Pâques tribale : Semana Santa des Rarámuri
Une immersion photographique
Le photographe Dominic a capturé les célébrations de Pâques des Rarámuri, peuple de la Sierra Tarahumara au Mexique, pour Lonely Planet. Son reportage Lonely Planet : Roads Less Travelled est projeté à l’international sur National Geographic. Retrouvez ci‑dessous quelques‑unes de ses images les plus marquantes.

Qui sont les Rarámuri ?
Souvent appelés « Tarahumara » par les étrangers, les Rarámuri, qui signifient « ceux qui courent vite » dans leur langue, habitent les montagnes escarpées de la Sierra Tarahumara. Sur la photo suivante, un homme file entre les maisons alors que les festivités du Vendredi saint débutent.

Le Vendredi saint à Potrero
À midi, les familles vêtues de couleurs vives descendent les pentes abruptes de leurs fermes isolées pour rejoindre Potrero, où se déroulent les rites de la Semana Santa (Semaine sainte).

Le jeu de la Passion
Le spectacle de Potrero oppose les chamucos (diables) aux Morocos (soldats romains). Un batteur chamuco, installé le long de la route menant à Batopilas, fait résonner ses tambours contre les parois du canyon, annonçant les cérémonies et chassant les mauvais esprits.

Vente d’artisanat traditionnel
La femme du guide Patricinio, accompagnée de ses enfants, s’abrite à l’ombre de l’église de Potrero pour vendre des ceintures tissées à la main, appelées purica, tant aux chamucos qu’aux Morocos.

Le maïs, le tesgüino et les rituels
Le maïs revêt une dimension sacrée pour les Rarámuri : il constitue la base de leur alimentation et sert à préparer le tesgüino, une bière de maïs qui alimente les réjouissances de la Semana Santa. Une jeune fille examine le panier de maïs tandis qu’un parent avec son bébé discute à proximité, sous un cactus à tige d’orgue.

Division en chamucos et Morocos
Pendant deux jours, la communauté de Potrero se scinde entre chamucos (incarnant la malice) et Morocos (symbolisant la droiture). Au crépuscule, les muchachos se préparent au bord de la rivière, se couvrant de boue blanche pour se transformer en chamucos.

Chants et musiques
Les chants pascaux rarámuri, portés par tambours, violon et secoueurs de pieds, rappellent des rythmes celtiques grâce à leur cadence répétitive et joyeuse.

Le rituel du vendredi soir
Avant d’appliquer la peinture, le chef des chamucos lance une danse caractéristique avec le secoueur de pieds, qui se prolonge jusqu’au samedi saint.

Rencontre chaleureuse
Un chamuco rarámuri accueillant a invité le visiteur à la rivière, l’a peint et lui a offert du tesgüino provenant d’une jarre commune. Son espagnol légèrement éméché s’est perdu dans la nuit, mais sa convivialité a facilement franchi les barrières culturelles.




