Récapitulatif de février 2016 : vie, voyages et projets
Février 2016 a été un mois de hauts remarquables et de défis inattendus lors de mon périple en Colombie. Entre trek épique dans la jungle, immersion totale en Amazonie, le pays a montré toute la richesse de ses paysages – même si une hospitalisation a retardé ce compte‑rendu.
Où je suis allé
J’ai commencé le mois à Santa Marta, point de départ d’un trek de 4 jours vers la Ciudad Perdida, la fameuse Ville perdue. Après l’aventure, j’ai pris l’avion pour Bogotá où j’ai retrouvé un compagnon de voyage rencontré à Santa Marta, puis mon ami Rease, avec qui j’avais parcouru l’Islande l’an dernier. Nous avons exploré Villa de Leyva, charmante ville coloniale nichée dans les montagnes. De retour à Bogotá, je suis resté plus longtemps que prévu, séduit par l’ambiance de la capitale. Sur un coup de tête, je me suis détourné vers l’Amazonas, attiré par le chant de l’Ayahuasca, bien au‑delà de mon itinéraire initial.
Ce que j’ai fait
Au lieu d’un voyage en solo, j’ai partagé la plupart du mois avec de nouveaux amis : un groupe pour le trek de la Sierra Nevada (reconnecté à Bogotá) et Rease pendant plusieurs jours. Aujourd’hui, j’aspire à un moment de réflexion en solitaire.
J’ai volontairement et involontairement passé de longues périodes hors ligne. Le detox numérique prévu pendant le trek de 4 jours était revigorant, tout comme celui imprévu à Puerto Nariño, en pleine Amazonie, où le réseau 3G était inexistant. Une bonne préparation facilite la transition (mes amis ont été inquiets de ma disparition soudaine), mais ces pauses ont renforcé mon désir de me déconnecter plus souvent.
Le voyage s’est déroulé sans accroc : le trek a été le point fort, Santa Marta a offert un temps productif, et Bogotá a dépassé les appréhensions nourries par les récits alarmistes. J’ai profité du brunch du dimanche au Hilton Bogotá, parcouru Chapinero, dansé à El Theatron – le plus grand club gay d’Amérique du Sud, où les boissons sont gratuites jusqu’à 2 h du matin pour 13,50 $ –, visité le musée Botero, gravi le Monserrate pour une vue panoramique, suivi des tours d’art urbain et de la ville, échappé à Villa de Leyva, et enfin exploré l’Amazonie (malgré une maladie). La Colombie a offert un mois exceptionnel.
Moments forts
Ciudad Perdida – la Ville perdue de Colombie
Ce trek exigeant de 4 jours (achevé en moins de temps que les 5 jours habituels) reste l’un des sommets de mes voyages mondiaux. Gravir 1 200 marches jusqu’aux ruines anciennes, au cœur d’une jungle luxuriante et de montagnes à couper le souffle, a été une récompense profonde, me poussant bien au‑delà de ma zone de confort.
Natation dans le fleuve Amazone
Observer les dauphins roses du fleuve a rendu ce moment inoubliable. La vie dans cette région sans routes, immergée dans la forêt tropicale, offre un rythme d’une sérénité rare, confirmant la pertinence de mon détour instinctif.
Rencontres humaines
Les liens tissés ce mois‑ci ont surpassé ceux de mon voyage en Asie. Les voyageurs sud‑américains montrent souvent plus de maturité, d’immersion culturelle et de profondeur que les foules festives d’Asie du Sud‑Est, ce qui a favorisé des conversations stimulantes et enrichissantes.
Réunion d’affaires de 2 heures en espagnol
Un jalon dont je suis fier. Mon espagnol s’est rapidement réactivé en Colombie, me permettant de mener une discussion professionnelle fluide dans ma troisième langue, grâce à une immersion antérieure.
Points faibles
Hospitalisation
Après le dîner, j’ai été frappé d’un malaise brutal : frissons, fièvre, douleurs, faiblesse. Sous la chaleur amazonienne, j’ai passé une nuit à transpirer et à souffrir. Pensant à la Zika, au paludisme ou à la dengue, je me suis rendu en bateau sur 80 km jusqu’à l’hôpital de Leticia. Les tests sont revenus négatifs ; il s’agissait d’une grippe sévère dans un établissement médiocre.
Problèmes de connexion Wi‑Fi
Une connectivité médiocre a freiné mon travail à distance, rappelant les difficultés rencontrées aux Philippines, en Thaïlande et en Europe. Les mêmes frustrations partagées avec Rease à Bogotá et à Villa de Leyva ont amplifié les retards ; le réseau en Amazonie était quasi inexistant.
Équilibre blog‑travail
Les priorités freelance et les imprévus ont mis le blog en retrait. Les projets rémunérés passent en priorité, mais la régularité reste importante ; je vise une amélioration en mars.
Événements notables
Ces faits brouillent les frontières entre le positif et le négatif, mais méritent d’être mentionnés.
Cérémonie d’Ayahuasca
L’Ayahuasca, décoction amazonienne utilisée à des fins chamaniques pour la guérison et les visions, confronte aux peurs profondes. Attiré inexplicablement vers Leticia, j’ai participé à un rituel. Aucun visionnage marquant ni catharsis n’est survenu – seulement des nausées dues à un breuvage puissant – les détails seront développés dans un article dédié.
Ma première coupe de cheveux en plus de deux ans
Après un traumatisme vécu à New‑York en 2014, j’ai enfin pris le risque d’un coupe à 13,50 $ (produits premium) dans un salon haut de gamme de Bogotá. Le résultat ? Une amélioration visible, même si le coiffage le rend encore meilleur.
Ce qui m’attend
Une fois rétabli, je poursuivrai mon périple à travers la Zona Cafetera, les petites villes et Medellín – avec l’envie de faire le circuit Pablo Escobar, suite à l’engouement créé par la série « Narcos ». Des retrouvailles sont également prévues. Une opportunité imprévue pourrait me ramener très tôt vers un lieu familier (tenue optionnelle – devinez où ?). Plus de détails dans la mise à jour de mars.




