Trek Huayhuash : un paradis en altitude
Plus exigeant que le célèbre Sentier Inca du Pérou et moins fréquenté que la Cordillère Blanca voisine, le trek de la Cordillère Huayhuash séduit les aventuriers par ses paysages dignes d’une carte postale. Des altitudes extrêmes aux panoramas à couper le souffle – parfois littéralement – le circuit complet de Huayhuash figure parmi les randonnées les plus physiques et émotionnelles du pays, tout en restant l’une des plus gratifiantes.
Qu’il s’agisse du circuit complet de 130 km (81 miles) ou d’un tronçon plus court, l’expérience vous laissera exalté. Comme le savent les randonneurs chevronnés, la réussite se construit pas à pas. Voici les conseils essentiels pour préparer votre voyage :
Nature triomphante
L’un des plus grands treks alpins au monde, le Huayhuash péruvien offre des lacs turquoise, des sources thermales et des pics déchiquetés couronnés de neige. Les guides locaux mettent en avant le Yerupajá, deuxième plus haut sommet du Pérou à 6 635 m, ainsi que la crête du Cerro Huacrish pour des vues panoramiques du circuit. À l’instar des condors en vol, vous survolerez des prairies alpines, de vastes pâturages et des troupeaux de moutons et d’alpagas.
Point de départ
Adaptez votre itinéraire à votre condition physique et à votre emploi du temps, la plupart des randonneurs partant du village de Llámac. Le « mini Huayhuash » de quatre jours propose des randonnées modérées avec des vues spectaculaires sur le côté ouest. Pour vivre l’expérience complète, prévoyez 10 à 12 jours de marche (5 à 8 h par jour). Les récents travaux de voirie permettent de commencer au campement de Quartelhuain, bien que cela raccourcisse légèrement le tracé traditionnel.
Éléments de navigation
Le terrain accidenté du Huayhuash ne comporte aucun balisage, même les experts font appel à des guides locaux ou à des agences basées à Huaraz, Llámac ou Pocpa. Les guides partagent des connaissances culturelles, des noms quechuas des sommets à la flore et la faune d’altitude. Au minimum, engagez un arriero (conducteur de mules) avec des animaux de bât pour alléger votre charge.
Montées élevées, températures basses
Les sommets enneigés contrastent avec les plaines arides, attirant les visiteurs récurrents. La meilleure saison s’étend de mai à septembre : frais et sec, malgré d’éventuelles chutes de neige importantes en milieu d’année. Habillez‑vous en couches, munissez‑vous d’un sac de couchage et d’une tente de qualité pour des nuits pouvant descendre à –10 °C. Réchauffez‑vous aux sources chaudes de Rio Pumarini, près du campement de Viconga, à mi‑parcours. Le mal aigu des montagnes touche fréquemment au‑dessus de 4 000 m (les sommets culminent près de 5 000 m) ; marchez à votre rythme, hydratez‑vous et acclimatez‑vous.
Laisser aucune trace
Réserve gérée par la communauté (et non parc national), le Huayhuash dépend des habitants pour l’entretien des sites de bivouac, malgré les problèmes de déchets. Utilisez une tente « cook » sans plancher pour résister au vent. Payez les modestes frais de camping et échangez avec les locaux pour enrichir votre expérience culturelle. Vous croiserez des bergers avant de vous réapprovisionner à Huayllapa. À la fin du trek, pensez à offrir du matériel ou de la nourriture aux guides ou aux résidents de Llámac.
Malgré des infrastructures basiques, c’est le moment idéal pour explorer le Huayhuash avec un guide local et s’immerger dans une nature préservée.
Comment s’y rendre
Depuis Lima, prenez un bus vers Huaraz (8 h avec Oltursa ou MovilTours) ou un vol avec LCPerú (moins d’une heure). Passez une journée d’acclimatation à Huaraz, puis le bus Turismo Nazario vers Llámac (5 h) pour débuter la randonnée.
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