6 faits sur l’avion qui vous aideront à rester calme lors de votre prochain vol
Les probabilités sont en votre faveur
Bien que les accidents d’avion existent, ils restent extrêmement rares. Pour mettre les choses en perspective, vous avez 95 fois plus de chances de mourir d’un empoisonnement accidentel (une probabilité d’un sur 103) que d’un « incident de transport aérien ou spatial » (une sur 9 737), selon le National Safety Council. Un statisticien de la Sloan School du MIT a reformulé ce chiffre en termes simples (en utilisant d’autres données que le NSC) : « Si vous preniez un vol chaque jour, il vous faudrait en moyenne 55 000 ans de vols quotidiens avant d’être impliqué dans un crash mortel », explique Arnold Barnett à ABC News. Vous voulez en savoir plus ? Ce sont les informations que votre pilote ne vous dira pas.
Les chances de survivre à un crash d’avion sont élevées
Même si votre avion venait à s’écraser, vos chances de survivre restent élevées. En fait, le National Transportation Safety Board indique que les probabilités de survie dépassent 95 %. Le European Transport Safety Council estime que, dans 90 % des accidents d’avion à l’échelle mondiale, tous les passagers ont survécu.
Y a-t-il un médecin à bord ?
Probablement, oui. Si votre appréhension vient de la crainte d’une urgence médicale catastrophique sans professionnel de santé à proximité, rassurez‑vous, cela reste très rare. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine signale qu’une urgence médicale est déclarée en moyenne tous les 609 vols. Les passagers médecins ont apporté une assistance médicale dans 48,1 % des urgences à bord, et une dérivation de l’avion a été nécessaire dans 7,3 % des cas. Sur les 10 914 patients suivis, 25,8 % ont été transportés à l’hôpital, 8,6 % ont été admis, et seulement 0,3 % sont décédés. Ce sont les gestes à éviter dans un avion.
Les consignes de sécurité sont efficaces
Ce petit tutoriel de sécurité de trois minutes au début de chaque vol – comment se protéger en cas de crash et utiliser le masque à oxygène – n’est pas anodin. Suivre ces consignes peut sauver votre vie. Dans une expérience réalisée par Discovery TV, des mannequins ont été placés à bord d’un Boeing 727 qui a été écrasé dans le désert de Sonora (les pilotes ont quitté l’appareil en premier). L’analyse a montré que se mettre en position de protection – la tête entre les genoux et les mains sur la tête – augmente considérablement les chances de survie d’un passager. Voilà tout ce que votre agent de bord ne vous dira pas.
La turbulence ne détruit pas votre avion
Patrick Smith, de askthepilot.com, le résume parfaitement : « Il n’y a pas de rappel plus frappant de la précarité du vol qu’une bonne secousse à 37 000 pieds. On imagine facilement l’avion comme une barque sans défense dans une mer agitée. » Mais si la turbulence est angoissante pour certains passagers, pour les pilotes ce n’est qu’un désagrément. Bien que l’on ait parfois l’impression que l’avion a perdu des centaines de pieds en un instant, il ne bouge généralement que de quelques mètres. Que faire en cas de turbulence ? Attachez votre ceinture ! La plupart des blessures liées à la turbulence surviennent lorsque les agents de bord et les passagers sont projetés dans la cabine. Ce sont des erreurs que vous commettez et que le personnel de bord éviterait.
L’avion dispose de systèmes de secours
96 % des jetliners livrés aujourd’hui par Boeing sont des bimoteurs, c’est‑à‑dire qu’ils disposent de deux moteurs. Ces appareils peuvent voler avec un seul moteur pendant de longues périodes, et leurs itinéraires sont conçus pour rester à une distance sûre d’un aéroport en tout temps, en cas de panne. La probabilité qu’un avion perde les deux moteurs simultanément est inférieure à un incident toutes les un milliard d’heures de vol.




