9 règles d’étiquette sur les pourboires à connaître avant de voyager
1. Ayez toujours la monnaie locale
Être prêt à couvrir les dépenses imprévues est essentiel pour un voyage organisé. Utilisez toujours la monnaie du pays : le change coûte souvent le prestataire de service et il ne pourra pas rendre la monnaie en devises étrangères. De plus, il est rarement possible d’ajouter un pourboire avec une carte bancaire (ex. : Starbucks).
2. Sachez quand ne pas donner de pourboire
Dans certains pays (Japon, Chine, Corée du Sud, Polynésie française) le service excellent est considéré comme normal et un pourboire peut être perçu comme une insulte. Si vous décidez d’en offrir, glissez le billet dans une enveloppe, utilisez les deux mains et accompagnez le geste d’une inclinaison ou d’un hochement de tête selon les coutumes locales. Demandez toujours : « Puis-je vous offrir un pourboire en signe de reconnaissance ? » et acceptez un refus avec discrétion.
En Polynésie française, le pourboire est souvent jugé impoli ; mieux vaut s’abstenir.
3. Ne donnez un pourboire que pour un service rendu
En Inde, assurez‑vous d’avoir réellement reçu une aide méritant un pourboire. Certains mendiants demandent de l’argent ; offrir une somme dans ce contexte peut envoyer le mauvais message. Privilégiez l’achat de leurs produits ou l’embauche pour une petite tâche.
4. Vérifiez la facture avant de donner
Dans le Royaume‑Uni, le Chili, le Brésil, le Portugal et de nombreux autres pays, un « service charge » est souvent déjà inclus. À Dubaï, ce supplément va au propriétaire, pas au serveur ; pensez à donner un pourboire supplémentaire en main propre. Distinguiez toujours « service charge » (pour le personnel) de « taxe » (pour l’État).
Au Brésil, le pourboire n’est pas obligatoire mais apprécié en raison des bas salaires ; dans les zones touristiques il est plus fréquent.
5. Quand il est possible d’ajouter davantage
En Islande, le pourboire n’est ni attendu ni requis ; un supplément de 10‑15 % est apprécié si le service a été excellent. Au Royaume‑Uni, laisser 10‑15 % est courant, mais vérifiez d’abord si un service charge de 12,5 % est déjà présent. Pour les taxis londoniens, 10‑15 % du tarif est la norme ; arrondir au livre supérieure et dire « gardez la monnaie » est également accepté.
6. Pays où le pourboire est attendu
En Afrique du Sud, il est habituel de laisser un pourboire au serveur, au personnel de ménage, au guide touristique et au chauffeur de taxi. Vérifiez toujours si le service est déjà compris, notamment dans les spas.
En Israël, 10‑12 % pour les serveurs et barmans, 15 % pour un service exceptionnel, 20 % garantit un traitement de faveur.
7. Utilisez votre jugement
À Cuba, le pourboire est apprécié mais reste à votre discrétion : 0,50 CUC par bagage pour le portier, 1 CUC par jour pour le service de ménage, 10‑15 % de la note au restaurant (vérifier s’il est déjà inclus). En Thaïlande, privilégiez le paiement en espèces directes au serveur, au masseur ou au guide. En Australie, les prix incluent taxes et frais de service ; le pourboire n’est pas obligatoire, mais un petit geste au portier est bien vu.
8. Pays où le pourboire est rare voire inutile
En Belgique, Danemark, Suisse et d’autres pays européens riches, le personnel est déjà bien rémunéré et la facture comporte généralement un service charge. Un petit pourboire est possible mais rarement attendu.
En Danemark, aucune pratique de pourboire n’est requise pour les taxis, les porteurs ou les barmans. En Suisse, la loi fédérale impose l’inclusion de tous les frais de service dans le prix affiché.
9. Exceptions européennes
Certains pays d’Europe du Sud maintiennent une tradition de pourboire : Grèce, République tchèque, Espagne, Italie, etc. En Grèce, laisser 5‑10 % dans les restaurants ou pour les taxis est très apprécié ; il est également poli de donner quelques euros au personnel d’hôtel ou au guide.
En résumé, adaptez toujours votre geste aux coutumes locales, vérifiez les factures et privilégiez la discrétion.




