la pittoresque ville riveraine de Nong Khiaw.
Jour 1 : Muang Sing → Nong Khiaw… on l'espère !
6h45 : Le réveil sonne dans notre bungalow calme au cœur du village de Muang Sing.
7h10 : Petit‑déjeuner à l'hôtel (café, baguette et œufs brouillés) – simple mais réconfortant.
8h20 : Nous nous dirigeons, sacs lourds sur les épaules, vers la gare routière. Le bus part à 9h30, mais nous avons encore du temps.
8h40 : Arrivés, nous attrapons les deux dernières places libres – chance, car d’autres voyageurs sont assis sur des sacs de riz pendant des heures.
9h00 : Nous faisons connaissance avec deux voyageurs espagnols tout juste revenus de Chine, eux aussi en route pour Nong Khiaw pour une excursion d’une journée.
9h15 : Le bus déborde : mères avec bébés sur des sacs de riz dans l’allée, sièges remplis, toit chargé de caisses, sacs, paniers, fruits et riz.
9h30 : Miraculeusement, le départ se fait à l’heure, nous filons sur des routes poussiéreuses vers Luang Nam Tha, premier point de correspondance.
9h40 : La nausée s’installe rapidement sur ces routes sinueuses de montagne.
10h00 : Un vieil homme à l’avant grimace de douleur ; son petit‑fils masse son dos et son bras. Nous espérons qu’il tiendra le trajet de deux heures.
10h30 : Des routes de terre et de gravier étroites épousent les flancs escarpés, évitant d’énormes nids de poule qui pourraient crever les pneus.
10h45 : Brève halte pour déposer des mères dans un village isolé : huttes en bambou, enfants nus, chiens, porcs et chats partout.
11h10 : Près de Luang Nam Tha, le chauffeur s’arrête au bord de la route ; plusieurs hommes le rejoignent.
11h25 : D’autres déposes retardent le départ ; le conducteur monte et descend du toit à plusieurs reprises. Notre correspondance vers Udomxai part bientôt d’une autre station.
11h30 : Nous atteignons la petite gare du centre‑ville ; un songthaew nous attend pour les 8 km restants jusqu’au terminal principal (10 000 kip, soit 1,25 $).
11h45 : Le songthaew part. Nous redoutons de rater le bus pour Udomxai.
12h00 : Au terminal principal, le bus Udomxai est complet et part. Les deux Espagnoles montent, assises sur des sacs de riz ; nous attendons le suivant à 14h30.
12h10 : Billets réservés. Le « terminal » se résume à des baraques vendant chips et fruits. Nous fouillons à la recherche de quoi manger.
12h15 : Une pomme et un sac de mandarines suffisent ; le stand de baguettes poussiéreux n’a pas l’air appétissant.
12h30 : Nous embarquons tôt dans notre vrai bus, réservant de bonnes places pour le long trajet.
12h40 : Jess s’empare de davantage de mandarines ; les encas se limitent à biscuits, chips ou snacks chinois aux étiquettes mystérieuses.
13h00 : Pour tuer le temps, je lis sur mon Kindle, Jess regarde un feuilleton laotien avec des ados locaux.
13h15 : Je partage des biscuits avec un chien errant ; Jess n’approuve pas.
13h30 : Les toilettes à la turque sont assez propres ; je surmonte mon dégoût.
14h00 : Le chauffeur charge un moteur rouillé et un grill lourd, bloquant l’allée.
14h30 : Les fans du feuilleton envahissent le bus.
14h50 : Routes asphaltées mais sinueuses : le mal de transport se fait sentir, un passager fume à l’arrière.
15h15 : Les sièges confortables aident ; j’écoute de la musique, Jess des podcasts.
16h00 : Courbes infinies, semi‑remorques géants dominent le trajet.
16h15 : Une femme à moto descend dans un village de montagne : huttes en bambou, bambin sans pantalon brandissant une machette, riz gluant qui cuit sur le feu.
16h30 : Nous passons devant un semi‑remorque renversé, chargé de meubles en bois ; les villageois observent. La vitesse était faible, aucune blessure grave apparente. Le fumeur allume à nouveau.
17h30 : Pause du chauffeur en bord de route ; Udomxai approche, mais nous passerons la nuit sur place.
18h15 : La gare routière est fermée, aucun départ supplémentaire.
18h20 : Nous nous installons dans un hôtel à 12,50 $ de l’autre côté : climatisation, TV, douches chaudes, nombreux équipements.
18h30 : Recherche d’un dîner après nos maigres collations.
18h45 : Ville à dominante chinoise ; nous commandons du riz frit végétarien et des légumes dans un établissement affichant un menu anglais.
19h00 : Des morceaux de poulet apparaissent, nous les renvoyons.
19h02 : Plus de poulet ; nous précisons : pas de viande, poisson ou volaille.
19h10 : Mon plat arrive, parfaitement végétarien.
19h15 : Le repas de Jess, revisité, est délicieux ; nous mangeons à cœur joie (5 $ au total, boissons comprises).
19h30 : Les habitants, surpris de nous voir, nous guident vers le supermarché et le marché nocturne.
20h15 : Douches chaudes, puis coucher tôt.
22h00 : Endormis – les journées en bus épuisent.
Jour 2 : Udomxai → Nong Khiaw… on l'espère !
6h45 : Le réveil sonne.
7h15 : Jess insiste pour arriver tôt à la station afin de garantir des places ; un minibus de 9h00 part pour Nong Khiaw, il faut être là une heure à l’avance.
7h40 : Check‑out et arrivée à la station animée, billets en main.
8h00 : Minibus : nous réservons les places à la laotienne, sacs à bord, nous cherchons un petit‑déjeuner.
8h05 : Pas de baguettes ; le couple hawaïen que nous avions rencontré plus tôt arrive après une visite du village.
8h10 : Riz gluant au bambou acheté – populaire et sûr.
8h45 : Jess achète beignets et baguette – festin de glucides !
9h00 : Seuls des étrangers à bord ; les locaux mangent d’abord. Où est le chauffeur ?
9h15 : Toujours en attente.
9h30 : Cafés noirs forts servis dans des verres (sans lait concentré pour nous).
10h00 : L’impatience des Hawaïens grandit, le conducteur apparaît.
10h15 : Le toit se charge, les passagers s’empilent.
10h20 : Départ pour une traversée montagneuse de quatre heures.
10h40 : Routes mixtes : portions asphaltées, majoritairement terreuses, les locaux portent des masques contre la poussière.
11h00 : Paysages époustouflants, espace restreint pour les voyageurs de grande taille.
11h30 : Déposes qui libèrent de la place ; un petit garçon en arrière pleure, la route lui donne la nausée.
11h45 : Pause « pipi » près d’un village ; je découvre des oiseaux colorés à la vente. Jess rejoint les locaux.
12h00 : L’espace s’élargit à nouveau.
12h15 : Le garçon vomit partout, ses parents le retiennent. Nous offrons des lingettes.
12h30 : Le vomi continue ; il est dépouillé de ses vêtements souillés.
12h40 : Jess demande un arrêt ; le garçon et ses parents descendent dans un village.
13h00 : Il ne reste plus que nous et les Hawaïens.
13h45 : Arrivée à Nong Khiaw sur des routes poussiéreuses et sous une chaleur accablante. Une montée lourde jusqu’au centre‑ville nous attend.
14h00 : Guesthouse réservée.
30 heures après le départ, nous y sommes.
La visite de Nong Khiaw en valait‑elle la peine ? Absolument ! Nous y sommes restés plus longtemps. Consultez notre guide complet de Nong Khiaw pour planifier votre voyage ou simplement vous inspirer.




