Visitez le Grand Canyon : panoramas époustouflants, séjournez pour l'architecture
Trois jours au Grand Canyon, c’est comme un voyage aller‑retour vers la lune. Voici tout ce qu’il faut découvrir (ou redécouvrir) dans le site le plus célèbre des États‑Unis.
PARC NATIONAL DU GRAND CANYON, Arizona – Comment se rendre au Grand Canyon ? La question paraît presque absurde, tant il ne s’agit pas d’une destination secrète. Pourtant, avant ma visite récente, je n’avais jamais réfléchi aux aspects logistiques de ce joyau naturel de 270 miles.
2019 marquait le centenaire officiel du parc national, ce qui en faisait le moment idéal pour inciter ceux qui négligent le tourisme domestique. Un voyageur australien rencontré il y a vingt ans en Turquie m’avait fait la leçon : il ne quitterait jamais son pays avant d’avoir vu l’Âge des pierres et d’autres monuments. Pendant ce temps, moi, Américaine, je n’avais jamais vu le Grand Canyon. Il était temps de quitter Los Angeles.
Jour 1 : prendre le train jusqu’au canyon
Quel itinéraire choisir ? Rim Sud ou Rim Nord ? Rafting ou camping ? Aucun, je suis une citadine. J’ai donc opté pour le Grand Canyon Railway, qui combine histoire ferroviaire, architecture et le cœur du site, en me concentrant sur le village du Rim Sud.
J’ai préféré partir de Phoenix (meilleures liaisons aériennes) et conduire jusqu’à Williams, en passant par le parc d’État Red Rock et Sedona pour ajouter un peu d’aventure.
Le train part de Williams (moins de 4 000 habitants), une ville empreinte de l’ambiance Route 66 et du légendaire Sultana Bar, un des meilleurs dive bars que j’ai pu fréquenter. Si vous avez vu le film Cars de Pixar, vous reconnaîtrez l’atmosphère.
Jour 2 : découverte du Grand Canyon Village
Le Grand Canyon Railway a repris son service en 1989 après une période d’inactivité. Aujourd’hui, il assure un aller‑retour quotidien de 65 miles entre Phoenix et le Rim Sud, en deux heures quinze minutes, avec plusieurs classes.
Loger à l’hôtel du Grand Canyon Railway est très pratique : les bagages sont transférés aux hôtels du Rim Sud gérés par Xanterra, le concessionnaire officiel du Service des parcs nationaux. (Les amateurs de camping‑car et leurs animaux sont également accueillis.)
Le train vous dépose à la gare classée au registre national, à quelques pas du village. Cette approche « rétro » permet de se replonger dans l’époque où la ligne Atchison, Topeka and Santa Fe a façonné le Far West.
L’architecte pionnière Mary Colter a conçu les bâtiments emblématiques du village pour le magnat de l’hôtellerie Fred Harvey. Parmi ses œuvres majeures : l’hôtel El Tovar, conçu avec Charles Whittlesey, mêlant l’élégance des stations de montagne européennes à l’ambition américaine.
El Tovar a accueilli de nombreuses célébrités, dont d’anciens présidents, Paul McCartney et Oprah. Pour un séjour plus rustique, les cabines du Bright Angel Lodge offrent un confort surprenant à moins de 100 $ la nuit, avec du bois d’origine, des couvertures en laine et une atmosphère chaleureuse. À proximité, le Lookout Studio de Colter, perché à flanc de falaise, défie la gravité.
En face d’El Tovar, le Hopi House, bâtiment de style amérindien, conserve une riche histoire culturelle et architecturale. Les voyageurs qui réservent tôt peuvent séjourner au Phantom Ranch, au fond du canyon, accessible en mule. D’autres hébergements du Rim Sud, comme les lodges Thunderbird et Kachina, offrent un style moderne au cœur d’un décor exceptionnel.
Les restaurants historiques d’El Tovar et du Harvey House Café au Bright Angel Lodge, avec leur porcelaine personnalisée, ainsi que le nouvel Arizona Steakhouse, offrent une expérience culinaire après les randonnées, les balades à dos de mule ou les tours en bus.
Pour les plus aventuriers, des excursions de rafting ou de randonnée de plusieurs semaines sont proposées. Personnellement, j’ai préféré flâner dans le village, déguster un chocolat chaud à l’El Tovar, puis emprunter le sentier Bright Angel pour une courte randonnée en solo, ponctuée d’un tour en bus au coucher du soleil.
Jour 3 : conclusion
Après un petit‑déjeuner copieux et une dernière immersion dans le canyon, j’ai repris la route vers Williams. Je n’ai passé qu’une nuit au fond du canyon ; si je refaisais le voyage, je choisirais deux nuits dans une grande cabine du Bright Angel Lodge.
En bref, le Grand Canyon vaut le détour pour ses panoramas à couper le souffle et son énergie spirituelle – et pour son architecture remarquable.
Continuez à explorer la nature dans toute sa splendeur
12 destinations américaines qui élargiront votre esprit
Dans le désert d’Arizona, une quête de vision de 100 minutes pour l’âme
Joshua Tree, pure magie du désert




