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Entrevue de Julia Haile à Kansas City

Entrevue de Julia Haile à Kansas City

La chanteuse‑compositrice Julia Haile raconte ses lieux favoris après les concerts, les meilleures scènes de la région de Kansas City, ainsi que quelques secrets de son processus d’écriture et de ses inspirations personnelles.

Éléments rapides


Entrevue de Julia Haile à Kansas City

Lieu préféré pour se produire

« Pour une ambiance intime, j’adore jouer au Ça Va à Westport. »


Entrevue de Julia Haile à Kansas City

Spot préféré pour manger après le concert

« L’un de mes coups de cœur en ce moment, c’est Il Lazzarone : la pizza est excellente et le menu des cocktails est top. »


L’interview complète

Q : Kansas City regorge de salles, petites comme grandes, classiques ou ultramodernes. Quel est votre lieu préféré pour jouer ?

Il y en a beaucoup ! Pour une ambiance cosy, j’aime le Ça Va à Westport : bougies vacillantes, lumière tamisée, et un coin discret où l’on sent vraiment l’attention du public. En revanche, j’adore l’énergie du Crossroads KC, le lieu d’été par excellence. Les deux offrent des expériences très différentes mais toujours mémorables.

Q : Vous écrivez et interprétez vos propres chansons. Quel est le plus grand défi que vous avez rencontré ?

Chanter les titres d’autrui est simple, on se cache derrière leurs émotions. Créer et chanter ses propres morceaux, c’est se mettre à nu : on craint le jugement, on se demande comment les gens percevront nos parts d’âme. J’apprends encore à dépasser cette appréhension, à mêler expériences personnelles, imagination et histoires qui reflètent notre époque.

Q : Kansas City vit un moment décisif pour les arts. Quelle direction prenez‑vous pour la scène musicale ?

Je suis optimiste : la ville se développe, attire de nouveaux créateurs et propose de nouvelles salles, galeries et événements pour tous les goûts. Le dynamisme est palpable et promet de belles choses à venir.

Q : Vous êtes très au fait de la scène locale. Quels artistes émergent selon vous ?

Quand on joue régulièrement, il est parfois difficile d’aller voir les groupes qu’on aime, mais certains me marquent particulièrement. J’adore Boogaloo 7 ; les voir au Green Lady Lounge, c’est comme entrer dans un petit univers où la musique swinge à merveille. J’apprécie aussi The Grisly Hand et Lauren, dont la voix est un vrai plaisir. Lee Langston propose des morceaux soul, et The Conquerors nous offrent du rock ’n’ roll dans la même soirée.

Entrevue de Julia Haile à Kansas City

Q : Les First Fridays se sont étendus au quartier historique du jazz 18th & Vine. Quel impact cela aura‑t‑il sur KC ?

Ce développement est excellent pour la ville. Le quartier possède une histoire riche et une communauté qui l’a maintenu vivant. Mettre en avant 18th & Vine permet de faire connaître ces repères historiques et d’inspirer une nouvelle génération de musiciens à rester et créer ici.

Entrevue de Julia Haile à Kansas City

Q : Aujourd’hui les artistes ne se limitent plus à des genres stricts. Comment vous définissez‑vous en tant qu’artiste ?

Mon nouveau groupe, Hi‑Lüx, illustre bien cette évolution. On me demande souvent quel est notre son, et je n’ai pas toujours de réponse précise. Je travaille avec des musiciens hyper‑polyvalents qui savent tout faire tout en restant fidèles à leurs passions. C’est inspirant de voir cette liberté créative.

Q : Quel musicien ou groupe a le plus influencé votre parcours ?

Durant mon enfance, j’étais fascinée par Ella Fitzgerald : sa voix unique et magnifique m’a enseigné les bases du chant et de l’interprétation. Plus tard, j’ai trouvé une grande source d’inspiration chez la regrettée Amy Winehouse, notamment pour son approche de l’écriture de chansons, capable de peindre un tableau vivant de son univers.

Q : Quelle chanson écoutez‑vous en boucle, sans vous soucier de qui la connaît ?

En ce moment, l’album “Lemonade” de Beyoncé tourne en boucle. Parfois, je me laisse emporter par le disco des années 70. Et pour être totalement honnête, j’adore le morceau pop de Gwen Stefani, “Make Me Like You”.

Q : Si vous deviez faire découvrir le meilleur de KC à un visiteur en une journée, quel serait votre programme ?

Je commencerais par le petit déjeuner dans un coin discret, par exemple Happy Gillis. Ensuite, direction le Nelson‑Atkins Museum of Art pour explorer le Bloch Building. Après, une balade dans le Crossroads pour visiter les galeries et boutiques uniques, en terminant par un repas et, bien sûr, de la musique live.


Notes de voyage
  • En isolement

    JOUR 0 – TOUJOURS PRÊTÀ peine arrivés chez Chris, le sol était couvert d’un fouillis de matériel : des piles étiquetées « Entrée », « Sortie » et « Peut‑être ». Les décisions de dernière minute entraînent toujours un sur‑emballage, tout en oubliant parfois un élément essentiel.Les sacs remplis, Dave, Chris et Peachey ont quitté Cardiff pour rejoindre Greg à Gatwick. Nous l’avons trouvé encore en train de faire ses valises à l’aéroport, puis nous avons transporté nos bagages au comptoir du servic

  • Comprendre la peur et la dominer

    Dans le volume cinq de Sidetracked, Aldo Kane raconte son expérience au cœur de la zone rouge Ebola en Sierra Leone. Il y explore la peur et propose des stratégies pour la gérer face à l’extrême. Le choc du combat Nous nous sommes jetés à plat ventre dans le sable. Mes poumons hurlaient en essayant de faire passer l’air âcre à travers le filtre carbone de mon respirateur. La sueur s’accumulait sur mon masque, brûlait mes yeux. C’était le milieu de l’après‑midi, la température dépassait les 40 °

  • À la découverte du Xe Bang Fai : aventure souterraine au Laos

    Départ vers lAsie du Sud‑Est Nous avons traversé les collines du nord‑est de la Thaïlande, entre grottes karstiques et bols de khao soi dans de modestes cuisines. Nos packrafts Kokopelli nous semblaient indispensables, même si la saison sèche était exceptionnellement aride. Le premier « voyage fluvial » s’est transformé en une semaine de remorquage, mais la chance a vite tourné. Rencontre avec les experts australiens Un soir, deux Australiens, habitués des rivières d’Asie du Sud‑Est depuis plus