Le chemin le moins fréquenté vers le Machu Picchu
Mes amis disent souvent que mes vacances sont davantage axées sur l’aventure que sur la détente – randonnées éprouvantes au Népal ou en Alaska, plutôt que farniente sur la plage. Quand mon compagnon et moi avons déniché une offre imbattable sur Travelzoo pour des vols LAN Airlines vers le Pérou, nous avons délaissé le trajet en train facile jusqu’au Machu Picchu au profit d’une aventure plus immersive.
Choisir le moyen d’accès
Il existe plusieurs voies pour atteindre les ruines incas du Machu Picchu, selon votre emploi du temps, votre budget et votre condition physique. Aucun chemin routier ne mène directement au site ; l’option la plus simple est le train (Peru Rail ou Inca Rail) jusqu’à Agua Calientes, puis un bus navette de 20 minutes.
Disposant de temps, nous avons préféré laisser le rail de côté et partir à pied. Le légendaire Sentier Inca propose des itinéraires de 2 à 5 jours se terminant au Sun Gate, parmi des ruines, des forêts de nuages et de la toundra. Sa renommée entraîne toutefois foule et complications de permis – les nôtres étaient réservés plusieurs mois à l’avance.
Nous nous sommes donc tournés vers des alternatives sans permis. Le « Top six » de National Geographic propose des randonnées de 1 à 13 jours ; le parcours de 4 jours via Lares nous a séduit par son isolement, traversant de petites fermes incas où les habitants élèvent encore des lamas et plantent à la main les pommes de terre. Nous avons réservé avec Alpaca Expeditions et préparé notre équipement.
Conseils pour réussir le trek
Aucun athlète de haut niveau n’est requis – une forme physique modérée et une bonne endurance suffisent. Entraînez‑vous avec des randonnées d’une journée ou des séances créatives en salle, comme la montée d’escaliers avec charge. Nos journées duraient jusqu’à 8 heures, à 4 500 m d’altitude ; le manque d’oxygène provoquait maux de tête et fatigue, atténués par du Diamox (sur prescription) et quelques jours d’acclimatation à Cusco.
Le trajet Lares nous a offert une vraie solitude : quelques randonneurs parmi des sommets vertigineux, des lacs turquoise, des lamas, des alpagas et même des chinchillas. Nous avons même visité une maison traditionnelle inca.
Les nuits en tente nécessitaient sacs mummy et bouillottes d’eau chaude pour contrer le froid glacial. En hiver péruvien (l’été américain) il faut s’habiller en couches : journées chaudes, nuits glaciales. Équipement indispensable : bottes rodées, bâtons, matériel totalement imperméable.
L’événement principal : le Machu Picchu
Après le trek, nous avons passé la nuit à Agua Calientes et nous sommes levés à 5 h du matin pour la navette. Cela nous a permis d’éviter la foule et d’assister au lever du soleil depuis le Sun Gate.
Un guide nous a fait découvrir l’histoire du site et ses secrets. Nous avons ensuite gravi Huayna Picchu (permis supplémentaire de 25 $) pour profiter de panoramas époustouflants – chaque effort en valait la peine.
Ce trek a dévoilé la véritable vie inca du Pérou, rarement vue des touristes. Le Machu Picchu fascine, quel que soit le chemin emprunté.
Astuce Travelzoo : planifiez à l’avance – permis, trains et billets d’entrée s’épuisent plusieurs mois avant la date de départ.




