Instagram vs Réalité : les coulisses de mes meilleures photos de voyage
Instagram montre une version soigneusement sélectionnée de la vie, mais il ne révèle que rarement l’histoire complète, surtout en photographie de voyage. En tant que blogueur voyage professionnel depuis plus de huit ans, je privilégie la transparence au‑delà du simple best‑of.
Dans cet article, je vous dévoile les défis, les imprévus et les efforts qui se cachent derrière certaines de mes photos de voyage les plus populaires sur Instagram. La sécurité reste ma priorité absolue : je ne promeus jamais de comportements téméraires, le vandalisme ou les risques inutiles pour obtenir un cliché.
Cela dit, sortir de ma zone de confort a souvent été la clé pour obtenir ces images.

Nager avec les requins
Pour réaliser ce cliché, j’ai pagayé jusqu’à une nuée de requins inoffensifs après des mois de planification autour des houles, des marées et du temps. J’ai conduit une heure chaque jour pendant cinq levers de soleil consécutifs jusqu’à ce que les conditions soient idéales : l’eau était cristalline uniquement ce jour‑là.
Bien que je sache que les requins ne représentaient aucun danger, le fait de ne pas pouvoir les voir clairement sous l’eau ajoutait une pointe d’adrénaline. La peur dans notre esprit dépasse souvent le danger réel, mais une bonne préparation rend la situation gérable.

La nature est effrayante !
Lors d’un road‑trip en Nouvelle‑Écosse, Canada, j’ai découvert un bus décoré de motoneiges colorées le long de la route. Inspiré par le « Magic Bus » de Christopher McCandless, je suis monté dessus pour la photo.
Ma principale inquiétude était la présence éventuelle d’habitants, mais j’ai plutôt croisé d’énormes araignées (ma plus grande phobie) et un nid d’abeilles dans l’une des motoneiges. Des mouches noires, de la taille de moustiques, m’ont piqué sans relâche, laissant des marques enflées. Les locaux ont ri en coin : survivre aux mouches noires, c’est le signe d’un vrai héros.

Fais comme si tu ne grelottais pas
Lors d’un voyage en famille à San Francisco, j’ai insisté pour photographier le coucher du soleil à cet endroit emblématique. En jupe et veste en jean, j’ai bravé un vent mordant et un froid qui ont poussé tout le monde à se réfugier dans la voiture, emmitouflés dans leurs manteaux et gants.

Les taons sont de véritables salauds
Voici comment j’ai obtenu ce cliché d’ambiance :
- J’ai parcouru 5 miles à vélo depuis le village en attendant l’arrivée d’une tempête.
- J’ai patienté une heure sur le bas‑côté pour un moment sans voitures.
- J’ai installé un trépied sur la route, déclenché à distance tout en restant dans le cadre.
- J’ai supporté des milliers de piqûres d’un taon persistant (légère exagération).
- J’ai repris le vélo à travers une averse d’orage.
Une journée mémorable !

Défilé en robe de bal sur un lac gelé à -30 °C
Pour une série photo, j’ai emporté ma robe de bal lors de plusieurs voyages. Le lac gelé du parc national Jasper au Canada était parfait pour un coucher de soleil : mes bottes de neige sous la robe gardaient mes pieds au chaud.

Islande
L’Islande nous a mis à rude épreuve : courir devant des tempêtes qui fermaient la Route du Cercle, perdre notre carte bancaire et voir le réchaud du van s’enflammer, brûlant les mains de Scott avec du propane. Il s’en est sorti avec de légères brûlures en le jetant avant que les rideaux ne prennent feu.
Cette prise de vue en longue exposition a dû affronter des vents de 80 km/h ; le dialogue interne nous a permis de tenir le trépied face à la cascade, en synchronisant les déclenchements entre les jets d’eau.

Nous avons cuisiné notre dernier repas à l’extérieur, sur ce site. Scott a fait un pas de travers : un chien a immédiatement dévoré notre dîner !

Visage coupable !

Alberta, Canada
Des abeilles ont envahi ma robe ; allergique et paniquée, j’ai dû rester immobile pendant qu’elles me plongeaient en piqûres.

Laguna Beach, CA
En visitant la tour pirate à marée basse lors d’une journée d’hiver, des vagues de 3‑5 m créaient des éclaboussures — une vague rebelle m’a trempé. Heureusement, je ne tenais pas la télécommande du drone !

Sud de la Californie
Parfait à première vue ? Après le coucher du soleil, des moustiques géants ont lancé une attaque massive.

Philippines
Après 50 heures de trajet aller‑retour, la pluie a dominé mes 10 jours de voyage — sauf ce jour ensoleillé que vous voyez. Aucun regret.

Si vous faites défiler Instagram, vous avez sûrement entendu parler du « Instagram Husband ». En solo‑voyageur (95 % de mes déplacements), j’ai maîtrisé l’auto‑photographie grâce à trépieds et télécommandes ; 80 % de ces clichés ont été réalisés sans assistance. La pratique et la patience sont essentielles.
Norvège
La peur des hauteurs de Scott l’a empêché de s’approcher suffisamment du bord pour ce cliché d’illusion de falaise. J’ai utilisé un trépied et un intervalomètre pour créer un autoportrait parfait.

Italie
Ignorant les regards des passants, j’ai installé mon trépied pour poser en maillot de bain sur ce spot très fréquenté. Mieux vaut ma vision que celle d’un inconnu. La confiance corporelle est un travail en cours.

Californie
Cliché solo après plusieurs semaines de planification des marées. J’ai conduit trois heures et escaladé une falaise pour accéder au coucher de soleil dans cette grotte.

Pour des conseils photo en solo, lisez mon guide comment prendre des photos incroyables en solo et suivez‑moi sur Instagram !




