Lake Austin Spa Resort : la suite
AUSTIN, Texas – Il y a plusieurs années, j’ai évalué le Lake Austin Spa Resort pour Fathom. Tout était tellement incroyable que j’ai transformé mon récit en scénario. (Considérez cela comme une responsabilité professionnelle : je travaille dans le secteur.) Si ma première visite était L’Original, considérons cette expérience récente, cinq ans plus tard, comme La Suite.
Acte 1 : Le voyage reprend…
Tout bon sequel commence par une scène d’ouverture mémorable, rappelant le premier film avec une touche de nouveauté. Au Lake Austin Spa Resort, l’arrivée se fait en bateau. Au lieu de prendre un taxi (si banal !) ou de louer une voiture (tant de tracas !), les clients sont embarqués depuis deux points près du centre‑ville d’Austin : Walsh Landing près du barrage Tom Miller ou la rampe du pont Loop 360 près de Westlake. Je monte à bord depuis le pont, le point le plus proche de chez moi, et je me laisse porter par le capitaine Jimmy qui nous conduit parmi les somptueuses demeures au bord du lac pendant vingt minutes jusqu’au quai du spa. Cue la bande‑son « relaxante mais excitante ».
Comme dans le premier opus, le personnel chaleureux, les chambres élégantes dotées des produits de bain renommés du spa, et la cuisine exceptionnelle sont toujours au rendez‑vous.
Mais une suite doit aussi introduire de nouveaux personnages et aventures. Et là, aucune déception. L’été 2017 a vu le lancement de la série W.O.W.W. (Wellness on Water Workout), basée sur la science qui affirme que l’eau, sous toutes ses formes, améliore le bien‑être. (Qui suis‑je pour contester la science ?)
Le programme propose plus de 30 nouvelles activités lacustres : K.I.P.S. (Kayak Interval Paddle Sets), Stand Up Fit, et Stand Up Flow/Stand‑up Paddle‑Board Yoga. Dans la piscine à longueur olympique, on trouve Aqua Fluid Motion, Aqua et Blue Yoga.
Je débute le programme W.O.W.W. avec le « Floating Fitness », un cours qui utilise le BOGA Fitmat, un hybride entre tapis de yoga et paddle‑board. Oui, il faut de l’équilibre ; oui, je suis tombé une fois… deux fois. Mais c’est une façon ludique de gagner en souplesse et de renforcer le tronc.
Une autre activité phare est le Hydrobike H.I.T.S., une séance de spinning sur l’eau. On profite de l’intensité des intervalles tout en se laissant porter par le lac. Peloton, prends‑garde !
Après quelques heures d’effort, je me retire dans le loft pour une séance de Relaxation progressive/Méditation de 45 minutes, guidée pour atteindre une profonde détente. Je me suis endormi, preuve que cela fonctionne. Réveillé, je suis prêt à savourer mon moment préféré de la journée : le dîner.
Le chef exécutif du premier volet, Stéphane Beaucamp, était déjà une figure mémorable. Son menu à l’influence française, loin des clichés « spa », était un vrai régal. Dans La Suite, il revient en force avec son plat phare : pâtes au poulet pesto, étonnamment à 405 calories – un mystère que le cinéma garde précieusement. Le plat s’accompagne désormais d’une carte des vins, une vraie plus‑valeur. Verdict : cinq étoiles ! Un Oscar du goût.
Acte 2 : Un nouveau jour
Le petit‑déjeuner – toast à l’avocat, œuf poché – suivi d’une randonnée dans les collines entourant le lac, lance la journée. Après moins de 24 heures, je suis de nouveau détendu. De retour au spa, plus de vingt nouveaux soins ont rejoint la scène. Deux massages se démarquent.
Le « Weekend Warrior Massage » de 80 minutes mêle mobilité et étirements assistés à un massage complet du corps, idéal pour les sportifs ou ceux qui souhaitent préparer le prochain « sequel » à la « Guardians of the Galaxy 2 ».
Le « Gifts and Grace Massage » adopte une approche holistique, combinant travail énergétique et corporel. Conçu pour les insomniaques, les personnes sous stress intense et les esprits hyperactifs, c’est le film indie des soins : réfléchi, délibéré et apaisant, à l’image du « Second Most Exotic Marigold Hotel ».
L’après‑midi se déroule au bord du lac avec du Texas Hotflow/Yoga en plein air, suivi d’une croisière au coucher du soleil. Le soin « Laser anti‑âge et soin antioxydant » m’intriguait ; la crainte des lasers était présente, mais le traitement utilise un laser fractionné non ablatif qui facilite la pénétration des crèmes antioxydantes. J’ai donc mis de côté ma peur et me suis laissé tenter.
Acte 3 : Le dénouement
Mon dernier exercice en plein air, le « Walk on Water/Pedal & Paddle », consiste en une randonnée aquatique le long des rives du parc naturel, à bord d’un kayak, d’un hydro‑bike ou d’une planche à pédaler. J’ai opté pour la planche à pédaler, qui ressemble à un step‑machine sur l’eau, car on m’avait dit que cela ménage les muscles et les tendons – et parce que c’est stylé.
Dans le taxi qui me ramène en ville, je jette un œil à mon reflet dans le rétroviseur : visage détendu, peau éclatante. Les lasers n’ont pas menti.
Je me projette déjà à l’automne : randonnées matinales, bains à remous, lecture près de la cheminée du salon, peut‑être un massage « Lavender Dreams ». En vérité, la seule chose meilleure qu’une suite, c’est une trilogie.




