Les plages de l'Uruguay : le meilleur atout du pays
« Punta del Este ou Montevideo ? » nous a demandé un chauffeur élégant dès notre arrivée à l'aéroport, en nous proposant un trajet confortable de deux heures directement vers les plages uruguayennes. Après avoir bravé le froid glacial de la Patagonie, la perspective de sentir le sable sous nos pieds nous semblait être la thérapie idéale. Nous avions pourtant réservé quatre nuits dans la capitale et avions choisi le bus local pour rejoindre Montevideo.
Atterrir à l’aéroport haut de gamme d’Aeropuerto de Carrasco et se diriger immédiatement vers Punta del Este aurait été l’équivalent sud‑américain d’un passage à Monaco. Cette péninsule glamour offre soleil, sable, vie nocturne animée et luxe – le tout à un prix premium.

Punta del Este : luxe accessible à tous les budgets
Les tarifs y sont environ 50 % plus élevés qu’ailleurs en Uruguay. Nous avons toutefois déniché, à la dernière minute, une offre Booking.com pour un hôtel 3 étoiles en plein centre à moins de 58 $, petit‑déjeuner buffet et vélos libres compris. Comparé à l’auberge de jeunesse de 60 $ à Ushuaia avec salles de bain partagées, c’était une vraie affaire. Les vélos nous ont permis d’explorer la ville en toute liberté.
Entre habitants chaleureux, gratte‑ciels modernes et une vie nocturne vibrante, Punta del Este accueille tous les voyageurs, même ceux qui recherchent une ambiance plus détendue. Pédaler le long de la promenade nous a fait découvrir son accessibilité.
La main, sculpture emblématique sur la plage Brava (la « plage rude »), a donné le coup d’envoi à notre aventure. Nous y avons posé d’innombrables photos avant de longer la promenade à vélo jusqu’au phare pour admirer le coucher de soleil le plus enchanteur d’Amérique du Sud.
Nous avons contourné le cap en passant devant des résidences de bord de mer luxueuses – un mélange de designs futuristes et de styles coloniaux – rappelant les villas que Leonardo DiCaprio aurait pu louer lors de ses séjours avec Gisele Bündchen. Le sentier mène ensuite au port de plaisance et aux condos haut de gamme de la plage calme, Playa Mansa.
À l’intérieur, le musée gratuit Ralli Art, situé dans le quartier « Beverly Hills » de Punta, nous a impressionnés. Inspiré par le Ralli de Santiago, il propose deux heures de visite parmi 6 000 m² d’art latino‑américain, répartis entre salles et jardins.
Le temps a filé à Punta del Este – nous ne pensions pas l’aimer autant. Un séjour prolongé permettrait de visiter Casapueblo (chef‑d’œuvre de l’artiste Carlos Páez Vilaró) ou d’explorer d’autres plages comme Portezuelo, Solanas, Punta Ballena et l’Isla de Lobos, qui abrite la plus grande colonie de lions de mer d’Amérique du Sud et un phare.
La restauration reste chère, même hors saison. Cherchez les petites adresses abordables parmi les établissements de luxe, ou optez pour un pique‑nique acheté au supermarché sur la plage afin de maîtriser votre budget.

La Paloma : la paisible « Plage de la colombe » uruguayenne
Le rythme détendu de l’Uruguay contraste avec l’intensité de l’Argentine. Au‑delà de Punta del Este, la côte qui relie Montevideo au Brésil propose des alternatives plus calmes – pensez à y aller hors pointe pour profiter de tarifs avantageux et d’un soleil radieux.
Sur une échelle plus réduite que les longs trajets en bus de l’Amérique du Sud, de courts sauts côtiers conviennent parfaitement aux amoureux de la mer.

Après la haute saison, les bus desservent régulièrement des lieux comme La Paloma. Après la pluie, nous avons gravi le phare de 95 pieds pour admirer une vue panoramique sur une plage vide. La haute saison (décembre‑février, Carnaval) apporte une vie nocturne animée, tandis que juillet‑octobre est idéal pour l’observation des baleines. La Pedrera, à proximité, convient aux familles recherchant le calme.

Punta del Diablo : le coin bohème du Diable
Nous aurions pu rester des mois à Punta del Diablo, à une heure du Brésil.
Ce village de pêcheurs reconverti en paradis bohème s’oppose à l’opulence de Punta del Este. De hautes dunes bordent des routes non goudronnées où se cachent les habitations de 389 résidents permanents et les 25 000 locations estivales aux projets architecturaux – loin des cabanes rudimentaires.
Les constructions éclectiques favorisent une ambiance de surfeur chic (les dreadlocks sont monnaie courante). Malgré son étendue, le village se concentre sur trois rues principales abritant supermarchés, école, cafés et restaurants de bord de mer. En basse saison (mars‑novembre), il est merveilleusement désert ; les plages restent la principale attraction.
Notre auberge favorite, Hostel De La Viuda, se trouvait à 30 minutes de marche dans l’obscurité – d’abord un peu inquiétante, puis charmante grâce aux créations d’architectes du monde entier. Passer un mois dans l’une de ces maisons suscite une envie infinie de revenir.
Punta del Diablo allie la beauté sauvage du littoral à une allure moderne, laissant un désir persistant de fouler le sable au-delà de nos cinq jours.
Avez‑vous déjà visité les plages d’Uruguay ? Quelle est votre préférée ? Quelle est la meilleure ville balnéaire du monde ?




