Questions‑réponses de KC avec Chase McAnulty
Image via Facebook.com/charliehustleshop
Chase McAnulty, fondateur et PDG de Charlie Hustle, parle du style rétro, de son travail dans le Crossroads Arts District et de l’origine du "KC Heart".
POINTS RAPIDES
Restaurant préféré méconnu
"Il a quelque chose à offrir aux gourmets en quête d’expérience ainsi que des plaisirs agréables pour tout le monde."
Endroit préféré pour exhiber à Kansas City
"Nous essayons d’assister à un match des Royals au The K."
Tradition KC favorite
"Nous vivons dans le quartier Westside, alors c’est amusant de voir les gens faire la queue pour acheter les fameuses chaussons au fromage fraîchement cuits."
L’interview complète
Q : Beaucoup de gens pensent que Charlie Hustle est une vraie personne, et que cette personne, c’est vous. Pouvez‑vous clarifier ? Qui est Charlie Hustle ?
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Charlie Hustle est en fait la matérialisation de nombreuses inspirations personnelles. J’ai grandi fasciné par une marque de Boston appelée Johnny Cupcakes. Leur sous‑culture me semblait incroyablement cool et le nom roulait sur la langue. Le surnom "Charlie Hustle" a longtemps circulé, surtout dans le sport… par exemple Pete Rose — et j’ai toujours été un grand fan de sport.
En combinant cela avec l’« entrepreneurial hustle » de notre marque, le nom prenait tout son sens. En bref, c’est un nom qui me parlait.
Q : Charlie Hustle est sans doute l’une des marques les plus populaires de KC. Il doit y avoir une histoire passionnante derrière son lancement, non ?
En fait, c’est assez organique, comme beaucoup de startups. Au lycée et à l’université, je collectionnais des T‑shirts vintage – des maillots des Royals de 1985, des t‑shirts de concerts… tout ce qui raconte une histoire. Cela peut ne pas sembler vintage pour certains, mais c’est mon passé.
Je recevais des cartons de T‑shirts de divers « rag houses » du monde entier et je les triais dans le sous‑sol de mes parents, mon appartement d’étudiant, etc. En suivant des cours de design à la Kansas City Art Institute, j’ai commencé à créer mes propres T‑shirts, inspirés par la simplicité créative des années 70‑80. J’adorais la coupe et la texture, et je voulais les ramener. Le compliment le plus fréquent : « Ces chemises sont tellement douces ! »
Le tee "KC Heart" est devenu presque synonyme du style et de la culture de Kansas City. D’où vient ce concept et à quelle vitesse a‑t‑il décollé ?
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Le cœur KC n’est pas une invention récente. Les chemins de fer arboraient un cœur KC sur leurs épingles dès les années 1900, la Plaza avait des cœurs gravés sur les poteaux d’éclairage dans les années 50‑60, et les Monarchs portaient un écusson sur leurs maillots. Il était donc logique de le mettre à l’honneur.
C’était le dernier design ajouté à la collection au lancement. Nous l’avions prévu comme un hommage à la ville, sans imaginer qu’il deviendrait l’icône qu’il est aujourd’hui. Une série d’événements, notamment le parcours des Royals en Série mondiale 2014, a amplifié son succès. Paul Rudd l’a même mentionné à la télévision comme son "shirt porte‑chance". Le design a incarné la fierté civique, nous l’avons alors orienté vers une approche plus locale, ce qui a renforcé notre position.
Q : CH collabore avec de nombreuses entreprises locales pour créer des T‑shirts personnalisés. À quoi ressemble ce processus de collaboration du début à la fin ?
Il y a beaucoup d’excellentes entreprises à Kansas City à célébrer, certaines sont bien plus anciennes que nous. C’est une opportunité de se nourrir mutuellement et de faire grandir les marques – comme le beurre de cacahuète et la confiture. Quand deux bonnes choses se rencontrent, cela a tout simplement du sens.
Q : Récemment, CH a ouvert un espace de vente permanent, élargi sa collection (barbecue, Chiefs…) et augmenté son offre de vêtements universitaires. Quels sont les prochains projets de CH ?
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C’est la partie excitante pour moi en tant que chef d’entreprise. Il est temps de « mettre nos grands pantalons » et de devenir une vraie société. Nous travaillons sur des stratégies de croissance tout en mettant en place des processus pour devenir plus structurés. Nous avons une équipe jeune et talentueuse qui dépasse mes attentes, et c’est formidable d’explorer leurs idées et de travailler ensemble.
