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Je suis la jeune fille audacieuse qui s'envole sur le trapèze

La vallée du Hudson, près de New York, offre un charme paisible et une vie à la campagne. Jusqu'au jour où l'on grimpe sur un trapèze et que l'on apprend à voler au centre de bien‑être Omega Institute.

RHINEBECK, New York – J’adore la Hudson Valley. Dans mon rêve, je troquerais mon appartement new‑yorkais contre une petite ferme à Tivoli. Mais même dans ce cadre idyllique, une fille ne peut se contenter de "randonnée, repas, répétition" indéfiniment. C’est pourquoi, le week‑end du 4 juillet, mon copain et moi avons décidé de suivre un cours de trapèze à Omega Institute à Rhinebeck.

J’ai toujours voulu essayer le trapèze (merci à un épisode de Sex and the City pour l’inspiration), mais je n’avais jamais trouvé le temps. En parcourant le site d’Omega, j’ai découvert leurs séances de trapèze, placées juste à côté du menu massage et soins du visage. Mon copain était d’accord, et l’employé d’Omega nous a indiqué qu’il ne restait que deux places. Le tout semblait presque prédestiné.

Le lendemain, une averse torrentielle nous a obligés à rester au lit, persuadés que le cours serait annulé. Mais en appelant, on nous a simplement conseillé de venir quand même : "Les orages d’été passent", ont-ils répondu.

Ce même après‑midi, nous avons rejoint le magnifique campus boisé d’Omega. Le soleil a percé à travers les nuages, et le cours a pu commencer.

Après une courte traversée du champ jusqu’à la structure du trapèze, nous avons signé les décharges de responsabilité et nous sommes assis avec trois instructeurs très imposants. Comme des enfants de onze ans au premier jour de colonie de vacances, nous nous sommes présentés les uns aux autres, formant un groupe hétéroclite d’âges et de niveaux de forme physique variés. Je suis assez sportive (yoga et cardio‑danse plusieurs fois par semaine), mais j’appréhende ma force du haut du corps. En voyant une femme d’au moins trente ans de plus que moi se préparer, j’ai compris que je n’avais aucune excuse pour reculer.

Le cours débute par un rapide accroche‑au‑barre bas afin de sentir les différentes positions. Après un bref rappel de sécurité, nous montons (et c’est très haut) l’échelle menant à la plateforme du trapèze. "Règle n°1 du trapèze : personne ne redescend l’échelle", nous avertit l’instructeur. En d’autres termes, une fois en haut, la seule sortie est de voler.

Je suis la jeune fille audacieuse qui s envole sur le trapèze

Voici à quoi ressemble le vol.

Pour être clair : un instructeur se tient sur la plateforme pour vous guider, un autre travaille la corde attachée à votre harnais en donnant les consignes depuis le sol, et un grand filet vous attend en cas de chute. La sécurité est donc la priorité absolue.

J’ai poussé mon copain à aller le premier. En le voyant s’élever doucement et balancer avec grâce, mon tour est arrivé. J’ai grimpé les jambes tremblantes, me suis penchée au bord de la plateforme pour attraper la barre, et au signal "Hup!" je me suis lancée, poussant un cri en plein vol.

"Je peux recommencer ?" ai‑je demandé, tandis que mes camarades m’encourageaient depuis le filet.

Durant les trois heures de cours, chaque participant a eu quatre ou cinq passages. À chaque tour, on ajoute de nouveaux mouvements, comme se suspendre à l’envers ou pousser les jambes pour atterrir en back‑flip. Tout cela prépare au grand final : la prise.

Alors que le soleil se couchait, teintant le ciel d’un rose‑violet rappelant les nuages d’un jour d’orage d’été, le moment tant attendu arrivait. J’observais chaque élève réussir sa prise, puis une vague d’anxiété de performance m’a envahie. Et si j’étais la première à échouer ?

Je suis montée sur la plateforme, les ampoules déjà visibles sur mes doigts craquelés de magnésie, les jambes douloureuses, mais l’adrénaline me poussait. Je me suis balancée sur la barre, exécutant chaque geste au fur et à mesure que l’instructeur les annonçait : "Pas de réflexion, suivez‑moi", me dit‑il. "Genoux hauts !" "Bras ouverts, archez le dos !"

Je relève la tête, l’instructeur arrive en balançant vers moi. "Je t’ai !" crie‑t‑il en saisissant mes poignets. Je laisse mes jambes se détacher de la barre, volent dans les bras de l’instructeur, puis nous descendons doucement jusqu’au filet.

L’auteur.

Le copain.

Le grand final.

Jusqu’à ce moment, je ne comprenais pas vraiment pourquoi Omega proposait du trapèze. C’est certes amusant (et parfait pour Instagram), mais je ne voyais pas le lien avec leur philosophie de santé et de bien‑être. Après quelques vols, tout s’est éclairé. Oui, c’est exaltant et énergisant, mais c’est surtout une leçon de confiance en soi et de lâcher‑prise. Le pic d’endorphines après le vol ressemble à un Xanax naturel. Nous y retournerons sans doute très bientôt.

OÙ NOUS TROUVER

Omega Institute
150 Lake Drive
Rhinebeck, NY 12572
+1‑845‑266‑4444
registration@eomega.org

Les cours de trapèze ne sont proposés que pendant les mois d’été. Consultez le site web d’Omega pour les dates de l’été 2016.


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