Rencontrez la directrice artistique Julia Reed
Ravie d’accueillir la journaliste de longue date, auteure et voix irrévérencieuse du Sud – Julia Reed – qui partage ses tendances de voyage avec Fathom.
Ville natale
Je suis née à Greenville, Mississippi. J’ai vécu à New York pendant 20 ans et je réside aujourd’hui à La Nouvelle-Orléans.
Profession
Journaliste, auteure, directrice artistique.
Destinations favorites
Il y en a tant ! Londres, Rome, Madrid, la côte ouest de l’Irlande ; le Kenya et la Tanzanie pour les safaris. En Amérique du Nord, Chicago, Los Angeles, San Francisco me fascinent.
Voyages rêvés
J’ai souvent fait des allers‑retours rapides à Boston pour le travail. J’aimerais y passer plus de temps, puis explorer le Cap, le Maine et le Vermont, où mes amis Rogan et Abby Lechthaler tiennent le restaurant The Downtown Grocery. Plus loin, le Chili (Pablo Neruda y célèbre les paysages), l’Inde, le Vietnam, le Laos m’appellent.
Rituels de voyage insolites
Aucun – je prends simplement quelques livres, des écouteurs, et je saute dans l’avion.
Relaxation en vol
Je suis déjà au plus calme à bord. Le temps suspendu, l’interdiction du téléphone portable et le silence à 20 000 pieds me permettent d’écrire beaucoup.
Essentiels en bagage à main
Trois ou quatre livres (souvent un guide ou un roman sur la destination), un petit sac en bronze de Trish McEvoy contenant crème pour les yeux, rouge à lèvres, correcteur, brosse à dents, du maquillage Shiseido, un pull ou une écharpe en cachemire, mon iPad, un carnet en cuir Hermès, deux ou trois carnets Moleskine et plusieurs Sharpies.
Conciergerie ou bricolage ?
Ça dépend. Les meilleurs concierges, comme Sandro Marcal du Soho Hotel à Londres, peuvent décrocher les restaurants les plus difficiles d’accès ou récupérer des objets perdus (il m’a même renvoyé un chapeau oublié grâce à un coursier à moto).
Voir tout ou prendre son temps ?
Encore une fois, cela varie. J’aime visiter musées et galeries – je viens de passer de belles heures à l’Art Institute de Chicago – mais rien ne vaut un long déjeuner tranquille, qui est aussi une façon de “voir tout”. À Chicago, j’adore le Blackbird pour un déjeuner du vendredi et le magasin RL pour le samedi.
Conduire ou être conduit ?
Un week‑end à Hong Kong a commencé en beauté dans une Bentley qui m’a conduit de l’aéroport à l’hôtel Regent. En Irlande ou dans la campagne française ou anglaise, je préfère ma propre voiture pour explorer les petites routes à mon rythme. J’aime aussi marcher le plus possible en ville.
Héros de voyage
Aujourd’hui, personne n’écrit autant sur la nourriture et le voyage que Calvin Trillin. J’admire aussi A. J. Leibling pour ses récits de Paris et de la Louisiane. Relire Hemingway – Le Festin nuptial ou Mort dans l’après‑midi – me pousse à retourner en France et en Espagne. Hemingway était le voyageur curieux et intrépide que je vénère, tout comme Somerset Maugham.
Le plus étrange aperçu
J’ai vu des bâtiments détruits à Kaboul, des scorpions dans ma chambre d’hôtel, des girafes‑bébés broutant près d’une tente au Kenya, des flamants roses en Tanzanie… rien ne me paraît vraiment étrange, seulement fascinant.
Meilleur service d’hôtel
Je suis fan de savons et de gels de bain luxueux – oubliez le savon en papier du Holiday Inn. Les produits Miller Harris du Soho Hotel à Londres ou les barres de savon du Carlyle à New York sont incomparables.
Rêve culinaire
Je me souviens d’un repas sur une falaise en Guadeloupe, où le propriétaire a grillé un vivaneau fraîchement pêché, servi avec du fruit à pain sauté, des champignons sauvages et du vin blanc sec – un véritable paradis. Un autre souvenir rêveur : la variété de fruits de mer à la plancha du restaurant La Trainera à Madrid.
Petits plaisirs
Partout où je vais, je visite les pharmacies locales ; leurs savons et remèdes miracles sont des trésors. À mon arrivée, je décortique les cartes et arpente les rues à pied.
Souvenirs à ramener
Coquillages, nids d’oiseaux, plumes… En Afrique, j’ai pris un nid d’oiseau tisserand malgré l’interdiction. J’ai rapporté des coquillages de Cuba, des coquillages de la Barbade et du jambon Serrano d’Espagne, même si les autorités américaines le découragent.
Pourquoi je retourne à Moscou
Ce ne sera jamais assez tôt : Moscou manque de romantisme comparée à Saint‑Pétersbourg, qui en déborde.
Motivation du voyage
Je voyage pour la romance du lieu, des gens et de l’expérience elle‑même.




