700 jours de voyage : réflexions sur les cent derniers jours
Voici notre septième réflexion après 100 jours de voyage ininterrompu. Après 700 jours sur la route, ce qui était au départ un simple périple s’est transformé en un véritable mode de vie, que nous n’avons aucune intention d’abandonner de sitôt.
Ces cent derniers jours ont été parmi les plus intenses et colorés de notre aventure, plongés au cœur du chaos, du glamour, des épices, des couleurs, des hauts, des bas, des chocs et de la sérénité de l’Asie du Sud‑Est.
Moments "Wow" à n’en plus finir
Il y a sept cents jours, nous aurions pu imaginer que nager avec des tigres de 200 lb ou baigner d’énormes éléphants dans une rivière seraient les sommets de l’aventure. Ce ne sont pourtant que quelques-unes des poussées d’adrénaline vécues au cours de ces cent derniers jours. Le Thaipusam, festival hindou de l’auto‑mortification en hommage aux dieux, a été tout aussi captivant – sans toutefois mettre nos vies en danger. (Regardez notre vidéo de Penang, Malaisie ici.)
La révélation la plus choquante a été la découverte des atrocités du régime des Khmers rouges au Cambodge. Arrivés avec peu de connaissances sur le génocide de Pol Pot, nous n’oublierons jamais les 9 000 crânes et les vêtements des victimes sur les champs de la mort, les horreurs de Tuol Sleng (une ancienne école transformée en prison de torture à Phnom Penh) ou les « Cavernes de la mort » près de Battambang.
Expériences de housesitting qui réchauffent le cœur
Nous développerons davantage notre passion pour le housesitting, qui a souvent redéfini notre itinéraire. Ces cent jours ont débuté par un housesit à Kuala Lumpur, où nous avons gardé ZZ, un chat excentrique appartenant à un couple d’expatriés canadiens. De façon inattendue, notre prochaine mission s’est trouvée à Chiang Mai : s’occuper de Fred, un petit chien doux mais sélectif (qui n’aime pas les hommes !) via notre plateforme favorite, Housecarers.com.
Pourquoi revenir à Chiang Mai ? Le voyage constant implique de nombreux au revoirs et peu de liens profonds. Le housesitting nous offre des animaux à câliner, un canapé confortable, une cuisine pour préparer et expérimenter, ainsi qu’un cadre propice au travail. En bref, cela nous aide à être productifs.
Sophistication ultime vs pauvreté absolue
Les contrastes de style de vie en Asie du Sud‑Est nous enseignent de grandes leçons. À l’échelle macro, on voit des longs trajets en bus thaïlandais, du raffiné Chiang Mai aux villages oubliés. Dans les mégapoles comme Kuala Lumpur ou Bangkok, les contrastes se lisent en un clin d’œil : méga‑centres commerciaux dominant des bidonvilles, Gucci à côté de stands de marché vendant des télécommandes d’occasion.
La Thaïlande et la Malaisie semblent plus avancées que le Cambodge, où nous avons conclu ces cent jours. Nous digérons encore la résilience du peuple khmer après le règne de Pol Pot – un quart de la population a été exterminé il y a plus de 40 ans. Un trajet de 150 km en bus prend cinq heures sur des routes cahoteuses, mais les progrès sont remarquables. Le voyage terrestre ici diffère totalement de celui de ses voisins.
Transport en Asie du Sud‑Est
Un atout majeur est la fiabilité des vols domestiques. En Amérique centrale, nous n’envisagerions jamais de prendre l’avion à l’intérieur d’un même pays, mais ici les vols rivalisent avec les trains et les bus.
Alors que les frontières aériennes s’effacent à 30 000 pieds, notre préféré a été la traversée terrestre épuisante de 22 heures entre la Thaïlande et le Cambodge (Chiang Mai → Battambang). Nous avons évité l’escroquerie notoire à la frontière. Après 700 jours, nous chérissons le voyage autant que la destination.
Se nourrir en Asie du Sud‑Est
Nous aimons observer les gens, leurs coutumes et les hébergements, mais la nourriture a été le vrai moteur de notre passion ces cent derniers jours. L’Asie du Sud‑Est est un véritable paradis pour les végétariens.
Gâtés par de nouvelles épices, saveurs et textures – sans parler des options occidentales qui rivalisent avec celles de chez nous – nous dégustons quotidiennement eau de coco et riz sans fatigue. La scène végétarienne de Chiang Mai a brillé, mais le Cambodge et la Malaisie nous ont également impressionnés. Consultez notre rubrique « Tops et Flops » pour les points forts.
Une découverte importante
Au départ, nous cherchions un paradis éternel. Après 700 jours, l’Asie du Sud‑Est n’est pas notre « paradis » ultime ; nous restons des latins dans l’âme, attirés par le Mexique, l’Italie, Paris et le côté épicé de Lisbonne. L’Amérique du Sud nous attend, un jour.
Ce que l’avenir nous réserve
Le ventre plein et l’esprit inspiré, nous partons pour l’Inde : cinq semaines au Kerala, puis retour aux États‑Unis pour un mariage et un housesit. Le Vietnam, les Philippines, l’Indonésie et la Birmanie nous tentent, mais l’Inde nous appelle maintenant. Après une escale à Singapour, nous serons en route.







