Assurance voyage et coronavirus (COVID‑19) : ce qu’il faut savoir
Contexte de la pandémie
La propagation rapide du coronavirus (COVID‑19) a suscité des inquiétudes chez les familles, les professionnels de santé, les décideurs et les voyageurs. Le CDC a alors déconseillé les déplacements non essentiels vers les zones à haut risque telles que la Chine, l’Iran, la Corée du Sud, l’Italie…
Impact sur la demande d’assurance
Lorsque le virus a atteint la Lombardie, épicentre italien, le Département d’État américain a publié un avis de voyage de niveau 3. Cette alerte a entraîné une hausse spectaculaire des demandes d’assurance annulation : « Nos appels ont grimpé de 400 % en une semaine », a déclaré Kasara Barto, porte-parole de Squaremouth.com, plateforme de comparaison d’assurances voyage.
Qu’est‑ce que l’assurance voyage ?
L’assurance voyage protège principalement contre deux scénarios : l’annulation avant le départ et l’interruption après le départ. L’annulation rembourse les frais non remboursables en cas d’imprévu (maladie, intempéries, catastrophe naturelle). L’interruption couvre les urgences médicales, les retards ou la perte de bagages, en remboursant la partie non utilisée du voyage.
Les contrats standards représentent généralement 4 à 10 % du coût total du séjour et incluent une couverture médicale de base ainsi que les garanties d’annulation et d’interruption.
Annulation due à une épidémie ?
Les polices classiques excluent la peur d’une maladie ou les préoccupations similaires. Pour plus de souplesse, il existe l’option « Cancel For Any Reason » (CFAR) qui permet d’annuler jusqu’à 2‑3 jours avant le départ avec un remboursement de 50 à 75 % du prix. Le CFAR augmente la prime de 50 à 60 % et n’est pas proposé par tous les assureurs ; Squaremouth propose des filtres pour le repérer.
Conditions du CFAR : souscription 1‑3 semaines après la réservation (au lieu de « à tout moment »), assurance à 100 % du coût du voyage, non disponible à New‑York.
Couverture en cas de contracter le COVID‑19 à l’étranger
La réponse dépend de chaque assureur. Beaucoup considèrent le COVID‑19 comme un « risque connu » à partir du 21 janvier 2020 et excluent donc la prise en charge, à l’image d’une assurance souscrite après la nomination d’un ouragan.
Si vous vous rendez dans une zone touchée, vérifiez les exclusions directement avec l’assureur. Une maladie survenue avant le départ peut toujours être couverte en cas d’annulation.
Pour les destinations à faible risque, la couverture médicale peut s’appliquer, à condition que le contrat ne contienne pas de clause d’exclusion pandémique. Des assureurs spécialisés, comme World Nomads, ne mentionnent pas de telles exclusions. Exemple : une semaine en Suisse coûte entre 72 $ et 118 $, avec une prise en charge médicale jusqu’à 100 000 $, une évacuation de 300 000‑500 $ et une interruption de 2 500‑10 000 $.
Éviter les mauvaises surprises
La plupart des assureurs offrent une période de grâce de 10 jours pendant laquelle vous pouvez obtenir un remboursement complet. « Le COVID‑19 est un territoire encore inexploré », souligne Sandberg, mais une comparaison rigoureuse et une vérification téléphonique vous permettront de choisir la protection adaptée à votre projet.