Nous affinons ce qui a du sens pour notre marque, tout en visant à diffuser notre culture à l’échelle régionale et nationale, notamment en obtenant davantage de licences universitaires pour pénétrer de nouveaux marchés.
Q : Des partenariats intéressants à l’horizon ?
Nous nous concentrons sur l’obtention d’une licence pour KU et préparons le lancement d’une grande campagne avec l’Alumni Association en février. J’ai commencé CH en vivant à Lawrence, en marchant sur Mass Street, et je pensais qu’il fallait plus de concurrence. En tant que fan de Jayhawk, ce partenariat est une joie personnelle et sera bénéfique pour les deux marques.
Q : Le magasin CH se situe à Country Club Plaza tandis que les bureaux sont dans le Crossroads Arts District, deux zones qui ont connu une forte croissance ces dernières années. Comment CH se voit‑elle dans ces deux communautés ?

C’est avant tout une question d’emplacement. Le meilleur endroit pour faire du shopping à KC est sans doute le Country Club Plaza. Pourquoi ne pas y installer un magasin qui bénéficie du plus grand flux de piétons ? Cela semblait naturel et correspondait à la vision de la direction du Plaza.
Nous vivons aussi au centre‑ville, ce qui rend le trajet domicile‑travail facile, voire à pied lorsqu’il fait beau. Le Crossroads Arts District accueille créateurs, artisans, faiseurs de tout genre – c’est le cœur de la révolution culturelle de KC. Avoir nos bureaux là‑bas nous permet de vivre au quotidien cette dynamique.
Q : Le style vintage est essentiel à la formule de design de CH. Comment votre équipe décide‑t‑elle d’adopter tel ou tel look ?
Gérer la vision de l’entreprise est crucial pour moi. Nous avons la chance d’avoir un talent exceptionnel dans notre équipe. La formule est simple : « Qu’est‑ce qui a le plus de sens ? Qu’est‑ce qui se vendra ? Correspond‑il à la marque ? »
Nous utilisons souvent notre personnel comme un marché‑test impartial, ce qui nous fournit de précieux retours avant de lancer un produit au public.
Q : Le sport et les souvenirs sportifs influencent fortement CH. Qu’est‑ce qui vous attire dans ce style nostalgique ?
L’expérience et l’atmosphère sont primordiales. Les souvenirs représentent une partie de cela ; ils nous inspirent, génèrent des idées et c’est agréable d’être entouré de grandeur. Nous accordons une grande importance à la culture d’entreprise et à l’environnement de travail, afin que l’équipe se sente bien.
Nous recherchons d’abord la compatibilité culturelle avant les compétences techniques. Cette approche se reflète dans la perception publique de la marque. Et, avouons‑le, j’adore les souvenirs !
Q : De grands détaillants reviennent aux looks vintage des années 80 et début 90. Le « rétro » peut‑il un jour passer de mode ?
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Je ne pense pas que le rétro disparaisse ; c’est un style à part entière. La concurrence augmente, donc nous devons continuellement nous réinventer et nous adapter aux tendances tout en préservant notre identité. C’est la différence entre une bonne entreprise et une grande entreprise. Anticiper les défis et s’y préparer est essentiel.
Q : Pourquoi Kansas City a‑t‑elle tant d’attirance pour les tee‑shirts à thème ou à l’effigie de la ville ? Y a‑t‑il une bulle du tee‑shirt à KC ?
Je crois que cela reflète l’orgueil du Midwest. Nous sommes fiers de notre héritage et cela se traduit par un engouement pour les tee‑shirts locaux. Il n’y a pas vraiment de bulle ; la diversité des créateurs enrichit la ville. Tant que les produits restent originaux, la concurrence est saine et bénéfique.
Q : Quel est votre tee‑shirt CH préféré ?
Mes favoris sont les modèles retirés, notamment le premier design « Starting Lineup », un hommage aux figurines sportives des années 90. Il me renvoie à mon enfance, à une période de joie pure.
Q : Avez‑vous des tee‑shirts CH en surplus à donner ? (Je me porte volontaire.)
Haha, on aurait bien besoin d’aide pour les plier… peut‑être que vous viendrez travailler pour ça !




