Réflexions : 200 jours de voyage
Du Pacifique à l'Amérique centrale
En 200 jours de voyage à temps plein, nous avons vécu une aventure et une croissance extraordinaires. Le périple a commencé à Mazunte, sur la côte Pacifique du Mexique, et s’est poursuivi jusqu’à San Salvador, en traversant quatre pays. Nous avons exploré des grottes contenant des squelettes mayas, escaladé des volcans, nagé avec des requins et des raies dans les Caraïbes, et passé un mois dans un appartement en bord de mer à Playa del Carmen.
Nous avons affronté la dengue, la giardia, les punaises de lit, les nuées de moustiques et des maux d’estomac, tout en continuant à travailler à distance, à gérer des projets annexes, à bloguer intensivement et à finaliser la refonte du site globetrottergirls.com.
Les 100 jours suivants : le rythme du nomade
Nous avons maîtrisé le quotidien du nomade longue durée. Le travail à distance et l’exploration s’entrelacent sans effort, sans devoir « caser » du temps pour le blog. La vie sur la route reste spontanée mais rythmée : les bus à poulet filent comme des montagnes‑ruses, les tuk‑tuks deviennent familiers, les stands de street‑food sont des rituels quotidiens, et discuter ou négocier avec des inconnus se fait naturellement.
Les défis sanitaires persistent : dengue, giardia, punaises de lit, moustiques et troubles digestifs ont perturbé notre cadence. Nos escales à Todos Santos et Chichicastenango au Guatemala, ainsi qu’une semaine intense au Salvador, ont nécessité des périodes hors ligne et du rattrapage.
Sortir des sentiers battus
Voyager hors du « Gringo Trail » offre des expériences époustouflantes mais complique l’équilibre travail‑vie. En restant sur les routes touristiques, la connexion est plus simple, mais l’esprit d’explorateur s’émousse.
Antigua, au Guatemala, représente un jalon personnel : deux semaines empreintes de nostalgie. J’y avais vécu de 2001 à 2003, et j’y partageais des anecdotes avec Dani depuis 2006. Cette fois, elle a découvert la ville à mes côtés : travail, convalescence de la dengue, repas au restaurant, et recharge d’énergie pour la suite du voyage.
Nous avons savouré un mois complet dans l’appartement en bord de plage de Playa del Carmen, ponctuant nos journées de « pause déjeuner » au sable. Contrairement aux sandwichs pressés de Londres, chaque instant sur le sable était précieux, prolongeant notre séjour au Mexique à près de trois mois avant de partir vers le Belize.
Le Belize, le Guatemala et le Salvador nous ont enchantés. Malgré une tentative de vol de sac à Chimaltenango, la gentillesse des habitants persiste. Le Mexique reste le pays le plus chaleureux, mais de nouveaux liens se tissent partout.
Les contraintes du quotidien
Un point de friction : les repas au restaurant. Expliquer le végétarisme devient fastidieux (« poulet ? Poisson ? »). Cuisiner nécessite une location ou un house‑sit, rare en auberge. Nous sommes toutefois conscients de notre privilège face à la pauvreté qui sévit en Amérique centrale.
Le contraste entre richesse et pauvreté choque : à San Salvador, un homme pieds nus et ensanglanté évite une acheteuse luxueuse sortant d’une Lexus. À Chichicastenango, nous avons offert des chaussures à six garçons aux sandales usées et des cerfs‑volants à quinze enfants, préférant l’aide aux souvenirs.
Cette réalité aiguise notre empathie : maladies de base, chiens errants affamés ou blessés, et la rareté des animaux de compagnie. En Quiché, nous avons eu du mal à choisir qui aider en premier. Nous ne pouvons pas tout sauver, mais nous accueillons volontiers vos idées de bénévolat au Honduras, au Nicaragua, au Costa Rica ou au Panama.
Nous accélérons vers l’Amérique du Sud pour janvier/février, tout en retravaillant le site globetrottergirls.com afin d’améliorer la présentation du contenu. Vos retours sur le nouveau design sont les bienvenus ; abonnez‑vous pour recevoir les dernières publications par e‑mail.
200 jours se sont écoulés en un éclair. Prochaine étape : fin février 2022. Restez à l’écoute pour la suite du voyage.




