Hwamei chinois – Leucodioptron canorum, la grive rieuse mélodieuse
Écoutez le chant clair et varié de ce passereau, car il est souvent difficile à apercevoir. Timide, il ne s'approche pas facilement. Mesurant seulement 20 à 24 cm, son plumage roux‑brun, aux stries plus sombres, paraît ordinaire, mais son appel mélodieux le rend reconnaissable. Une caractéristique distinctive : un marque blanche autour des yeux qui s’étend vers l’arrière, d’où le nom chinois « hwamei », signifiant « sourcil peint ».
Nidification
Du printemps tardif à l’été, le hwamei construit de grands nids en forme de coupe, suspendus à plusieurs mètres du sol. Ils sont soigneusement tapissés d’herbes, de feuilles, de vrilles, de racines et même de frondes de fougère. L’oiseau y dépose de deux à cinq œufs bleuâtres.
Histoire de son introduction à Hawaï
On ignore depuis quand ce passereau est présent sur les îles. Il aurait probablement été introduit comme oiseau de cage par les immigrants des plantations de sucre chinoises. Selon une légende, il se serait échappé lors du grand incendie du Chinatown d’Honolulu en 1900. Toutefois, il est peu répandu aujourd’hui sur Oahu, et une lettre citée dans une monographie du Bishop Museum indique qu’il était déjà présent en 1896.
Répartition et habitat
Actuellement, le hwamei est commun sur Kauai, Maui et l’île d’Hawaii. Il occupe les broussailles, les forêts ouvertes, les forêts indigènes et exotiques, les parcs et les jardins, de la côte jusqu’à environ 1500 m d’altitude. Il se nourrit au sol parmi la litière, cherchant insectes, fruits et graines.
Impact écologique
Bien que le hwamei se soit bien implanté à Hawaï en tant qu’espèce exotique, il ne semble pas représenter une menace aussi importante que d’autres introductions.
* Le hwamei chinois était auparavant classé dans le genre garrulax canorus.




