Guide de voyage à Varanasi
Avant de commencer mon guide de voyage à Varanasi, je souhaite partager quelques faits essentiels.
Varanasi peut sembler sauvage, surtout pour ceux qui découvrent la culture indienne. Voir des corps en feu, des sadhus nus recouverts de cendre, peut intimider au point de ne pas vouloir quitter sa chambre d'hôtel. Malgré tout, Varanasi reste l'une des destinations les plus prisées d'Inde.
Avant de venir, parcourez des photos sur Google pour vérifier que vous voulez réellement visiter. Vous pouvez aussi lire nos conseils de voyage pour Varanasi.
Commençons ce guide et découvrons ce qui vous attend…
J'ai raconté à un conducteur d'auto‑rickshaw, dès mon arrivée, que Varanasi me rappelait Haridwar ou Rishikesh «sans montagnes». Il a simplement secoué la tête.
Avec le temps, en flânant jour après jour, j'ai compris que Varanasi n'était ni comme Haridwar, ni comme Rishikesh, ni comme aucune autre ville indienne. C’est l’une des plus anciennes cités habitées en continu au monde, datant du XIᵉ siècle av. J.-C., et elle possède son propre charme.

Guide de voyage à Varanasi
Lors d'un trajet en train de nuit de Delhi à Varanasi, j'ai demandé à un groupe d'étudiants de l'Université Hindoue de Benaras où loger pour ressentir «l’âme» de la ville. Ils m'ont recommandé le ghat discret d’Assi.
J'ai passé ma première nuit à Assi Ghat, un lieu simple où le Gange coulait paisiblement. Quelques bateliers tentaient de convaincre les touristes de faire une promenade en bateau.
Après avoir exploré plusieurs ghats, Assi s'est avéré n'être qu'une introduction timide à Varanasi. Les ghats de Manikarnika et de Brahma offrent, eux, une expérience plus impressionnante.
À Manikarnika, on croise de nombreux aghoris et entre 10 et 15 bûchers allumés simultanément, voilant le ciel d'une brume épaisse. «Ici même les morts revivent», a déclaré un brahmane local, ajoutant une touche dramatique.
Voyager à Varanasi a son propre charme, mais ce n’est pas pour les âmes sensibles.

Varanasi, une ville intense
Ne prenez pas le mot «dangerous» au sens littéral ; il renvoie aux expériences religieuses intenses que l’on peut vivre ici.
Varanasi est chaotique et sans compromis, reflétant les mythes surnaturels de la culture hindoue. Préparez‑vous.
Les voyageurs qui s’harmonisent avec la nature y trouvent une ville magique, tandis que d’autres peinent à rester longtemps.
Les rituels les plus intimes de la vie et de la mort se déroulent en public, et les sons, odeurs et images autour des ghats peuvent être envahissants. Persévérez.
J’ai observé au moins vingt bûchers à Manikarnika Ghat ; le spectacle était impressionnant.

Dans mon parcours touristique, j’ai découvert le tourisme d’aventure, écologique, culturel et religieux, mais rien d’aussi macabre.
Chaque jour, des corps sont incinérés à Manikarnika ; ce ghat réalise 80 crémations quotidiennes, parfois jusqu’à 180 les week‑ends.
Le fait que des touristes viennent observer ces crémations est à la fois étrange et fascinant.
Comment profiter au mieux de Varanasi
Au petit matin, les braises encore fumantes aux ghats donnent vie à l’image cliché de Varanasi : des familles et des sadhus entourant les bûchers, tous recouverts de cendre.
Comme dans toute ville historique indienne, le meilleur moyen de découvrir Varanasi est de prendre son temps. Essayez de ne pas surcharger votre programme.
Évitez les listes «Top 10 des attractions à Varanasi» et explorez la ville à votre rythme.

Au début, j’ai couru d’une attraction à l’autre en tuk‑tuk, mais cela ne m’a rien apporté. Le chaos m’a même déplu.

Une fois les sites majeurs visités (université BHU, temple Kashi Vishwanath, etc.), je n’ai eu d’autre choix que de flâner le long des ghats et des ruelles. C’est là que j’ai réellement senti l’âme de Varanasi.
Prendre le temps, voire ne rien faire, a été la meilleure façon de comprendre la ville.

Si vous voyagez en octobre‑novembre ou en mars, ne manquez pas les festivals majeurs : Diwali et Holi.
Où loger à Varanasi
La ville se divise en vieille ville et nouvelle ville.
Le meilleur quartier pour séjourner est la vieille ville, sur la rive ouest du Gange, qui débouche sur un labyrinthe de ruelles appelées «galis».
J’ai particulièrement apprécié un hôtel avec vue sur le fleuve, près de Meer Ghat, à deux pas du Dashashwamedh Ghat où se tient l’Aarti du soir.
Les chambres coûtent entre 300 et 800 roupies sur plus de 80 ghats. Les prix augmentent fortement en haute saison, et la disponibilité peut être limitée.

Comme je l’ai déjà indiqué, le meilleur moyen d’explorer Varanasi est de se laisser porter, sans itinéraire strict.
Voici quelques activités à ne pas manquer :
- Se promener le long des ghats
- Faire une balade en bateau au lever ou au coucher du soleil
- Participer à l’Aarti du soir
- Explorer les galis labyrinthiques
- Prendre le temps d’observer, sans agenda, la ville qui se dévoile
Comment se rendre à Varanasi
Se rendre à Varanasi est simple : bus, avion ou train.
En avion
L’aéroport le plus proche est Lal Bahadur Shastri, situé à Babatpur, à 26 km de la ville.
L’aéroport d’Allahabad, à 124 km (environ 2 h de route), propose également des vols économiques et de nombreuses liaisons vers Varanasi.
En bus
Varanasi bénéficie d’excellentes liaisons routières. Depuis Allahabad, Lucknow, Patna, Gorakhpur ou Ranchi (moins de 500 km), les bus sont fréquents. Les autoroutes nationales NH 2 et NH 28 relient Lucknow à Varanasi en 6‑7 heures.
De nombreuses compagnies desservent Benares (Université Hindoue de Banaras). De là, un tuk‑tuk vous amène aux ghats en 20 minutes.
En train
Le train reste une option pratique depuis Delhi ou d’autres grandes villes.
Les deux principales gares sont Varanasi Junction et Kashi Railway Station, bien reliées aux grandes métropoles indiennes.
Depuis Delhi, plusieurs trains assurent la liaison entre la gare d’Anand Vihar et Varanasi.




