Comment franchir la barrière linguistique en voyage
Voyager dans un pays où l’on parle une langue étrangère peut être difficile, même pour ceux qui la maîtrisent. Les dialectes régionaux, l’argot et les connotations diffèrent souvent de ce que l’on connaît. Lire dans une langue étrangère ajoute une couche supplémentaire de complexité.
Au printemps 2014, j’ai entrepris une aventure de quatre mois à Vérone, où je vivais à plein temps chez une famille italienne. J’étais enthousiaste à l’idée de m’immerger dans la culture italienne aux côtés d’un couple véronais, mais la barrière linguistique était bien présente. Arrivé avec seulement trois mots d’italien, la réalité m’a rapidement rattrapé dès le décollage.
Mes hôtes, Marina et Alle, m’ont accueilli à l’aéroport avec des câlins en disant : « Ciao, Kelly. Nous ne parlons pas du tout anglais. » Mon cœur s’est serré : la situation était plus compliquée que prévu.
Pour les voyageurs confrontés aux mêmes difficultés, voici les astuces pratiques que j’ai apprises pour combler le fossé linguistique :
1. Préparer les phrases essentielles avant le départ
La barrière existe quoi qu’il arrive, mais commencer avec des expressions clés fait toute la différence. Avant l’Italie, j’ai utilisé les disques audio « Italian for Dummies » pour travailler la prononciation pendant le trajet.
Téléchargez l’application gratuite Duolingo pour des leçons ludiques. Défiez vos amis ou votre famille afin de développer vos compétences avant le voyage.
2. Emporter un appareil portable avec accès Wi‑Fi
Mon iPhone était indispensable à Vérone : ma bouée de sauvetage pour des traductions rapides via Google Traduction lors des dîners ou des sorties avec la famille d’accueil.
En ville, trouvez le Wi‑Fi dans les points d’accès, cafés ou hôtels pour obtenir de l’aide instantanée. Google Traduction excelle en texte, parole et prononciation, ce qui en fait le meilleur compagnon de voyage.
Photo de Flickr par vincentq
3. Choisir un appareil fonctionnant hors ligne
Le Wi‑Fi n’est pas toujours disponible, il faut donc privilégier les applications de dictionnaire hors ligne. Recherchez dans votre magasin d’applications des dictionnaires téléchargeables : moins fluides que Google Traduction, mais fiables pour les bases.
4. Emporter un dictionnaire de poche
Lorsque les appareils tombent en panne ou sont indisponibles, un dictionnaire de poche sauve la mise. Mon « Lonely Planet Pocket Italian Dictionary » était aussi précieux que mon passeport, idéal pour des consultations rapides.
5. Maîtriser les indications de base et utiliser les applis de traduction
Lire les panneaux ou demander son chemin est souvent difficile. Apprenez à dire et épeler gauche, droite et tout droit dans la langue locale. Gardez le nom de votre destination et une carte à portée de main pour que les habitants puissent vous aider.
Pour les textes imprimés, essayez World Lens (intégré aujourd’hui à Google Traduction), qui utilise la caméra pour des traductions en temps réel. Attention : l’application est payante et ne couvre pas toutes les langues ; elle doit rester un complément.
À la fin de mon séjour, Marina, Alle et moi avions des conversations complètes pendant le dîner. Je parcourais les rues et commandais les repas en toute confiance. Grâce à des cours d’italien quotidiens, j’ai progressé rapidement ; la plupart des voyageurs n’ont pas ce luxe, ils comptent donc sur les applis, les dictionnaires et les habitants.
Surmonter les barrières linguistiques n’est pas chose aisée, mais cela fait partie de l’aventure. Image principale par Nick_Nick / Shutterstock.com





