Sommets à gravir le week‑end
Tous les sommets majestueux ne nécessitent pas d’équipement technique, de porteurs ou de cordes. Ces pics impressionnants, accessibles, prouvent qu’on peut atteindre des hauteurs légendaires avec de bonnes bottes et une préparation adéquate – sans jamais sous‑estimer leurs difficultés.
Mont Elbrouz, Russie
Le plus haut sommet d’Europe, le Mont Elbrouz (5 642 m), se dresse loin des massifs alpins bondés. Situé à la frontière russo‑géorgienne, au cœur du Caucase, ses glaciers et son isolement impressionnent, mais l’ascension ne comporte pas de difficultés techniques majeures. Un téléphérique monte à 3 800 m ; le départ habituel se fait du camp 11, suivi d’une poussée de huit heures jusqu’au sommet. On part de la station de téléphérique d’Azau ou des refuges Barrels. Attention : en 2004, 48 personnes ont perdu la vie – le temps et l’altitude exigent du respect.
Mont Olympe, Grèce
Gravissez la demeure mythique des dieux olympiens sur le plus haut sommet de Grèce. L’itinéraire de deux jours vers Mytikas (2 918 m) débute à Prionia, à 18 km de Litochoro. Après 2,5 h de marche, on atteint le refuge A, puis trois heures supplémentaires jusqu’au sommet – n’oubliez pas de signer le registre ! Le retour depuis le refuge A se fait en deux jours.
Gunung Bromo, Indonésie
Dans le vaste cratère de Tengger, sur Java, s’élèvent trois cônes volcaniques, dont le fumant Gunung Bromo (2 392 m) est la star. La voie la plus fréquentée part de Cemoro Lawang (via Probolinggo) et traverse la « Mer de sable » jusqu’au bord du cratère en environ une heure. Il faut planifier l’ascension pour le lever du soleil. Des minibus partent de Solo ou Yogyakarta pour 100 000–150 000 IDR.
Jebel Toubkal, Maroc
Le « toit » de l’Afrique du Nord, le Jebel Toubkal (4 167 m), accueille les randonneurs. Depuis Imlil (à deux heures de route de Marrakech), on marche cinq heures jusqu’au refuge Toubkal (3 200 m). Le sommet et le retour se font en une journée, en affrontant les pentes de gravier traîtresses, semblables à du sable mouvant. Un taxi vous conduit à Imlil ; la descente en « scree‑surfing » est une expérience unique.
Table Mountain, Afrique du Sud
Le sommet emblématique de Cape Town, plat à 1 086 m, offre plus de 300 sentiers. Le gorge Platteklip propose l’ascension directe en deux à trois heures. Pour des pentes plus douces, empruntez le plus long Jeep Track via le Back Table. La descente se fait en quelques minutes en téléphérique – un café au sommet vous attend (mais cher).
Ben Nevis, Écosse
Le géant britannique de 1 344 m attire les foules via le Mountain Track. Les experts privilégient la crête spectaculaire du Carn Mór Dearg. Le point de départ est Fort William ; une carte est indispensable, le temps change rapidement – des abandons et des décès surviennent. Une fois accro, il reste 283 Munros à gravir.
Mont Sinaï, Égypte
Suivez le sentier de Moïse jusqu’au pic de 2 285 m de la péninsule du Sinaï pour admirer le lever du soleil. Le départ se fait au monastère Sainte-Catherine (site UNESCO) : le sentier à dos de chameau (deux heures) ou les « Escaliers du Repentir » (3 750 marches). Emportez sac de couchage et vêtements chauds ; un hébergement se trouve à proximité.
Mont Fuji, Japon
Icône du Japon de 3 776 m, visible depuis Tokyo, le Fuji accueille des millions de visiteurs chaque année. L’ascension se fait de juillet à août depuis le 5e station de Kawaguchiko (bus de 2,5 h depuis Shinjuku) ; il faut 4,5 h pour atteindre le sommet et le lever du soleil. Visitez hors saison pour éviter la foule.
Half Dome, États‑Unis
Le monolithe en forme de vague du parc Yosemite attire les randonneurs. Depuis les Happy Isles, on gagne plus de 1 000 m jusqu’au sommet en empruntant les câbles en acier sur la dernière section exposée. On peut faire la journée complète ou camper à proximité. Les novices doivent emporter une lampe frontale et de l’eau supplémentaire ; les gardes n’interviennent qu’en cas d’urgence. Des panoramas à couper le souffle vous attendent.
Cet article est extrait de « 1000 Ultimate Experiences » de Lonely Planet.




