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Un an au Portugal : elle crée un magazine des meilleures découvertes

Un an au Portugal : elle crée un magazine des meilleures découvertes

Vous vous demandez comment les voyageurs à plein temps vivent sur la route ? Emma Higgins, nomade numérique et créatrice du site Gotta Keep Movin’, de podcasts et de journaux, partage son expérience et dévoile son dernier projet : Un an au Portugal.

Britannique de naissance, Emma a transformé son rêve de voyager en réalité : passer 365 jours dans un pays choisi, réaliser un journal au format magazine pour capter l’esprit des habitants et du lieu, puis repartir vers une nouvelle destination.

Pourquoi ? Parce qu’elle veut voir un pays « à travers les yeux de ceux qui y vivent ». Chaque journal plonge dans l’histoire et le contexte local afin que les lecteurs comprennent le pourquoi et pas seulement le quoi qui se passe dans les communautés du monde.


Un an au Portugal : elle crée un magazine des meilleures découvertes

Comment elle s'organise

Emma a attrapé le virus de l'écriture de voyage lors d’un séjour en Inde en 2010. « J’avais 20 ans, l’Inde m’a ouvert les yeux sur le monde ». Depuis, elle saisit chaque opportunité pour écrire sur ses périples.

« Je n’avais pas beaucoup d’argent, mais j’ai survécu en faisant du volontariat dans des vignobles, des projets de durabilité et même dans un refuge pour chiens au Pérou. » Elle utilisait Helpx, une plateforme d’échanges de travail contre hébergement.

Après des passages en Espagne, en Amérique du Sud, à Toronto et en Thaïlande, elle est retournée au Royaume‑Uni pour lancer le premier journal A Year In…. Cinq jours après la publication d’A Year in the UK & Ireland, elle s’est installée au Portugal, sans parler la langue, mais prête à l’apprendre.

Plus récemment, elle voyage sans frais d’hébergement grâce au house‑sitting via TrustedHousesitters : elle vit gratuitement en échange de soins aux maisons, plantes et animaux.


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Les coulisses du journal

Avec des photos en pleine page, A Year in Portugal allie esthétique haut de gamme et honnêteté désarmante. Le livre explore des communautés rurales, le parc national, les villes anciennes, les côtes rêvées, les vignobles prolifiques, les îles lointaines et la faune marine.

Le processus : recherche de terrain d’abord, en discutant avec les habitants pendant ses missions de house‑sitting. « Ma recherche est organique », explique‑elle. Les cafés, les sites touristiques et le personnel des hôtels sont de précieuses sources d’histoires. Ensuite, elle écrit intensément (environ 80 % du temps devant son ordinateur) tout en faisant appel à d’autres contributeurs. Le design complet, de la couverture aux pages intérieures, est signé par le graphiste écossais Ryan Strachan.


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Premières impressions du Portugal

Emma raconte le choc culturel face aux conducteurs libres‑pensés : « Les règles de la route sont plus une suggestion. J’adore qu’on puisse se garer n’importe où ». Elle recommande aussi de se régaler sans modération : « La cuisine est incroyablement savoureuse, héritage des influences africaines et mauresques. »

« Évora figure en tête de ma liste ». Ce site classé UNESCO, à l’est de Lisbonne, allie histoire profonde et énergie universitaire, idéale pour la randonnée.

À éviter : les régions intérieures, moins dynamiques pour les jeunes voyageurs, où se concentrent surtout les expatriés britanniques et les retraités. Elle conseille de privilégier les nombreuses villes côtières.


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Leçons de voyage

« Le Portugal, c’est avant tout écouter les habitants et replacer leurs histoires dans leur contexte », explique Emma. Son article sur Porto montre comment les maisons délabrées, souvent prises en photo pour Instagram, deviennent des projets communautaires grâce à des associations locales.

Conseil aux voyageurs : « Réfléchissez aux impacts de votre visite. Contribuez positivement et appréciez la vie quotidienne des résidents, pas seulement votre séjour ».

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