Guide du voyageur : dans les montagnes de Karpenisi
Des peupliers géants, des forêts d’épicéas denses, des rivières, des gorges, des sentiers de montagne et des villages de pierre offrent une destination idéale pour les escapades automne/hiver.
Vallées, gorges et parois rocheuses imposantes, rivières qui se rejoignent, et forêts infinies de sapins, châtaigniers et peupliers majestueux. De petits villages, majoritairement construits en pierre, nichés sur les pentes et au pied du mont Kaliakouda et du mont Helidona complètent les paysages époustouflants et diversifiés de Karpenïsi.
Environ 2 500 habitants vivent en permanence dans ces villages, tandis que 8 500 personnes résident dans la ville de montagne de Karpenïsi, au cœur du continent grec.
Pour rejoindre les gorges et les villages, on traverse la ville qui, bien que marquée par quelques constructions anarchiques typiques de la campagne grecque, regorge de gens ouverts et chaleureux. Lorsqu’ils parlent rapidement, ils laissent parfois tomber des syllabes avec une certaine poésie. La ville possède une place bien entretenue, des routes à chauffage souterrain pour éviter le verglas en hiver, un skate‑park récent, une vie nocturne raffinée et de bonnes tavernes.
« Karpenïsi s’est d’abord fait connaître grâce au monastère de Panaghia Prousiotissa, puis plus tard grâce à la station de ski », raconte Vasso Skarmoutsou un dimanche matin au café‑bar Skala. À l’extérieur, devant l’hôtel Helvetia, un autocar décharge ses passagers qui se dirigent vers le monastère. La station de ski n’étant pas encore ouverte, aucun skieur n’est visible, seulement des hommes et des femmes élégamment vêtus et coiffés.
Scènes d’automne
En empruntant la route vers Potamia, les premiers kilomètres offrent plusieurs arrêts idéaux pour les familles, comme le Saloon – parc d’aventure et centre d’équitation – ainsi que des maisons d’hôtes dotées de terrains de jeux bien aménagés.
Des routes secondaires mènent aux villages de Potamia, la vallée étroite séparant les montagnes d’Helidona et de Kaliakouda. Le cours d’eau Karpenïsiotis le traverse, bordé de hauts peupliers et couvert de feuilles rouges, jaunes et brunes qui tombent à l’automne. Sur les pentes, les noyers, les châtaigniers et d’autres feuillus enrichissent la palette automnale, qui atteint son apogée fin novembre.
À Koryschades, l’architecture traditionnelle a été préservée grâce à un programme des années 1980 mené par l’Organisation nationale du tourisme (EOT). Aujourd’hui, cinq petites maisons d’hôtes accueillent les visiteurs, tandis que l’ancienne école primaire, située près de la place avec sa fontaine en pierre, abrite le Musée national de la résistance.
Ce lieu est symbolique : en mai 1944, les salles de classe de l’école furent utilisées pour les séances du Conseil national, assemblée législative convoquée après les élections secrètes tenues sous l’occupation des puissances de l’Axe.
Pour lire l’article complet, cliquez ici.




