Argent liquide et cartes : aperçu de ma pince à billets

Il y a quelques semaines, j’ai décrit les méthodes que j’utilise depuis des années pour transporter mon argent en voyage, en précisant que la pince à billets est généralement ma méthode préférée. Ce que je n’ai pas détaillé, c’est ce que je mets réellement dans cette pince.
Bien sûr, je porte de l’argent, mais comme plusieurs lecteurs l’ont souligné, ma description était un peu vague. Est‑ce que je me promène avec 500 $ en poche ou seulement une petite somme, par exemple 10 $ de monnaie locale ? Et qu’en est‑il des cartes ? Utilise‑je des cartes de crédit, des cartes de débit ou ne porte‑je que des cartes à jouer ?
ARGENT LIQUIDE
En général, je transporte environ 50 $ US de monnaie locale chaque jour. Je ne les garde pas tous au même endroit : je mets environ 40 $ dans la pince à billets et je range le reste dans une poche de pantalon ou, si je porte une chemise avec poche, dans celle‑ci. Ainsi, pour un petit achat (un encas, un tube de dentifrice), je n’ai pas à sortir toute la pince, et quand la poche de la chemise est vide, je la reconstitue simplement.
J’emporte aussi environ 100 $ US en liquide, réservés aux urgences, que je laisse toujours dans ma chambre d’hôtel ou d’auberge.
Je ne fréquente plus les bureaux de change depuis trois ans environ. Les distributeurs automatiques sont aujourd’hui beaucoup plus pratiques : on retire exactement le montant nécessaire, ce qui évite de transporter de grosses sommes. Le montant retiré dépend surtout des frais imposés par les banques locales. S’il n’y a pas de frais, je retire généralement 100 $ ou moins ; s’il y a des frais, je peux retirer jusqu’à 200 $ d’un coup pour limiter le nombre de transactions.
Il faut aussi prendre en compte les frais facturés par sa banque d’origine, souvent élevés à l’étranger. Heureusement, pour les Américains, il existe quelques comptes bancaires qui ne facturent aucun frais d’ATM à l’international (voir ci‑dessous).
À mon arrivée dans un nouveau pays, ma première étape est de chercher un distributeur, de préférence à l’aéroport. Si je traverse une frontière isolée (Bangladesh‑Inde, Turquie‑Irak, etc.) où les distributeurs sont inexistants, j’échange juste assez d’argent avant de franchir la frontière, généralement le montant nécessaire pour rejoindre la ville la plus proche.
Quand je dois échanger de la monnaie, je ne suis pas très exigeant : je ne passe pas la journée à comparer chaque bureau. Tant qu’il n’y a pas de commission et que le taux est raisonnable, j’accepte.
CARTE PLASTIQUE
En plus du liquide, je porte la carte ATM de mon compte d’épargne Capital One, l’un des rares comptes américains qui ne facture aucun frais d’ATM à l’étranger. Capital One propose plusieurs comptes d’épargne adaptés aux voyageurs.
Je possède également une seconde carte ATM/de débit d’une autre banque, ainsi que deux cartes de crédit que je n’utilise que pour réserver des vols en ligne.
Une de ces cartes de crédit est la Capital One Rewards Card, qui ne prélève aucun frais de transaction à l’international. L’autre est la United Airlines Mileage Plus Visa, qui me fait gagner au moins 1 mile United pour chaque dollar dépensé.
(Pour les citoyens américains, Charles Schwab propose aussi des comptes sans frais internationaux. Les titulaires d’un compte Bank of America peuvent utiliser leur carte ATM dans n’importe quelle banque du Global ATM Alliance sans frais. Les voyageurs d’autres pays devraient également vérifier les membres de cette alliance. Si vous connaissez des comptes sans frais en Europe, au Canada, en Australie ou ailleurs, partagez‑les dans les commentaires !)
SÉCURITÉ
Contrairement à de nombreux voyageurs, je laisse presque toujours mes objets de valeur (argent, cartes que je n’utilise pas, ordinateur portable, passeport) dans la chambre d’hôtel ou d’auberge pendant la journée. Je trouve plus risqué de les porter constamment. En onze ans de voyages, jamais rien ne m’a été volé dans une chambre.

Si l’atmosphère d’un hôtel bon marché me paraît suspecte, je tourne les talons et cherche un autre hébergement. Je ne paie un logement que lorsque je me sens à l’aise et convaincu que mes affaires seront en sécurité, comme dans n’importe quel hôtel.
Dans une auberge à dortoir, je place toujours mes objets de valeur dans le coffre fourni. S’il n’y a pas de coffre, je ne reste pas.
La raison principale de laisser mes biens dans la chambre plutôt que sur moi, c’est que le vol à la tire et la plupart des agressions se produisent à l’extérieur. Si je n’ai rien sur moi, je n’ai rien à perdre.
Porter tout avec soi augmente aussi le risque d’oublier quelque chose (sac à dos, ordinateur, passeport) dans un restaurant ou sur un site touristique. En ne transportant qu’un petit montant d’argent et mon appareil photo, je reste plus détendu et profite davantage de mon voyage, sachant que le pire scénario serait de perdre 50 $ et quelques photos.
Je porte toujours mon permis de conduire (il faut toujours une forme d’identification) et parfois la carte de visite d’un hôtel où je ne loge pas. Ainsi, en cas de vol ou de situation délicate, je ne donne pas l’adresse exacte de mon hébergement.
Partagez vos astuces ! Que gardez‑vous dans votre pince à billets, votre portefeuille, votre ceinture d’argent, votre trombone, votre sac à chaussures ou même votre soutien‑gorge en voyage ?




