Comment entrer au Japon : visas, séjour et démarches
Voici une introduction claire au système d’immigration japonais. Pour un conseil officiel, contactez l’ambassade ou le consulat du Japon le plus proche, ou le Bureau de l’immigration sur place.
Table des matières
- Visiteurs temporaires (touristes et voyageurs d’affaires)
- Séjours prolongés pour les personnes aisées
- Travailler au Japon
- Étudier au Japon
- Conjoints de ressortissants japonais
- Vivre durablement au Japon
Visiteurs temporaires (touristes et voyageurs d’affaires)
Tous les étrangers sont identifiés (empreintes digitales et photo) à leur arrivée, à l’exception des moins de 16 ans et de certains groupes (diplomates, dignitaires).
Chaque visiteur reçoit un statut de résidence. Le plus courant est « visiteur temporaire » pour les séjours touristiques ou d’affaires.
Si vous êtes citoyen d’un des plus de 50 pays bénéficiant d’une exemption de visa, un passeport valide suffit. Sinon, il faut obtenir un visa avant le départ. La durée maximale autorisée est généralement de 90 jours.
Les ressortissants d’Autriche, d’Allemagne, d’Irlande, du Liechtenstein, du Mexique, de Suisse et du Royaume‑Uni peuvent demander une extension jusqu’à six mois auprès d’un bureau d’immigration.
Les visiteurs temporaires ne peuvent pas exercer d’activité rémunérée, à l’exception d’études de courte durée dans une école de langue japonaise.
Il est obligatoire de porter son passeport en permanence.
Séjours prolongés pour les personnes aisées
Les citoyens des pays exemptés de visa disposant d’économies supérieures à 30 millions de yens (et leur conjoint) peuvent demander un visa d’un an pour tourisme ou loisirs, sans activité rémunérée.
Travailler au Japon
Emplois de col blanc
Pour travailler, il faut obtenir un visa de travail auprès d’une ambassade ou d’un consulat. Plus d’une douzaine de statuts existent, chacun limité à un secteur professionnel précis (journalisme, arts, recherche, enseignement, ingénierie, divertissement, gestion, services internationaux, etc.).
Un diplôme universitaire ou une expérience professionnelle solide dans le domaine concerné est généralement requis, ainsi qu’un employeur japonais qui agit comme sponsor. La durée du permis varie de 4 mois à 5 ans et est renouvelable.
Les conjoints et enfants peuvent obtenir un visa de dépendant ; ils ne peuvent pas travailler sauf autorisation spéciale, et alors, seulement un nombre limité d’heures par semaine.
Autres emplois et programmes de formation
Le statut « Compétences spécifiques » (Specified Skills) couvre plus d’une douzaine de secteurs (construction, hôtellerie, soins infirmiers, fabrication, etc.). Aucun diplôme n’est exigé, mais il faut réussir un test de compétences techniques et connaître le japonais. Deux catégories existent :
- Type 1 : séjour jusqu’à 5 ans, pas de regroupement familial.
- Type 2 : séjour illimité, possibilité de faire venir la famille. Le passage du type 1 au type 2 est possible après 5 ans.
Le Technical Intern Training Program permet aux travailleurs étrangers d’acquérir des compétences spécifiques au Japon. Après quelques années, ils peuvent évoluer vers le statut « Compétences spécifiques » type 1.
Vacances‑travail
Ce visa spécial autorise les jeunes de 18 à 30 ans de certains pays (Australie, Canada, Danemark, Allemagne, France, Irlande, Corée, Nouvelle‑Zélande, Royaume‑Uni, etc.) à travailler et voyager simultanément au Japon.
Étudier au Japon
Pour des études de longue durée (hors cours de langue de courte durée), il faut un visa étudiant délivré par une ambassade ou un consulat. Il faut une lettre d’admission d’une institution japonaise et la preuve de ressources financières suffisantes.
La durée du séjour varie de 3 mois à 4 ans et 3 mois, renouvelable tant que les conditions restent remplies. Les étudiants ne peuvent pas travailler, sauf autorisation spéciale, et alors seulement un nombre limité d’heures hebdomadaires.
Conjoints de ressortissants japonais
Les étrangers mariés à un citoyen japonais ou à un résident permanent peuvent obtenir un visa de conjoint, qui autorise toute activité rémunérée. La validité du titre varie de 6 mois à 5 ans, renouvelable.
Vivre durablement au Japon
Carte de séjour
À leur arrivée dans les aéroports principaux (Narita, Haneda, Kansai, Chubu) ou à la municipalité d’arrivée, les nouveaux résidents reçoivent une carte de séjour. Ce document est indispensable pour ouvrir un compte bancaire, souscrire un forfait mobile, convertir un permis de conduire, etc. Il doit être porté en permanence.
Renouvellement du titre de séjour
La plupart des statuts permettent de rester entre 3 mois et 5 ans. Pour prolonger le séjour, il faut déposer une demande de renouvellement auprès d’un bureau d’immigration avant l’expiration du titre actuel. La procédure est simple si les conditions restent remplies ; le traitement dure quelques jours à quelques semaines, et le séjour reste légal pendant ce délai.
Changement de statut de résidence
Il est possible de modifier son statut (par ex. d’étudiant à ingénieur) dans un bureau d’immigration au Japon, en fournissant des documents similaires à ceux requis pour un visa à l’étranger.
Permis de ré‑entrée
Les résidents qui souhaitent quitter le Japon plus d’un an doivent obtenir un permis de ré‑entrée, sinon ils perdent leur statut. Pour une absence inférieure à un an, aucun permis n’est nécessaire.
Résidence permanente
Après plusieurs années de séjour continu (1‑5 ans pour les professionnels hautement qualifiés ou les conjoints, 10 ans pour les autres), les résidents pouvant démontrer une bonne conduite et des moyens d’existence suffisants peuvent demander la résidence permanente, qui est illimitée et autorise toute activité rémunérée.
Naturalisation
Après au moins cinq années de résidence continue (moins si marié à un Japonais), sans antécédents contraires, avec des ressources suffisantes et la volonté de renoncer à toute autre nationalité, il est possible d’obtenir la citoyenneté japonaise.




